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Les entrepreneurs vont à l'école

Vente, finance, marketing numérique, aspects juridiques, planification stratégique, gestion ou encore ressources humaines sont les formations qu’offre l’École des entrepreneurs du Québec en Outaouais (ÉEQO) pour l’année 2019-2020.

« Ça fait 35 ans que l’École des entrepreneurs du Québec existe à Montréal, indique la directrice de l’école, Ann Delarosbil. Notre mandat en Outaouais est d’outiller les entrepreneurs pour assurer leur pérennité et leur croissance. »

« Comme la plus récente étude de la Banque de développement du Canada (BDC) le confirme, plus les entrepreneurs investissent dans le développement de leurs compétences, plus ils ont du succès dans leurs affaires. Nous offrons par conséquent une évaluation des aptitudes, du projet et des compétences que doit développer l’entrepreneur pour amener son entreprise à une autre étape », poursuit Mme Delarosbil.

L’ÉEQO offrira deux types de parcours aux entrepreneurs de la région : un parcours croissance et un parcours express.

Dans le parcours croissance, quatre thématiques sont offertes, soit l’Exportation (pour les manufacturiers), Vers mon premier million, Croissance au féminin et Croissance ressources humaines.

« Le parcours croissance est notre produit fort, car il a fait ses preuves à Montréal, explique Mme Delarosbil. Quatre-vingt cinq pour cent des entreprises qui y participent atteignent leurs objectifs. C’est une formule hybride incluant un examen psychométrique, un diagnostic, des formations, du codéveloppement et de l’accompagnement sur une période d’environ six mois. »

Les entrepreneurs inscrits au parcours croissance par l’exportation pour les manufacturiers apprendront notamment à développer des compétences et à mettre en place un plan d’exportation pour percer de nouveaux marchés. Le tout à travers 10 sessions de formation, sept heures de marché ciblé et 20 heures d’accompagnement par Export Outaouais et Investissement et Développement (ID) Gatineau.

Dans le parcours croissance Vers mon premier million, les entrepreneurs seront notamment amenés à approfondir leur connaissance d’eux-mêmes. Le million n’est cependant pas garanti.

« Ce qu’on garantit c’est que les entrepreneurs auront une vision claire de leur entreprise, une planification stratégique et les compétences nécessaires pour atteindre des objectifs de croissance réalistes, étape par étape », précise Ann Delarosbil.

L’ÉEQO s’est assurée de ne pas oublier les femmes d’affaires dans sa programmation. Ainsi, le parcours Croissance au féminin, financé en partie par Développement Économique Canada, vise particulièrement à renforcer la place de la gent féminine en entrepreneuriat. Six sessions de formation, six heures d’accompagnement et de conseils adaptés à l’entreprise en plus d’un an de soutien par un(e) mentor(e) du Réseau M se trouvent au menu.

« Les femmes ont des enjeux spécifiques dans la croissance de leurs entreprises et nous souhaitons les outiller pour qu’elles réussissent leurs projets. Elles représentent une place de plus en plus importante dans le portrait entrepreneurial », indique la directrice de l’établissement.

La Roue de croissance

Quant au parcours express — d’une durée de trois à quatre mois — il propose une alternative au parcours de croissance, dans lequel trois thèmes s’offrent aux entrepreneurs : le Leadership, l’Équilibre et le E-Commerce (commerce électronique).

« C’est une façon plus rapide de travailler efficacement sur des compétences spécifiques. Contrairement au parcours croissance, le parcours express est plutôt une combinaison de formations sur une thématique précise, comme par exemple le leadership », souligne Mme Delarosbil.

D’ailleurs, fait intéressant, toutes les formations offertes sont faites par des entrepreneurs, pour les entrepreneurs, en plus d’être offertes en cohérence avec la Roue de la croissance — un modèle développé par l’École des entrepreneurs du Québec permettant de « distinguer les phases de croissance à travers lesquelles passent les entreprises ».

Les entrepreneurs intéressés peuvent s’inscrire à l’un des programmes offerts par l’ÉEQO à tout moment, indique Mme Delarosbil.

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Un combat pour la justice sociale

« Moi, je suis un produit communautaire, un produit du terroir. » C’est ainsi que se décrit Lyne Bouchard, qui oeuvre depuis plus de 30 ans au sein de la coopérative d’expertes conseils Convergence. Le 23 novembre prochain, elle sera parmi les finalistes pour l’obtention du prix Excelor, catégorie Femmes d’exception, lors du gala annuel de la Chambre de commerce de Gatineau.

Lorsqu’elle a appris qu’elle était parmi les finalistes, Lyne Bouchard s’est sentie « très déstabilisée ». Pourtant, après toute une vie de batailles contre les inégalités sociales, certains argueront qu’elle méritait bien cette distinction. « C’est une grosse reconnaissance de nos pairs. Ce sont des collaborateurs, à l’extérieur de l’organisation, qui me voient aller depuis des années qui m’ont mise en nomination. C’est tout un velours. »

Dans la jeune soixantaine, Mme Bouchard, ne prévoit pas prendre sa retraite de sitôt. En fait, elle ne prévoit pas en prendre une du tout. « Je suis très engagée dans mon milieu et je serai toujours engagée socialement », assure-t-elle. 

Avec Convergence, elle a notamment oeuvré pour la condition féminine en instaurant des services offerts aux femmes. Elle a également participé à la mise en place de plusieurs services en français en Ontario, entre autres en prenant part à des études de besoins pour la Loi sur les services en français de la province. Actuellement, son équipe et elle travaillent à la mise en place de politiques d’égalité dans les MRC de la région, autant pour l’égalité des genres que pour la diversité culturelle. « C’est extrêmement important d’inclure toutes les personnes dans notre société. »

Créer du travail pour les femmes

Fière de l’entreprise dans laquelle elle a grandi, elle ne manque pas de souligner que ce mois-ci, Convergence célèbre son 35e anniversaire de fondation. Mme Bouchard a contribué à l’approche collaborative de Convergence en soutenant différents organismes par le biais de l’engagement social et le bénévolat. 

