Le temps d'un brandy

CHRONIQUE - COLLABORATION SPÉCIALE / Avec l’automne, les journées deviennent de plus en plus courtes. Les feuilles des arbres se colorent et puis tombent et le climat se fait de plus en plus froid. On ne se le cachera pas, le temps est idéal pour déguster un bon brandy! Mais avant de choisir son brandy, il faut d’abord comprendre ce qu’est réellement ce genre de spiritueux. En fait, «brandy» est une famille de spiritueux fait à base de jus de fruits fermentés. D’ailleurs, le mot brandy provient du néerlandais brandewijne, qui signifie «vin brûlé». Avec cette chronique, j’ai envie de vous faire découvrir deux types de brandies auxquels vous avez facilement accès.

Le brandy de raisins

Ce brandy de raisins est définitivement le plus populaire et surtout le plus traditionnel. Armagnac et Cognac, ces mots doivent vous sembler familiers? Ce sont des spiritueux de la famille des brandies de raisins qui sont rattachés à une appellation contrôlé. Bien sûr, chacun de ces brandies possède son cahier de charge réglementaire en matière de terroir et de conception, ce qui en font des spiritueux tout à fait magnifiques. 

Le terroir de ces appellations joue un rôle incroyable. Par exemple, le Cognac se divise en six crus (régions). Chacun d’entre eux offre un sol bien à lui qui, par le fait même, amène aux raisins, aux vins et aux spiritueux, un caractère très différent. Le Cognac est grandement reconnue pour sa finesse et son coté très floral. L’Armagnac, lui, est plus rustique, mais ô combien succulent. L’Espagne, l’Italie, la Grèce, les États-Unis et même le Canada fabriquent de magnifiques brandies de raisins et ce, selon la culture et la mentalité de certaines maisons. Par exemple, la maison Torres, en Espagne, fabrique un brandy de la même façon qu’on le fait en France, dans la région de Charente, pour le Cognac. 

Le brandy de pommes

Le brandy de pomme est sans contredit l’un des premiers spiritueux artisanaux à avoir vu le jour au Québec. À la fin des années 1990, un certain Michel Jodoin nous offrait ce spiritueux à la suite de la distillation d’un cidre. À l’époque, M. Jodoin avait appelé son produit Calvabec. Il n’en fallait pas plus pour que le département de l’appellation de Calvados débarque au Québec en imposant un changement de nom. Pourquoi? Parce que le Calvados est, tout comme le Cognac et l’Armagnac, une appellation contrôlée, mais cette fois-ci, dans l’univers des brandies de pommes. Pour être un Calvados, le spiritueux doit être construit en France, plus spécifiquement en Normandie. Actuellement, il y a trois sous appellations au Calvados, à savoir le Calvados Normand, le Calvados Pays d’Auge ainsi que le Calvados Domfrontais. Chacune de ses sous appellations a bel et bien son cahier de charge pour assurer de magnifiques résultats et pour protéger les producteurs. À titre d’exemple, le Calvados Domfrontais doit contenir un minimum de 30% de poires à l’intérieur de son moût alors que le Calvados Pays d’Auge doit contenir un maximum de 30%. La distillation des deux sous appellations est aussi complètement différentes. Cela génère des profils différents mettant en valeur le terroir.

Bien sûr, il y a d’autres types de brandies. On peut voir des brandies de framboises, de poires et même de bleuets. Mais actuellement, ces types de brandies sont très peu présents dans notre marché.

La tâche de choisir votre brandy ne sera probablement pas facile. Pour vous aider ou même pour comprendre d’avantage l’univers de certains brandies, du Cognac et du Calvados, je vous invite à consulter ma plateforme web. Vous y trouverez aussi quelques chroniques très complètes sur l’univers de cette famille fascinante qu’est le brandy.