Le Droit Affaires

Restos et succès à la même table

Il ne connaissait pratiquement rien à la restauration. Elle n’avait jamais eu d’entreprises. Ensemble, ils ont bâti deux restaurants qui carburent, dans un environnement d'affaires difficile.

Joe Rego et Isabelle Lacroix ont d’abord acheté le resto-bar Le Quai St-Raymond en 2009. Le monde sortait d’une grave crise financière, le couple n’avait pas d’expérience en gestion. N’empêche, le chiffre d’affaires du restaurant grimpe d’environ 10% par année depuis. Rebelote quatre ans plus tard : le couple achète Le Cellier, dans le Vieux-Hull, rue St-Jacques. Une adresse qui avait jadis été occupée par le Jean-Sébatien Bar. «Vous êtes suicidaires» leur a dit leur entourage. Plusieurs restaurateurs avaient mangé leur pain noir à cet endroit.

Depuis, la cuisine ne dérougit pas. «Le succès est arrivé bang, bang, bang. On a désormais sept cuisiniers permanents, on est obligés de former le personnel nous-même. On est rendus 25 employés au Cellier», raconte Isabelle Lacroix.

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Votre avis sur la croissance

Le Droit Affaires et la Banque Nationale ont réalisé un sondage auprès de 183 dirigeants d’entreprises pour connaître l’opinion des entrepreneurs de Gatineau-Ottawa. Ce mois-ci, nous nous sommes penchés sur la question de la croissance. Le président de Segma Recherche, Raynald Harvey, commente les perspectives des entrepreneurs de la région.

Au cours des prochains 12 mois, vous prévoyez que votre entreprise...

Plus de la moitié (54,4%) des entrepreneurs sondés prévoient une croissance modérée ou forte de leur entreprise au cours de 12 prochains mois. Cet optimisme est plus accentué chez les entrepreneurs du côté d’Ottawa.

«Les petites entreprises comptant entre un et cinq employés sont les moins optimistes quant à leurs perspectives de croissance pour la prochaine année», constate M. Harvey.

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Une histoire d'eau courante

Si Valecraft Homes, l’un des plus importants constructeurs domiciliaires à Ottawa et dans l’est ontarien, existe aujourd’hui, c’est bien parce que l’eau courante était inexistante dans la maison familiale de son président-fondateur, Jean-Guy Rivard.

Celui qui soufflera 81 chandelles en décembre se souvient bien de sa jeunesse passée à Treadwell, une petite communauté francophone sise à une cinquantaine de minutes à l’est d’Ottawa. Ce qui le marquera par-dessus tout, c’est l’absence d’eau courante dans la maisonnée. «Lorsque j’ai décidé de devenir plombier, j’ai dit à mon père qu’il ne manquerait jamais d’eau courante chez moi», d’insister ce fils de fromager que rien ne destinait à oeuvrer dans le milieu des affaires.

Cinquième d’une famille de sept enfants et père de trois filles, Jean-Guy Rivard, qui se définit lui-même comme un «self-made-man», suivra un parcours pour le moins inusité.  Et si l’aventure de Valecraft Homes a débuté en juin 1982 — l’entreprise fête ses 35 ans d’existence cette année — c’est à titre d’apprenti-mécanicien que Jean-Guy Rivard fait ses premiers pas dans le monde du travail, coin Rideau et Cumberland.

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Un espoir 
devenu réussite

Un jour, Amal Lakhssassi, hygiéniste dentaire, demande un congé de deux semaines pour se rendre au Maroc, son pays d’origine. Bien sûr, qu’on lui répond, mais elle doit elle-même se trouver une remplaçante. Un défi qui l’a menée, en 2011, à fonder l’Agence dentaire de l’Outaouais, spécialisée en services de placement et de formation continue. Parcours d’une femme qui voit toujours plus grand.

Environ 5 000 hygiénistes dentaires pratiquent au Québec, dont 98 % sont des femmes et 2 %, des hommes. Avec un taux de placement de 100 %, il est difficile de s’absenter pour ces employés qui ont leur propre clientèle. À défaut d’être remplacé, on ne peut être détaché de son horaire sans devoir reporter ou annuler les rendez-vous des patients.

«J’ai immédiatement compris qu’il y avait un besoin pressant pour une agence de placement, explique Amal Lakhssassi. Plusieurs d’entre nous avons des enfants et lorsque survient un appel urgent de la garderie ou de l’école, nous pouvons difficilement nous libérer.»