Ce qui la rend le plus fière, c’est d’avoir participé collectivement au maintien d’une entreprise comme Convergence. J’ai participé à créer une institution qui est à l’écoute du milieu. On vient d’accueillir, au cours des deux dernières années, deux nouvelles personnes. On s’assure de la relève de l’entreprise et ce n’est pas évident. Nous sommes des travailleuses autonomes, alors il faut trouver des femmes qui sont prêtes à aider et à ne pas avoir un salaire aux deux semaines.  Créer du travail pour les femmes, c’est l’un de nos objectifs. »

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Dons et reconstruction pour Brigil

La tornade de septembre 2018 n’a pas épargné Brigil construction qui a dû mettre la main à ses marteaux pour rebâtir un 12 logis situé sur la rue Daniel-Johnson, dans le secteur Mont-Bleu de Gatineau.

« Gilles Desjardins a promis de reconstruire le 12 logis le plus rapidement possible et un an plus tard, c’était fait. On a été le premier constructeur à reconstruire un édifice multi-logements dans le secteur », laisse entendre le porte-parole de Brigil, Patrick Voyer.

L’édifice construit à l’origine dans les année 1970 a donc été remis complètement à neuf et dispose maintenant d’installation plus modernes.

« Les Desjardins ont été touchés par la détresse des locataires et c’est un coin assez névralgique dans le Mont-Bleu, étant donné que Daniel-Johnson est une rue principale. Donc, ils ont voulu agir rapidement », souligne le porte-parole.

Brigil a par ailleurs offert un don de 10 000 $ pour épauler la Croix-Rouge dans ses efforts pour venir en aide aux nombreux sinistrés à la suite des inondations. La compagnie avait aussi fait un don de 100 000 $ à la suite des épisodes de tornade et lancé un appel à tous ses partenaires et sous-traitants. Un radiothon au 104,7 FM avait permis d’amasser un total de 450 000 $ à cette fin.

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Gaëtane et la chocolaterie

« Parce que c’est bon ! » Assise dans l’arrière boutique de son petit commerce du Vieux-Aylmer, Gaëtane Osborne, propriétaire de Béatrice et Chocolats, balance cette réponse comme l’évidence même. En seulement quatre mots, elle vient de traduire la raison d’être de sa modeste entreprise. Depuis six ans, elle adore partager son amour du chocolat avec sa clientèle. « Une des raisons pour laquelle je suis toujours en affaires et heureuse de l’être est la proximité avec la clientèle et l’écoute des clients. »

Tenir commerce rue Principale à Aylmer est d’ailleurs synonyme de proximité. La boulangerie Aux 2 frères, le Saucissier William J. Walter, le Café Mulligan, la galerie d’art Espace 33, la boutique La Nomade, la crêperie Beurre salé, la maison de thé Sérénithé, le bistro L’autre Oeil, l’hôtel British, l’Auberge Symmes et les restaurants Antonyme, L’Aubergiste Bambou, Mexicana, Vitalia et La lanterne du Szchewan, souvent nichés dans des bâtiments centenaires, ont su créer avec quelques autres une expérience marchande unique à Gatineau. Le tout à quelques « encablures » de marche de la rivière des Outaouais, de la marina et du parc des Cèdres.

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LES VALEURS à la bonne place

Avant de s’associer et de fonder leur propre firme d’architecture il y a 5 ans, Karine Boivin, Marie-Ève Simard et Sophie Lamothe ont eu une discussion importante qui a déterminé et qui détermine encore leurs actions. « On a parlé de notre façon de voir le travail versus la famille, l’argent, etc. On s’est rendu compte qu’on avait des valeurs communes. Encore à ce jour, quand on a des défis, des questionnements, on se ramène à nos valeurs et c’est toujours là qu’on trouve nos réponses » explique Sophie.

S’ENTOURER DE LA MEILLEURE ÉQUIPE

La passion, la collaboration, la rigueur, l’ouverture, l’humanité, la souplesse et l’écologie. Ces valeurs sont partagées par l’équipe de 18 employés que côtoient les trois associées.

« L’humanité qu’on met dans le bureau se ressent au niveau de la clientèle. Notre écoute et notre empathie nous démarquent », affirment les associées. Il n’est pas rare que les trois architectes délèguent à l’un ou l’autre de leurs employés selon ses forces et ses intérêts. Un grand sentiment d’appartenance et de fierté en ressort. Karine abonde : « Nous avons l’expertise de l’aménagement, de l’enveloppe du bâtiment, mais on ne peut pas faire un bâtiment seul. On doit s’outiller avec la meilleure équipe.»

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Restaurateur et philanthrope

Depuis 2008, le Buffet des Continents ne ménage aucun effort pour venir en aide aux jeunes patients du Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario ( CHEO ). L’Association des professionnels en philanthropie d’Ottawa tenait à souligner ce travail, le 13 novembre, lors d’un gala tenu au Centre national des Arts. Le restaurant gatinois a alors reçu le prix de la Petite entreprise par excellence.

« Ça fait partie de notre philosophie, explique le copropriétaire du Buffet des Continents de Gatineau, Tony Priftakis. De l’Outaouais jusqu’à Québec, on a choisi les enfants pour redonner à la communauté. Chaque Buffet des Continents s’associe avec un hôpital pour enfants de sa région. » Chèques-cadeaux, séances de photos avec le père Noël, vente de cocos de Pâques, la direction multiplie les activités de financement.

