Le Droit Affaires

Avoir sa part du gâteau

S’il est une tâche quotidienne qui commande les efforts de cette entreprise coopérative, c’est bien celle de voir à la popularisation des produits auprès des consommateurs. «Nos secteurs névralgiques d’activités au Canada sont la Colombie-Britannique, l’Ontario et le Québec, détaille la chargée des communications de La Siembra, Mélanie Broquet. Nos produits de la gamme Camino, entre autres, trouvent preneurs auprès de grandes chaînes commerciales, mais la concurrence reste très forte».

La partie n’est pas toujours facile. Les grandes entreprises accentuent la pression, notamment en achetant de petits joueurs équitables ou en façonnant des standards de certification maison. Stratégique, La Siembra varie son offre en proposant des produits en vrac. Son rôle de distributeur de sucre auprès de compagnies alimentaire au pays, par exemple pour du Kombucha, permet également une certaine diversification.

«La Coopérative a adopté une technique publicitaire d’après ses moyens, sans axer sur des campagnes de marketing à grande échelle », explique Mme Broquet. Puisque notre mission est d’éduquer notre clientèle de l’ensemble de l’œuvre entourant le produit, en plus de son bon goût, nous préconisons l’approche de vente directe. Les ventes personnalisées de la gamme forgent des opinions permanentes et conscientisées envers le marché équitable». Cette caractéristique de la vente du concept, en plus du produit comme tel, forme des influenceurs. À preuve, les volumes écoulés sont en croissance constante depuis les dernières années.

Pour répondre à cette progression, La Siembra compte d’ailleurs quitter bientôt ses vétustes locaux de la rue Florence pour occuper un espace plus vaste  acquis au début de l’été. 

Des millions équitables

Les achats équitables projetés de la coopérative sur le marché international sont estimés à 7.5 millions $ pour 2017-18. La chaîne d’approvisionnement de La Siembra englobe 16 regroupements de coopératives, comportant au total 38 407 fermes familiales. En décomposant davantage cette structure, on distingue certaines formations par région, entre autres NORANDINO au Paraguay. Il s’agit d’un regroupement de 4 790 producteurs locaux qui œuvrent principalement pour l’apport en sucre. On peut également s’attarder à l’exemple de CONACADO, en République Dominicaine, avec ses 10 000 entités locales, s’activant davantage autour de la fève de cacao.

Ces indispensables relations procurent à La Siembra les ingrédients nécessaires afin de commercialiser, par ses installations ontariennes de Mississauga, plusieurs produits bruts ou raffinés. On retrouve notamment la marque Camino et ses tablettes de chocolat, la variété d’ingrédients fins de cuisine, les saveurs de chocolats chauds, en plus des essentiels cafés.

Le Droit Affaires

Une coopérative en mission

À des milliers de kilomètres des plantations de sucre et de cacao, la coopérative ottavienne La Siembra, nom espagnol qui signifie l’ensemencement, cultive le commerce équitable et biologique. En 2016-17 seulement, c’est 1000 tonnes de marchandise responsable qui ont transigé par les mailles commerciales de cette entreprise pionnière en Amérique du Nord avec l’importation de cacao et de sucre certifiés en provenance de l’hémisphère sud.

« Nous sommes dûment investis au quotidien, notamment par quatre principes phares qui guident les relations, ainsi que les actions de la Siembra », raconte d’entrée de jeu la directrice générale de cette coopérative, Kelly Storie. Ces principes qui guident la mission de l’organisation reposent sur les efforts destinés à la durabilité, à l’équité, au bousculement graduel des techniques agroalimentaires conventionnelles et surtout à l’utilisation de pratiques hautement démocratiques.

Le Droit Affaires

Le pouvoir des poignées 
de main

Le troisième mercredi de janvier revêt toujours un aspect particulièrement festif pour les entrepreneurs de la région de la capitale nationale. En fait, on pourrait même avancer qu’il s’agit là du Premier de l'an des gens d’affaires d’ici.

Lors de cette soirée particulière, près de 1000 entrepreneurs, professionnels et travailleurs autonomes se rencontrent dans la Grande Galerie du Musée canadien de l’histoire, pour un 5 à 7 de réseautage intense. 

En fait, le grand manitou de cet happening, Martin Caron, président d’Eskalad Stratégie Marketing, considère l’événement du 17 janvier prochain comme étant la plus grosse rencontre de réseautage d’affaires au Québec. 

Durant près de trois heures, des cadres d’entreprises et d’associations d’affaires et des recruteurs de contacts d’affaires de tous genres se côtoient dans une ambiance conviviale et décontractée. Pas de discours, pas de lignes de conduite, que le pouvoir des mots, des sourires, des poignées de main et l'échange de cartes d'affaires.

Seule une équipe de «maîtres réseauteurs» clairement identifiés s’occupe d’accueillir les nouveaux «réseauteurs», afin de bien comprendre ce qu’ils cherchent, de briser la glace pour eux et de leur présenter les personnes-ressources adéquates. Car, confie Martin Caron, près de 30% des visiteurs du 5 à 7 annuel du Rapprochement des associations sont des entrepreneurs qui en sont à leur première expérience de réseautage.

Le Droit Affaires

Un espoir 
devenu réussite

Un jour, Amal Lakhssassi, hygiéniste dentaire, demande un congé de deux semaines pour se rendre au Maroc, son pays d’origine. Bien sûr, qu’on lui répond, mais elle doit elle-même se trouver une remplaçante. Un défi qui l’a menée, en 2011, à fonder l’Agence dentaire de l’Outaouais, spécialisée en services de placement et de formation continue. Parcours d’une femme qui voit toujours plus grand.

Environ 5 000 hygiénistes dentaires pratiquent au Québec, dont 98 % sont des femmes et 2 %, des hommes. Avec un taux de placement de 100 %, il est difficile de s’absenter pour ces employés qui ont leur propre clientèle. À défaut d’être remplacé, on ne peut être détaché de son horaire sans devoir reporter ou annuler les rendez-vous des patients.

«J’ai immédiatement compris qu’il y avait un besoin pressant pour une agence de placement, explique Amal Lakhssassi. Plusieurs d’entre nous avons des enfants et lorsque survient un appel urgent de la garderie ou de l’école, nous pouvons difficilement nous libérer.»

Elle se dirige donc au Carrefour jeunesse emploi de l’Outaouais et à Compétences Outaouais pour monter un plan d’affaires. Elle y trouvera soutien, encouragements et conseils du réputé stratège marketing et gestionnaire de projet, Reda Bensouda, et de sa conjointe Audrey, qui elle, veillera à la création des outils de communication.