Elle se dirige donc au Carrefour jeunesse emploi de l’Outaouais et à Compétences Outaouais pour monter un plan d’affaires. Elle y trouvera soutien, encouragements et conseils du réputé stratège marketing et gestionnaire de projet, Reda Bensouda, et de sa conjointe Audrey, qui elle, veillera à la création des outils de communication.

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Le pouvoir des poignées 
de main

Le troisième mercredi de janvier revêt toujours un aspect particulièrement festif pour les entrepreneurs de la région de la capitale nationale. En fait, on pourrait même avancer qu’il s’agit là du Premier de l'an des gens d’affaires d’ici.

Lors de cette soirée particulière, près de 1000 entrepreneurs, professionnels et travailleurs autonomes se rencontrent dans la Grande Galerie du Musée canadien de l’histoire, pour un 5 à 7 de réseautage intense. 

En fait, le grand manitou de cet happening, Martin Caron, président d’Eskalad Stratégie Marketing, considère l’événement du 17 janvier prochain comme étant la plus grosse rencontre de réseautage d’affaires au Québec. 

Durant près de trois heures, des cadres d’entreprises et d’associations d’affaires et des recruteurs de contacts d’affaires de tous genres se côtoient dans une ambiance conviviale et décontractée. Pas de discours, pas de lignes de conduite, que le pouvoir des mots, des sourires, des poignées de main et l'échange de cartes d'affaires.

Seule une équipe de «maîtres réseauteurs» clairement identifiés s’occupe d’accueillir les nouveaux «réseauteurs», afin de bien comprendre ce qu’ils cherchent, de briser la glace pour eux et de leur présenter les personnes-ressources adéquates. Car, confie Martin Caron, près de 30% des visiteurs du 5 à 7 annuel du Rapprochement des associations sont des entrepreneurs qui en sont à leur première expérience de réseautage.

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Une coopérative en mission

À des milliers de kilomètres des plantations de sucre et de cacao, la coopérative ottavienne La Siembra, nom espagnol qui signifie l’ensemencement, cultive le commerce équitable et biologique. En 2016-17 seulement, c’est 1000 tonnes de marchandise responsable qui ont transigé par les mailles commerciales de cette entreprise pionnière en Amérique du Nord avec l’importation de cacao et de sucre certifiés en provenance de l’hémisphère sud.

« Nous sommes dûment investis au quotidien, notamment par quatre principes phares qui guident les relations, ainsi que les actions de la Siembra », raconte d’entrée de jeu la directrice générale de cette coopérative, Kelly Storie. Ces principes qui guident la mission de l’organisation reposent sur les efforts destinés à la durabilité, à l’équité, au bousculement graduel des techniques agroalimentaires conventionnelles et surtout à l’utilisation de pratiques hautement démocratiques.

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Avoir sa part du gâteau

S’il est une tâche quotidienne qui commande les efforts de cette entreprise coopérative, c’est bien celle de voir à la popularisation des produits auprès des consommateurs. «Nos secteurs névralgiques d’activités au Canada sont la Colombie-Britannique, l’Ontario et le Québec, détaille la chargée des communications de La Siembra, Mélanie Broquet. Nos produits de la gamme Camino, entre autres, trouvent preneurs auprès de grandes chaînes commerciales, mais la concurrence reste très forte».

La partie n’est pas toujours facile. Les grandes entreprises accentuent la pression, notamment en achetant de petits joueurs équitables ou en façonnant des standards de certification maison. Stratégique, La Siembra varie son offre en proposant des produits en vrac. Son rôle de distributeur de sucre auprès de compagnies alimentaire au pays, par exemple pour du Kombucha, permet également une certaine diversification.

«La Coopérative a adopté une technique publicitaire d’après ses moyens, sans axer sur des campagnes de marketing à grande échelle », explique Mme Broquet. Puisque notre mission est d’éduquer notre clientèle de l’ensemble de l’œuvre entourant le produit, en plus de son bon goût, nous préconisons l’approche de vente directe. Les ventes personnalisées de la gamme forgent des opinions permanentes et conscientisées envers le marché équitable». Cette caractéristique de la vente du concept, en plus du produit comme tel, forme des influenceurs. À preuve, les volumes écoulés sont en croissance constante depuis les dernières années.