«  On veut en faire plus, les employés veulent en faire plus », explique M. Priftakis. En 2010, la direction met donc en place un système de prélèvement sur la paie. Quatre-vingt-dix pour cent des employés participent à ce programme entièrement volontaire. Autant de générosité étonne même M. Priftakis. « On ne s’y attend pas, avoue-t-il. On donne le formulaire et même un petit plongeur, qui commence à travailler, qui a 15 ou 16 ans, va donner le maximum. » Le succès de ce programme convainc les huit autres restaurants du Buffet des Continents au Québec d’adopter cette idée née à Gatineau.

« Le but de tout ça, c’est d’acheter de l’équipement », poursuit M. Priftakis. La première année, les employés du Buffet des Continents ont permis au CHEO d’acheter des films et des lecteurs DVD aux enfants trop malades pour visiter les salles communes. « On amenait le lecteur DVD portable aux enfants sur leur lit. Les employés ont adoré ça. Après on a acheté trois lits d’hôpital. Chaque année, on se donne un projet. »

M. Priftakis attribue ce succès à deux facteurs. D’une part, certains employés sont d’anciens patients du CHEO. Ils mesurent tout l’impact de leurs gestes. D’autre part, la direction limite les contributions à quelques dollars par semaine. « Tout le monde a embarqué parce que c’était petit, c’était négligeable pour les gens. Mais ça bâtit la communauté. »

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Les Sénateurs : plus présents que jamais!

Les Sénateurs d’Ottawa sont plus près que jamais de la communauté francophone. L’offensive donne un solide coup de patin en trois volets.

1. Grâce aux activités de sa Fondation, les Sénateurs comptent s’impliquer davantage auprès des jeunes et des familles. Au programme : bourses d’études, patinoires communautaires et programme scolaire. « L’argent récolté par la Fondation est retourné à la communauté dans des projets de récréation, d’éducation et d’aide à la santé physique et mentale chez les jeunes », indique le vice-président de la Fondation des Sénateurs, Jonathan Bodden. « Jusqu’ici, pas moins de cinq patinoires communautaires ont été aménagées à Gatineau et les fonds ont aussi permis à plus de 1 000 enfants de participer à des camps d’été tant à Ottawa qu’à Gatineau. En éducation, nos bourses scolaires ont permis à des décrocheurs de retourner à l’école. Au Cégep, elles ont encouragé la persévérance. »

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COMMTECH informatique : L’informatique depuis 25 ans

L’entreprise COMMTECH cumule 25 années d’expérience et de développement. Surtout axés sur la vente de produits technologiques au début de ses activités, Dominic Martine et Pascale Brassard, copropriétaires, ont su développer une expertise de services au niveau des solutions infonuagiques, de la sécurité et des solutions d’impression dans les dix dernières années.

La mission de l’entreprise est claire, celle d’offrir des services-conseils et de l’accompagnement dans l’intégration et la gestion des projets TI à sa clientèle corporative. Afin de mieux soutenir le réseau d’entrepreneurs, COMMTECH offre maintenant des programmes de formation et d’accompagnement qui permettent aux intéressés d’optimiser leurs processus, de rentabiliser leurs ressources en offrant de la formation sur certains produits de Microsoft tel que Outlook, Office 365, ainsi que sur le sujet de la cybersécurité.  

En devenant le premier Partenaire Xerox de technologies de Documents au Canada en 2018, l’entreprise propose une gamme de produits d’impression de toutes les tailles, répondant à tous les budgets.   Elle accompagne les entrepreneurs dans leurs choix d’appareils d’impression afin de leur trouver des produits performants et des solutions de services rentables.

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Le Centre de pédiatrie sociale de Gatineau

CHRONIQUE — PHILANTHROPIE / Chaque mois, Le Droit AFFAIRES vous propose de découvrir une cause, une fondation, un organisme caritatif qui redonne à la communauté. Ce mois-ci, découvrons le Centre de pédiatrie sociale de Gatineau (CPSG) avec sa fondatrice, la Dre Anne-Marie Bureau, et la conseillère en communications et en mobilisation, Marlène Ruel.

Qu’est-ce que le Centre de pédiatrie sociale ?

Né en 2009, le Centre de pédiatrie de sociale de Gatineau contribue, par la pratique d’une médecine sociale intégrée, non seulement à l’amélioration de la santé d’enfants vivant en milieu vulnérable, mais aussi au développement global de ceux-ci. En influençant la trajectoire de vie des enfants que nous voyons, nous redonnons une voix aux enfants qui ont de multiples droits bafoués. Ainsi, nous leur redonnons de l’espoir, le désir de se projeter dans l’avenir et d’avoir des projets bien à eux. De plus, lorsque vous soutenez le Centre de pédiatrie sociale de Gatineau, vous contribuez non seulement à aider nos enfants, mais vous participez aussi à la construction d’une communauté plus juste.

De quelle façon votre campagne de financement se démarque-t-elle ?

Lors de la 11e édition de la Guignolée de Dre Bureau, les 14 et 15 décembre prochains, 250 bénévoles seront présents dans une quarantaine de points de collecte situés dans des commerces de Gatineau afin d’amasser de l’argent. Il s’agit de notre principale campagne de financement publique. L’argent récolté va en soins directs aux enfants du CPSG. Nous offrons à plus de 1 200 enfants des suivis médicaux et psychosociaux spécialement conçus pour eux, des suivis individuels et de groupe ainsi qu’une variété d’activités et de programmes adaptés à leurs besoins spécifiques.

Quelle est votre plus grand défi ?

Notre plus grand défi consiste certainement à assurer une plus grande intensité de service à un nombre toujours croissant d’enfants. Par ailleurs, nous travaillons aussi très fort à ce que la voix des enfants soit entendue en intégrant la Convention relative des droits de l’enfant à notre pratique de médecine sociale intégrée. Il est impératif que la communauté accepte d’entendre la voix de ses enfants, il en va de leur santé et leur épanouissement. C’est d’ailleurs pourquoi le CPSG organise à tous les 20 novembre la Marche pour célébrer la Journée internationale des droits de l’enfant afin de sensibiliser la population à l’importance du respect des droits de l’enfant.

Le Centre de pédiatrie sociale de Gatineau opère dans le Vieux-Hull, au 39, rue Frontenac, ainsi que dans le Vieux-Gatineau, au 321, rue Notre-Dame. On peut joindre le CPSG en composant le 819-600-1661. On peut aussi visiter le site internet du centre au pediatriesocialegatineau.com

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Léguer son entreprise, un défi

Nombreux sont les gens d’affaires, notamment en région rurale, qui ont des difficultés à vendre leur entreprise tout en assurant sa pérennité. Les Sociétés d’aide au développement des collectivités ( SADC ) ont développé un nouveau programme pour aider à assurer la relève d’entreprises et « pour faire connaître l’urgence de cet enjeu-là ».

Trente-quatre pour cent des entrepreneurs des régions rurales de l’Outaouais ont l’intention de prendre leur retraite dans les trois prochaines années, révélait une étude réalisée en 2017 et portant sur le profil et les besoins des entreprises du territoire des SADC de l’Outaouais.

Il fallait donc trouver une façon de rendre service à ceux qui envisagent de vendre leur entreprise, mais aussi à ceux qui ont des projets d’acquisition d’une entreprise. De là est né le programme de relève d’entreprise des SADC de l’Outaouais. 

Cette offre de service s’adresse tant aux cédants qu’aux repreneurs. En plus d’offrir les outils nécessaires pour la sélection du repreneur, la SADC fait aussi l’accompagnement technique et peut subvenir à certains besoins financiers pour soutenir les entrepreneurs. 

Préparer son projet

Tous ces besoins sont inscrits dans une banque de données, incluant autant les vendeurs que les acheteurs, afin de créer des maillages entre les deux. L’objectif principal est d’éviter qu’un nombre trop élevé de commerçants ne ferment boutique. «On veut garder en activité les entreprises de notre territoire. Il n’y en a pas autant qu’en milieu urbain, alors elles sont importantes pour nous, et avant qu’ils ne se découragent parce qu’ils ne trouvent pas de relève, on veut travailler avec ces gens-là. Souvent, ce sont des commerces de proximité, des commerces importants pour notre économie locale, surtout en milieu rural », souligne la directrice générale de la SADC Papineau-Collines, Mélissa Bergeron. 

Cette dernière est d’avis qu’il faut sensibiliser les entrepreneurs à s’y prendre plus tôt. « Il faut préparer ce projet. Que ce soit un achat d’entreprise ou une vente, il faut réfléchir au choix de l’entreprise, à l’endroit où l’on veut s’installer. »

Souvent, céder son entreprise ressemble à la recherche d’un compagnon de vie. 

« On peut trouver beaucoup de gens, mais trouver la bonne personne, ce n’est jamais facile. » 

Elle rappelle que la profession d’entrepreneur est exigeante, autant au chapitre financier que social. « Tu ne peux pas acheter un garage de soudure si tu n’as jamais fait de soudure. Tu dois avoir un réseau de contacts dans le domaine. »

C’est pour cette raison que la banque d’acheteurs et de vendeurs a été créée. « On veut faire savoir que la SADC est ouverte et veut rencontrer ces gens-là. Il y a 67 SADC au Québec. On a un grand réseau de contacts, au bénéfice des entrepreneurs qui cherchent de la relève », plaide-t-elle en terminant.

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Bois Francs DV: à la conquête de la planète

Dès son entrée sur le marché de l’emploi, Viateur Girard rêvait du jour où il se lancerait en affaires.

Il s’était promis d’être son propre patron dès l’âge de 30 ans. C’est finalement à 32 ans qu’il a lancé sa première entreprise, en 1988, avec quelques associés. La véritable aventure de M. Girard comme gestionnaire a cependant débuté en 1992 lorsqu’il a cofondé Bois Francs DV avec David Lauzon, un visage bien connu du monde entrepreneurial de la région. Aujourd’hui, Bois Francs DV, dont le siège social est basé à Fassett dans la MRC de Papineau, est devenu un chef de file en matière de fourniture de bois franc sur le continent nord-américain et ailleurs sur la planète.

Au bout du fil, Viateur Girard est installé dans l’aire d’attente de l’aéroport international Montréal-Trudeau. Le gestionnaire de 62 ans s’apprête à quitter le pays en direction de Shanghaï, en Chine, pour un voyage d’affaires. « Nous avons un bureau avec des employés à Shanghaï depuis 12 ans. On fait beaucoup de business en Chine où on exporte notre bois. Je dois me rendre là-bas parfois deux, trois et même quatre fois par année », lance-t-il en guise d’introduction.

M. Girard a été élevé sur une ferme. Habitué dès son jeune âge aux longues journées de labeur - il dit travailler encore 18 heures par jour -, c’est en 1976 qu’il complète un diplôme d’études professionnelles à l’école de foresterie de Duschenay, non loin de Québec. En 1978, M. Girard décroche un emploi à la scierie Sylvio Brunet et Fils, une entreprise de sciage, séchage et vente de bois située à Fassett et dont les installations seront rachetées par Bois Francs DV en 2006.

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D’Aylmer… jusqu’à la tête de Telesat

Michèle Beck vient du quartier du parc Champlain, à Aylmer, a fait ses études secondaires à la polyvalente Grande-Rivière, est devenue ingénieure en 1987 et elle vit toujours dans la région de la capitale nationale. Son époux est également ingénieur en électricité et leurs deux filles, eh bien oui, étudient en génie électrique !