Pour répondre à cette progression, La Siembra compte d’ailleurs quitter bientôt ses vétustes locaux de la rue Florence pour occuper un espace plus vaste  acquis au début de l’été. 

Des millions équitables

Les achats équitables projetés de la coopérative sur le marché international sont estimés à 7.5 millions $ pour 2017-18. La chaîne d’approvisionnement de La Siembra englobe 16 regroupements de coopératives, comportant au total 38 407 fermes familiales. En décomposant davantage cette structure, on distingue certaines formations par région, entre autres NORANDINO au Paraguay. Il s’agit d’un regroupement de 4 790 producteurs locaux qui œuvrent principalement pour l’apport en sucre. On peut également s’attarder à l’exemple de CONACADO, en République Dominicaine, avec ses 10 000 entités locales, s’activant davantage autour de la fève de cacao.

Ces indispensables relations procurent à La Siembra les ingrédients nécessaires afin de commercialiser, par ses installations ontariennes de Mississauga, plusieurs produits bruts ou raffinés. On retrouve notamment la marque Camino et ses tablettes de chocolat, la variété d’ingrédients fins de cuisine, les saveurs de chocolats chauds, en plus des essentiels cafés.

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Marketing ou altruisme?

CHRONIQUE - COLLABORATION SPÉCIALE / Indispensable levier du développement social, humanitaire et économique, la philanthropie se diversifie de plus en plus en pratiques novatrices comme le don en argent, l’engagement bénévole, l’aide directe, l’entraide et l’engagement citoyen.

Plusieurs entrepreneurs font presqu’exclusivement de la mise en marché et du développement de leur image corporative en basant leurs décisions philanthropiques sur la capacité de rejoindre davantage leur clientèle cible. Mais ces entreprises ne peuvent pas tout avoir : le retour d’impôt associé aux dons et la visibilité qu’une commandite peut leur donner.

D’autres entreprises se transforment en alliés communautaires car leurs motifs premiers sont l’altruisme et la générosité. Ces deux types d'apport financier sont essentiels pour soutenir les organismes qui répondent aux vrais besoins des citoyens.

Collaborer plutôt que payer

L’époque où une entreprise offrait uniquement un chèque à un organisme de bienfaisance semble révolue. On constate que de plus en plus d’entreprises s’y prennent autrement. Elles réinventent la philanthropie à un moment où l’apport financier des gouvernements se transforme.

En retour d’une commandite, les entreprises veulent avoir une approche personnalisée. Elles se concurrencent afin de recevoir une visibilité plus grande selon leur investissement. Toutefois, il y a quelques mois, le Cercle des Sophie proposait à des centaines de professionnelles et de femmes d’affaires une nouvelle approche ancrée dans la solidarité. Quelle que soit leur contribution, toutes les entreprises recevaient les mêmes avantages et la même visibilité. 

Ce genre de philanthropie fait en sorte que tout le monde gagne : l’organisme de bienfaisance, l’entreprise et, en bout de ligne, la collectivité.

Une culture à développer 

Le bénévolat, l’aide directe ou l’entraide sont espérés car ils fournissent une expertise essentielle que plusieurs organismes n’ont pas les moyens de s’offrir. La mobilisation des employés par le truchement de la responsabilisation sociale peut parfois avoir plus d’impact qu’une contribution financière. Certaines entreprises innovent et acceptent que leurs employés fassent du bénévolat. Elles comptabilisent leurs heures de bénévolat et jumelleront parfois cette implication en capital humain en une contribution en capital financier. Le retour sur cet investissement en capital humain est important car il solidifie les liens entre les employés, valorise leurs compétences et apporte un sentiment d’utilité à la société. Ces employés retournent au travail enrichis d’expériences significatives améliorant très souvent leurs performances.

Pour faire une différence

Les entreprises doivent investir non seulement dans leur image mais solidairement dans une cause. Il n’est plus seulement question de rentabiliser leur commandite, c’est surtout un geste humain entre des gens qui ont des ressources et d’autres gens qui s’activent pour répondre aux besoins de la communauté. Rappelons-nous que la philanthropie est complémentaire à l’investissement public et qu’elle est plus que jamais une nécessité.

Ethel Côté est présidente de MécènESS & Institut social.

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Intelligence artificielle: secteur effervescent dans la région

Alors que les Google, IBM, Amazon et Facebook - pour ne nommer que ces géants – mènent une véritable course à l’intelligence artificielle (IA), des entreprises d’ici rivalisent d’algorithmes pour créer des technologies autonomes dans les secteurs manufacturiers, de l’automobile, de la comptabilité et autres.

Il n’y a pas de doute, le sujet est dans l’air du temps. La preuve: une centaine de développeurs, dont plusieurs à la tête de «startups» locales, sont réunis par un soir d’octobre au Centre d’innovation d’Ottawa. Au menu, des discussions animées sur l’intelligence artificielle autour de sandwiches, cafés et crudités.

Tous les mois, des rencontres de réseautage de ce type avec panels d’experts ont lieu dans cet édifice du chemin Bayview, situé près des plaines LeBreton, où des mordus d’intelligence artificielle échangent entre eux.

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Classer, identifier, résumer

Depuis bientôt cinq ans, l’entreprise IMRSV Data Labs, située à deux pas du Parlement, s’affaire à développer une technologie d’IA qui permet de classer, d’identifier et de résumer des documents, ainsi que de faire des recherches par mots-clés plus complètes.

«Ce que nous sommes en mesure de faire, c’est de prendre des informations, de les lire, de les comprendre et de vous aider à les organiser de façon automatique», explique le fondateur de l’entreprise, Samuel Witherspoon. 

«Si un de vos collègues vous présente un document ou un rapport et que vous n’avez pas le temps de le consulter, vous pouvez alors en lire le résumé», dit-il. Cette technologie permet aussi aux recruteurs qui reçoivent des centaines de CV, de ne retenir que ceux correspondant au profil d’employés recherchés. 

Détecter les Norbourg et Madoff 

La compagnie MindBridge, située dans l’est d’Ottawa, a pour sa part vu le jour il y a moins de trois ans, avec la création d’une technologie d’IA permettant de détecter les anomalies financières échappant à l’oeil des comptables et des vérificateurs.

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Entre Robinson Crusoé 
et Steve Jobs

Les «technomades», vous connaissez? Ce nouveau terme définit à lui seul tous ces travailleurs autonomes branchés et sans domicile fixe qui se dorent la pilule au soleil pendant que les autres suent sang et eau sur des chaînes de montage ou entre deux divisions psychologiques de bureau. C'est le nouveau fantasme professionnel du XXIe siècle.

Avec l’arrivée de technologies informatiques toujours plus légères, plus autonomes et plus polyvalentes, on n’aurait plus besoin de bureau pour faire du boulot. Après l’ère du télétravail à la maison, on a poussé l’audace jusqu’à pouvoir gérer ses affaires dans des lieux exotiques. Un bureau au bout des doigts sur une plage à Pattaya en Thaïlande? Ce serait possible… Nous sommes entrés dans l’univers de ce que plusieurs auteurs, bloggeurs et vloggeurs appellent le «nomadisme digital».

Ce croisement entre Robinson Crusoé et Steve Jobs, on y a tous pensé, mais la plupart n’ont pas fait le saut.

Deux jeunes entrepreneurs de Gatineau ont voulu assouvir leur appétit pour le voyage, tout en gagnant leur croûte, en partie par le biais des dernières technologies, et ce, sur la route. C’est le saut dans le vide qu’ont récemment tenté Gabriel Vaugeois et Maya Dib de Gatineau.

Après une mise à pied particulièrement affligeante qui a engendré une remise en question chez Gabriel et une pause académique pour Maya après l'obtention d'un baccalauréat en musique à l’Université d’Ottawa, nos deux baroudeurs ont tenté le tout pour le tout et se sont d’abord retrouvés en Amérique latine. Huit pays dévorés en un an, mais de façon on ne peut plus improvisée.

«On a fait beaucoup d’erreurs; on s’est planté pas mal souvent», raconte Gabriel (dit Batailleur) Vaugeois, 25 ans. «C’est pas nécessairement facile et si c’était le cas, tout le monde le ferait.»

«Il y a eu des moments difficiles», avoue Maya Dib, également 25 ans. 

«Des fois, je me demandais : est-ce que je vis un rêve utopique?», enchaîne Gabriel.

Après le Pérou, le Chili, la Colombie, le Nicaragua, le Honduras, le Guatemala, le Mexique et Cuba en 2015-2016 – Gabriel et Maya reviennent au bercail à Gatineau pour faire le point et retenter l’expérience, mais de façon moins anarchique et improvisée.