Depuis 2013, elle est vice-présidente des ventes de Telesat en Amérique du Nord, où la compagnie effectue 80% de ses ventes.

Aujourd’hui, Mme Beck se sert de ses expériences en ingénierie pour vendre les avantages du nouveau projet LEO. « La transmission satellitaire, c’est un marché en pleine croissance. Pensez seulement au monde de l’aviation ou de la navigation, les bateaux de croisière par exemple, où les clients veulent rester branchés. »

La tâche s’annonce difficile car Telesat affronte des géants comme Space X, proprieté d’Elon Musk, le même à l’origine des voitures électriques Tesla, dans la course aux services satellitaires.

« Moi je veux que ça soit un grand succès », lance avec détermination Mme Beck.

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Frappé par la tornade

« Un silence sourd, puis soudain tout s’est mis à tourbillonner. »

C’est en ces termes que le copropriétaire de Dupont & Dupont Ford se remémore la tornade qui a frappé sa concession automobiles, le vendredi après-midi du 21 septembre 2018.

« J’étais encore au bureau, il y avait des signes avant-coureurs. Le ciel a commencé à se noircir et pas à peu près. On entendait les alarmes et à un moment donné, il y a eu un espèce de silence très sourd. Tout est devenu extrêmement calme. Ils disent toujours le calme avant la tempête, bien en tous les cas, je l’ai vécu et à un moment donné on a commencé à sentir une espèce de commotion », lance Pascal Dupont.

La salle de montre du boulevard St-Joseph à Gatineau était particulièrement achalandée ce jour-là, se souvient-il, alors qu’une vingtaine de clients s’y trouvaient, dont plusieurs enfants.

« Les gens ont commencé à s’affoler et à se diriger au sous-sol où se trouve la comptabilité. Le bâtiment s’est mis à trembler comme si un train passait en plein centre. On regardait dehors et tout ce qu’on voyait c’était des tourbillons. On avait l’impression de regarder une espèce de grosse laveuse », poursuit-il.

Si le passage de la tornade dans le secteur n’a duré que quelques secondes, ses traces ont pour leur part mis plus de temps à s’effacer. Laine isolante, balais, boîtes de céréales ont atterri sur le terrain du concessionnaire, endommageant sur son passage environ 200 des 245 véhicules en montre.

« Quand on a commencé à regarder les véhicules de plus près, on a vu les dommages. C’était comme s’ils avaient été shootés avec un jet de sable. La peinture des véhicules était toute picotée. On a eu un seul véhicule déclaré perte totale, celui sur lequel un poteau électrique est tombé. Ensuite on a eu des dommages à la hauteur de 20 000 $ sur certains véhicules ou entre 14 000 $ et 15 000 $ sur d’autres », explique M. Dupont.

Le commerce s’est relevé de la situation sans trop essuyer de pertes. Au total, le concessionnaire a eu une déclaration d’assurance totalisant 1,5 M $ et la quasi-totalité des véhicules ont été vendus à rabais.

« On a décidé de faire une vente rapidement pour être capable de liquider les véhicules endommagés. Quand les clients passaient, on leur offrait le prix déduit avec le montant de la facture. Donc il y avait des gens que ça ne dérangeait pas d’avoir un véhicule flambant neuf avec des éclaboussures de peinture, mais qu’il payait un tiers moins cher. Donc on a fait une vente rapidement et ce tiers-là, on l’a assumé en attendant notre chèque des assurances », fait valoir M. Dupont.

S’il a fallu près de huit mois avant que la situation ne revienne au beau fixe, M. Dupont soutient néanmoins avoir ressenti une certaine fierté de constater qu’il était préparé à faire face à cet incident.

« J’ai compris pourquoi mon père ( André Dupont ) m’a toujours dit : « Mon gars, tu es bien mieux d’avoir plus d’assurances que pas assez. Et s’il y a bien une place où tu ne dois pas couper les coins ronds, c’est quand tu t’assures pour des pertes comme ça, parce que quand tu tombes dans des dommages matériels, c’est la santé financière de l’entreprise qui peut être en péril», fait valoir Pascal Dupont.

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Pour en finir avec l’absentéisme

Dans certains milieux de travail, il suffit qu’un employé ait la grippe pour que plusieurs s’absentent du bureau la semaine suivante. En raison d’effectifs réduits, il n’est pas rare de voir des signes d’épuisement qui rendent les employés plus vulnérables aux maladies. Pourtant, il existe une façon simple et peu coûteuse de faire échec à l’absentéisme.

« Kino-Québec vient de publier un document à l’intention des employeurs pour favoriser l’activité physique au travail », indique la directrice de la Sporthèque de Gatineau, Élaine Dupras. « Les bienfaits sont nombreux : la pratique régulière d’une activité physique sur les heures d’affaires améliore le climat de travail, favorise l’intégration des employés, fidélise et attire le talent. Un employé en forme est plus productif et jouit d’une meilleure santé mentale, tout en réduisant le risque d’accident de travail. »

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Inondés deux fois plutôt qu’une

Les inondations, les propriétaires du commerce Expert Marine Gatineau y ont goûté deux fois plutôt qu’une. D’abord à titre de résidents du Vieux-Gatineau en 2017, puis à titre de commerçants, lors de la crue des eaux le printemps dernier.

S’il s’en est fallu de peu pour que le magasin de la rue Sanscartier soit infiltré d’eau, il reste que les activités du commerce spécialisé dans l’entreposage et la réparation de bateaux ont passablement été chamboulées.

« On n’a pas eu d’eau dans le commerce, à deux pouces près, mais tout autour, c’était comme une île entourée d’eau », explique la copropriétaire, Nancy Kingsberry, qui raconte avoir dû se rendre travailler en canot durant la période des inondations.

Les activités du commerce saisonnier ont donc dû être reportées d’un mois et demi et un investissement de 5000 $ a notamment dû être fait en roches, en terre et en nettoyage pour réparer les dommages encourus.