Deuxième essai 

Repartis le 15 septembre dernier, Le Droit les a joints à La Paz, capitale de la Basse-Californie du Sud au Mexique. Cette fois, les jeunes disaient être occupés près de sept heures par jour dans l’appartement qu’ils y ont loué pour répondre aux exigences de leurs multiples chapeaux : Maya donne des cours d’anglais à des Chinois de Beijing par Internet, pendant que Gabriel répond à des appels d’offres, trouve des clients sur LinkedIn et décroche des contrats d’optimisation et de référencement de sites web. 

Nos deux micro-entrepreneurs ont aussi de la suite dans les idées pour trouver de quoi mettre dans leur assiette : ils commencent à vendre des photos de voyage sur iStockphoto, une banque d’images détenue par Getty Images; ils ont également ouvert boutique sur Etsy, un site de vente en ligne spécialisé dans les créations personnelles et le vintage. Ils y vendent des vêtements usagés. 

Ils ont aussi lancé ce qu’ils appellent une «web-série de voyage» sur YouTube qui compte déjà 93 clips amateurs d’éditos personnels sur leurs pérégrinations. 

Les deux aventuriers avouent ne pas faire fortune, mais nous assurent manger à leur faim. 

«C’est pas pour tout le monde. Y a des gens qui le prennent mal et qui pensent qu’on dit que c’est la clé ultime du bonheur et que les autres vivent mal leur vie», explique Maya qui avoue que sa famille ne comprend pas vraiment ses choix. 

«Ça prend du temps, ça prend peut-être même quelques années pour construire quelque chose comme ça, mais tu peux le faire. (…) C’est presque du bénévolat pour les premières années, mais lentement, graduellement, ça se développe, ça devient ton entreprise. (…) Faut être vraiment sûr que c’est ça que tu veux faire, que ça soit ta passion. (…) Ça a l’air un peu quétaine à dire, mais tu vas surtout être riche dans l’âme,» conclut Maya, qui comme son copain, est aussi musicienne, chanteuse et compositrice. 

Durant ce second périple, après le Canada, la côte ouest américaine et maintenant le Mexique, nos nomades espèrent aller rejoindre des amis au Guatemala dans un atelier qui produit du kombucha. 

Devraient suivre, le Moyen-Orient, l’Asie, l’Europe et… Gatineau, d’ici cinq ans, si tout va bien.

Le Droit Affaires

Le monde pour lieu d'affaires

Repartis le 15 septembre dernier, Le Droit les a joints à La Paz, capitale de la Basse-Californie du Sud au Mexique. Cette fois, les jeunes disaient être occupés près de sept heures par jour dans l’appartement qu’ils y ont loué pour répondre aux exigences de leurs multiples chapeaux : Maya donne des cours d’anglais à des Chinois de Beijing par Internet, pendant que Gabriel répond à des appels d’offres, trouve des clients sur LinkedIn et décroche des contrats d’optimisation et de référencement de sites web.

Nos deux micro-entrepreneurs ont aussi de la suite dans les idées pour trouver de quoi mettre dans leur assiette : ils commencent à vendre des photos de voyage sur iStockphoto, une banque d’images détenue par Getty Images; ils ont également ouvert boutique sur Etsy, un site de vente en ligne spécialisé dans les créations personnelles et le vintage. Ils y vendent des vêtements usagés.

Ils ont aussi lancé ce qu’ils appellent une «web-série de voyage» sur YouTube qui compte déjà 93 clips amateurs d’éditos personnels sur leurs pérégrinations. 

Les deux aventuriers avouent ne pas faire fortune, mais assurent manger à leur faim.

«Ce n’est pas pour tout le monde. Y a des gens qui le prennent mal et qui pensent qu’on dit que c’est la clé ultime du bonheur et que les autres vivent mal leur vie», explique Maya qui avoue que sa famille ne comprend pas vraiment ses choix. 

«Ça prend du temps, ça prend peut-être même quelques années pour construire quelque chose comme ça, mais tu peux le faire.
C’est presque du bénévolat pour les premières années, mais lentement, graduellement, ça se développe, ça devient ton entreprise.  Faut être vraiment sûr que c’est ça que tu veux faire, que ça soit ta passion.  Ça a l’air un peu quétaine à dire, mais tu vas surtout être riche dans l’âme», conclut Maya qui, comme son copain, est aussi musicienne, chanteuse et compositrice.