« Normalement, notre saison commence au début du mois d’avril, mais là, avec les inondations, on a commencé vers la fin mai. »

Les bateaux que leur clientèle avait remisés au commerce durant l’hiver ont dû être déplacés en hauteur sur le terrain pour éviter d’être déclarés pertes totales. Selon Mme Kingsberry, les inondations de l’an dernier ont d’ailleurs incité plusieurs propriétaires à ne pas renouveler leur contrat de location d’entreposage durant l’hiver.

« On a perdu des clients, car plusieurs d’entre eux n’ont pas voulu revenir ici en entreposage cet hiver, car ils ont peur des inondations, même si les bateaux n’ont pas subi de dommages, étant donné qu’on a été présents et que l’eau est montée, mais pas assez pour rentrer carrément dans les bateaux », explique Mme Kingsberry.

Dur coup

La directrice générale de l’Association des gens d’affaires et professionnels ( AGAP ) du Vieux-Gatineau, Pauline Bouchard, affirme que les résidents et commerçants du coin ont dû encaisser un « dur coup » dans la foulée des inondations de 2017 et de 2019.

Selon elle, l’impact de ces événements sur les gens d’affaires est indissociable de l’impact qu’ils ont aussi eu sur les résidents du secteur. Difficile toutefois de chiffrer exactement l’impact économique qu’ont eu ces catastrophes sur la soixantaine de commerces que l’AGAP Vieux-Gatineau représente.

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Michèle Beck, celle qui voit loin

L’entreprise vient d’avoir 50 ans. Presque milliardaire, elle est toujours aussi ambitieuse : son regard est constamment tourné vers les étoiles.

Telesat Canada, joyau canadien des communications par satellites, a beau avoir atteint le demi-siècle d’existence, elle veut continuer d’être celle qu’elle a toujours été : une première de classe dans l’espace.

« On se réinvente », clame fièrement la vice-présidente des ventes en Amérique du Nord pour Telesat, Michèle Beck. La compagnie d’Ottawa, qui possède 16 satellites autour de la planète, est à un tournant majeur de son histoire : elle veut en ajouter 300 autres pour fournir des services Internet à haute vitesse dans toutes les parties du globe.

« Nos satellites sont présentement en orbite à 35 000 kilomètres de la terre. Avec notre nouveau projet, on sera à 1000 kilomètres seulement. La vitesse de transmission sera largement augmentée », précise-t-elle.

Ce projet, il s’appelle LEO. Il s’agit d’une constellation de quelque 300 satellites qui seront placés à basse orbite terrestre. Sa mise en service est prévue dans trois ans. Les premiers satellites LEO seront mis en orbite par les fusées de la compagnie Blue Origin, propriété de Jeff Bezos, fondateur d’Amazon.

« On voudrait être les premiers à utiliser cette méthode de transmission des données », explique Mme Beck, une ingénieure de formation qui cumule 32 ans de carrière dans le monde des télécommunications.

Telesat l’innovante

Les primeurs, Telesat les accumule. En 1972, l’entreprise a lancé Anick A1, le premier satellite domestique de communication nationale en orbite géostationnaire au monde. Elle a été la première à offrir en Amérique la télévision en haute définition. Elle fut également le premier fournisseur de services Internet (ISP) par satellite.

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La responsabilité civile : Comment éviter d’assumer la responsabilité d’autrui

Pour de nombreux entrepreneurs et propriétaires immobiliers, la responsabilité civile demeure un sujet méconnu ou incompris. Or, en cas de litige, il importe d’être muni de contrats valables et d’une assurance responsabilité adéquate et suffisante.

Personne ne peut se soustraire de sa propre responsabilité (sauf dans quelques rares exceptions) envers un tiers. Ceci dit, il est possible de diminuer, voire d’éviter, l’exposition au risque en se soustrayant à la responsabilité d’autrui.

Les sources de responsabilité civile et comment se protéger

La responsabilité civile découle de sa faute, sa négligence ou son acte intentionnel.

Comment s’y prendre pour limiter son exposition aux sources découlant des tiers ?  Quels risques la personne ou l’entreprise a-t-elle accepté d’endosser ? Une clause de coassurance a-t-elle été incluse dans le contrat de l’entreprise ? Les sous-traitants ont-ils été sollicités ou requis de signer une entente d’indemnisation en cas de sinistre causé par leur faute ?  

Un exemple

Prenons le cas du propriétaire immobilier qui retient les services d’un entrepreneur général afin de procéder à des travaux de construction dans son édifice. Il est tout à fait prévisible que celui-ci se tourne vers des sous-traitants afin de l’assister dans l’exécution du contrat. Advenant que les actions d’un sous-traitant soient à l’origine d’un dommage à ses biens ou la cause d’une blessure subie par un passant, tant l’entrepreneur que le propriétaire pourraient être tenus responsables. C’est donc dire qu’en l’absence d’une clause contractuelle prévoyant autrement et sans le recours aux tribunaux, le propriétaire immobilier pourrait être tenu de réparer les dommages causés à son édifice et/ou autrui, mais découlant des gestes posés par un tiers bien qu’il ne soit pas l’auteur des gestes fautifs à l’origine des dommages. 

Donc, non seulement est-il essentiel de prévoir de telles éventualités, mais il faut analyser l’étendue de la protection nécessaire, selon les circonstances, en fonction des parties au contrat et l’objet de celui-ci.  Est-ce que la couverture est adéquate, tant sur le quantum que l’activité visée par le contrat?  

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L’arrivée de la Maison Oddo

CHRONIQUE - SCÈNE CULINAIRE / Le chef pâtissier Benjamin Oddo a pris une décision surprenante cette année. Deux, en fait. Mais c’est pour le bénéfice des gastronomes de la région, alors on lui sera indulgent.

D’abord, il a quitté le restaurant Atelier de Joël Robuchon après trois ans. Il s’y plaisait bien et il y était apprécié. Pourquoi quitter ?

« J’y pensais déjà, mais je me cherchais encore un peu, témoigne-t-il. Atelier m’a permis ça, de trouver ma voie. J’y ai apprécié la rigueur, j’ai trouvé ça bon. »

Mais après trois années, il a ressenti le besoin de changer d’air, comme bien des chefs avant lui. Il faut savoir qu’il existe un urticaire chez les gens en cuisine qui les font sautiller d’employeur en employeur, question d’en apprendre davantage, ou simplement parce qu’ils en ont assez de toujours voir les mêmes visages derrière les chaudrons. Ils profitent aussi grandement du fait qu’il y a une telle pénurie de personnel qu’ils peuvent quitter un endroit de travail le vendredi et recommencer chez un nouveau le lundi, et personne ne sourcillera.

Donc, première décision étonnante, Benjamin Oddo a quitté Atelier cet hiver. Il est revenu travailler au Casino du Lac-Leamy, mais ce n’était qu’un court intermède.

Ce qui mène à sa deuxième décision : il ouvre ces jours-ci la Maison Oddo, une chic pâtisserie-boulangerie au 260, boulevard Saint-Raymond, dans le secteur Hull de Gatineau. Ce qui ne sera pas pour faire trop plaisir à Fidélice. La pâtisserie qu’ont fondé Rasmey You et son épouse Anne Chabot domine le marché de la pâtisserie depuis 25 ans.

L'Outaouais, un terroir incroyable 

Le chef Oddo entend y faire du haut de gamme.

« Je veux que mon commerce demeure à taille humaine. Je ne crois pas au volume, mais à la qualité. »

Bref, cela ne lui sera pas trop difficile. Il faut savoir qu’après une demi-douzaine d’années au Casino du Lac-Leamy, son talent a émergé facilement. Puis s’est concrétisé chez Robuchon. Ce dernier est l’un des plus grands chefs au monde, ou plutôt… «était». Il est décédé récemment d’un cancer, mais son équipe veille au grain sur ses 31 établissements.

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Les « partys de bureau »

Quelles sont les responsabilités de l’employeur lors d’un «party de bureau»? Êtes-vous responsable si un incident survient alors que la fête se tient ailleurs que sur le lieu de travail? Et si la fête est organisée par des employés, l’événement engage-t-il quand même votre responsabilité?

Le temps des Fêtes est propice aux activités sociales censées resserrer les liens de l’équipe; mais il importe de bien connaître les droits, obligations et responsabilités de l’employeur.  

Imaginez la scène : durant une fête de fin d’année regroupant votre équipe dans un restaurant de la région, l’alcool coule à flots. Un employé, motivé par le courage liquide, engueule son patron avec qui il a un différend. Un conseiller aux ventes déclare son amour brûlant pour une collègue qui ne partage pas ses sentiments. Plus tard en soirée, la technicienne plutôt timide crie « c’est ma toune! » avant de monter sur une table et simuler un strip-tease, qu’un admirateur filme et met sur Facebook. Une collègue (qui a trop bu) la raccompagne à la maison, mais elle est impliquée dans un accident avant d’atteindre sa destination.

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Travailler sans relâche pour répondre à l’appel des sinistrés

Au cours des dernières années, la région d’Ottawa-Gatineau a connu son lot de catastrophes naturelles. Le Droit AFFAIRES s’est entretenu avec des entreprises qui y ont goûté ou encore qui travaillent dans le domaine des interventions d’urgence et de la reconstruction après-sinistre. Comment se sont elles remises sur pied ou encore comment elles se sont débrouillées pour suffire à la demande criante des sinistrés soit des inondations printanières, soit de la tornade de septembre 2018 ?

«Beaucoup d’ouvrage et des délais assez importants pour les rénovations », s’exclame au bout du fil le directeur des Entreprises Mila, Stéphane Robitaille, pour résumer l’impact qu’ont eu les événements marquants des trois dernières années sur la compagnie gatinoise, qui offre un service d’urgence et de reconstruction après-sinistre.

Dans les semaines suivant la tornade ayant affecté notamment le secteur Mont-Bleu en septembre 2018, M. Robitaille et les employés du service d’urgence de Mila ont travaillé près de 18 heures par jour pour venir en aide aux résidents référés par les compagnies d’assurance.

« Les employés d’urgence, je leur lève mon chapeau», lance-t-il. Les derniers trois ans, on n’a pas eu grand break. Ç’a été constant», confie M. Robitaille.

Si en temps normal, l’entreprise traite en moyenne 5 à 6 dossiers par semaine, ce nombre a été appelé à doubler, voire même à tripler durant les inondations de 2017 et celles du printemps dernier. La tornade a quant à elle fait bondir le nombre d’interventions d’urgence après-sinistre.

« Juste pour la tornade, on avait un bon 250 dossiers pour les urgences et la reconstruction, car nous on touche à ces deux volets. Pour la reconstruction, la réalité est là. On avise les clients du fait qu’on a des délais de trois à quatre mois minimum avant qu’on puisse toucher aux dossiers. Alors on fait juste commencer à se rattraper », poursuit M. Robitaille.

Dans la foulée de la tornade, les Entreprises Mila ont notamment détruit huit logis, puis en ont reconstruit deux et rénové trois autres, ce qui représente des investissements de plusieurs millions de dollars.

Les inondations et la tornade ont aussi provoqué l’ouverture de milliers de dossiers au sein de l’entreprise Steamatic, une bannière nationale qui offre des services clé en main aux assureurs en terme de nettoyage, de rénovation et de reconstruction après-sinistre, et dont le siège social est situé à Gatineau.

« On a été vraiment surchargé dans ces périodes-là, à la suite de la demande de nos clients assureurs. Alors, on a dû faire appel à certains de nos franchisés qui étaient un peu moins occupés dans leur région respective pour pouvoir venir aider et appuyer le franchisé local qui subissait une surcharge par la quantité des réclamations qui nous était envoyée », explique la directrice nationale de Steamatic, Nancy Raymond.

Un bond du chiffre d’affaires

Nul doute, les catastrophes environnementales ont contribué à faire grimper en flèche le chiffre d’affaires des ces deux entreprises.

« Le chiffre d’affaires joue avec les catastrophes, c’est normal, confirme M. Robitaille. Avec les inondations et la tornade dans la même année, tu peux doubler, voire même tripler un chiffre d’affaires vite fait. On s’entend que c’est un chiffre d’affaires et non pas un coût dans les poches. Si tu as plus d’ouvrage, tu as plus de main-d’oeuvre et de matériaux », poursuit-il.

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Les États-Unis, le choix des investisseurs

CHRONIQUE - FINANCES / J’aime dire que les investisseurs sont inquiets quand ça va mal et inquiets quand ça va bien. Et le présent marché haussier constaté sur les bourses nord-américaines est possiblement le moins apprécié du dernier centenaire, alors que plusieurs épargnants gardent encore des montants élevés de liquidité dans la crainte d’une éventuelle récession. Soyons clair ici : il y aura une récession.

Il y en a toujours une qui s’en vient dans un cycle économique normal. Mais il est impossible de prévoir l’arrivée de celle-ci et il est habituellement beaucoup plus dommageable d’ignorer le marché des actions pendant une période prolongée que de traverser une récession temporaire. Au moment d’écrire ces lignes, l’indice S&P 500 qui reflète la performance des plus importantes compagnies publiques américaines est à une hauteur historique.

Par contre, la performance du marché américain est une exception mondiale. On y trouve une combinaison de facteurs gagnants tels que des profits record, une faible inflation et un marché élevé de l’emploi que l’on ne retrouve pas ailleurs sur la planète. Un facteur souvent ignoré est l’abondance de capital disponible libellé en dollars US qui explique la croissance actuelle.

L’arrivée des pétrodollars

Il faut retourner 50 ans en arrière pour bien comprendre le phénomène. À la suite de l’effondrement de l’Accord de Bretton Woods et de l’abandon par les États-Unis de l’étalon or traditionnel, les États-Unis et l’Arabie Saoudite ont signé un accord aux conséquences historiques. Les Américains, en échange entre autres d’une assistance militaire au Moyen-Orient, ont convaincu les pays membre de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole de n’accepter que le dollars US pour la vente de l’or noir, élevant ainsi d’un seul coup le billet vert comme monnaie dominante sur la planète.

Au cours des dernières années, pour des raisons de simplicité mais aussi à cause d’une grande confiance envers les systèmes judiciaires et politiques américains, l’effet s’est amplifié. À l’heure actuelle, 90% des échanges commerciaux mondiaux se transigent en dollars américains, même entre pays éloignés et sans connection avec nos voisins du Sud.

Conjuguant une croissance économique exemplaire à un accès quasi illimité au capital, les Américains se sont créé un terrain de jeu fertile au lancement d’entreprises axées davantage sur la croissance que sur les profits. Certaines de ces firmes ont gagné des parts de marché historiquement inatteignables, qu’on pense aux UBER et Amazon de ce monde qui n’auraient jamais survécu aux marchés traditionnels d’investisseurs exigeant un retour rapide sur leurs investissements. 

Mais attention, les investisseurs ne sont pas niais. WeWork a vu sa capitalisation boursière passer de 58 à 8 milliards à la suite de son entrée ratée à la bourse new-yorkaise et son sauvetage par la SoftBank.

Il peut être difficile pour nous de comprendre cet attrait particulier pour les États-Unis, surtout si on tient compte de la gamme des affaires politico-judiciaires qui minent la présidence de Donald Trump. Mais si votre alternative est la Chine et son contrôle absolu du capital, la Russie et ses oligarques ou même l’Europe à l’ère du Brexit, on peut mieux comprendre cet engouement pour la monnaie de l’oncle Sam.

Notre chroniqueur Martin Lalonde est président de la firme Les investissements Rivemont, une institution financière spécialisée en gestion de portefeuilles établie à Gatineau.

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Des idées cadeaux pour elle et lui

CHRONIQUE - MODE / Magasinage du temps des Fêtes oblige, voici quelques trouvailles locales et pour la plupart disponibles en ligne afin de vous faciliter la tâche.

POUR CES MESSIEURS:

Des foulards artistiques

Les propriétaires de Mode Mobile ont choisi trois artistes locaux afin de recréer leurs œuvres sur des mouchoirs de poche. Le concept est original et le résultat superbe dans la poche du veston de monsieur. Quantités limitées, disponibles en magasin sis au 381, boulevard Maloney Est à Gatineau.

Des boutons de manchette élégants

Les boutons de manchettes ajoutent un je-ne-sais-quoi à une chemise. Ceux-ci sont fort chics avec leur mélange couleur argent et émail noir. Le cadeau parfait pour l’homme qui n’en a jamais assez. Disponible au lhexagone.ca ou en se rendant au 252, rue Dalhousie à Ottawa.

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Leur plus grand défi

« Un des plus grands défis que j’ai eu à surmonter est l’anticipation et la préparation du processus de relève familiale dans mon entreprise. Grâce au soutien d’une équipe de professionnels comptables, avocats et notaires, des experts dans le domaine de la relève d’entreprise, nous avons pu prévoir, anticiper et bien exécuter la stratégie de relève pour qu’elle se fasse de façon adéquate et bénéfique pour toutes les personnes impliquées! »