Durant ce second périple, après le Canada, la côte ouest des États-Unis et maintenant le Mexique, nos nomades espèrent aller rejoindre des amis au Guatemala. 

Devraient suivre, le Moyen-Orient, l’Asie, l’Europe et… Gatineau, d’ici cinq ans, si tout va bien.

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Le temps d'un brandy

CHRONIQUE - COLLABORATION SPÉCIALE / Avec l’automne, les journées deviennent de plus en plus courtes. Les feuilles des arbres se colorent et puis tombent et le climat se fait de plus en plus froid. On ne se le cachera pas, le temps est idéal pour déguster un bon brandy! Mais avant de choisir son brandy, il faut d’abord comprendre ce qu’est réellement ce genre de spiritueux. En fait, «brandy» est une famille de spiritueux fait à base de jus de fruits fermentés. D’ailleurs, le mot brandy provient du néerlandais brandewijne, qui signifie «vin brûlé». Avec cette chronique, j’ai envie de vous faire découvrir deux types de brandies auxquels vous avez facilement accès.

Le brandy de raisins

Ce brandy de raisins est définitivement le plus populaire et surtout le plus traditionnel. Armagnac et Cognac, ces mots doivent vous sembler familiers? Ce sont des spiritueux de la famille des brandies de raisins qui sont rattachés à une appellation contrôlé. Bien sûr, chacun de ces brandies possède son cahier de charge réglementaire en matière de terroir et de conception, ce qui en font des spiritueux tout à fait magnifiques. 

Le terroir de ces appellations joue un rôle incroyable. Par exemple, le Cognac se divise en six crus (régions). Chacun d’entre eux offre un sol bien à lui qui, par le fait même, amène aux raisins, aux vins et aux spiritueux, un caractère très différent. Le Cognac est grandement reconnue pour sa finesse et son coté très floral. L’Armagnac, lui, est plus rustique, mais ô combien succulent. L’Espagne, l’Italie, la Grèce, les États-Unis et même le Canada fabriquent de magnifiques brandies de raisins et ce, selon la culture et la mentalité de certaines maisons. Par exemple, la maison Torres, en Espagne, fabrique un brandy de la même façon qu’on le fait en France, dans la région de Charente, pour le Cognac. 

Le brandy de pommes

Le brandy de pomme est sans contredit l’un des premiers spiritueux artisanaux à avoir vu le jour au Québec. À la fin des années 1990, un certain Michel Jodoin nous offrait ce spiritueux à la suite de la distillation d’un cidre. À l’époque, M. Jodoin avait appelé son produit Calvabec. Il n’en fallait pas plus pour que le département de l’appellation de Calvados débarque au Québec en imposant un changement de nom. Pourquoi? Parce que le Calvados est, tout comme le Cognac et l’Armagnac, une appellation contrôlée, mais cette fois-ci, dans l’univers des brandies de pommes. Pour être un Calvados, le spiritueux doit être construit en France, plus spécifiquement en Normandie. Actuellement, il y a trois sous appellations au Calvados, à savoir le Calvados Normand, le Calvados Pays d’Auge ainsi que le Calvados Domfrontais. Chacune de ses sous appellations a bel et bien son cahier de charge pour assurer de magnifiques résultats et pour protéger les producteurs. À titre d’exemple, le Calvados Domfrontais doit contenir un minimum de 30% de poires à l’intérieur de son moût alors que le Calvados Pays d’Auge doit contenir un maximum de 30%. La distillation des deux sous appellations est aussi complètement différentes. Cela génère des profils différents mettant en valeur le terroir.

Bien sûr, il y a d’autres types de brandies. On peut voir des brandies de framboises, de poires et même de bleuets. Mais actuellement, ces types de brandies sont très peu présents dans notre marché.

La tâche de choisir votre brandy ne sera probablement pas facile. Pour vous aider ou même pour comprendre d’avantage l’univers de certains brandies, du Cognac et du Calvados, je vous invite à consulter ma plateforme web. Vous y trouverez aussi quelques chroniques très complètes sur l’univers de cette famille fascinante qu’est le brandy.

Le Droit Affaires

Ottawa, capitale canadienne des véhicules autonomes?

Les regards se sont récemment posés sur Ottawa, où les premiers essais routiers d’une voiture sans conducteur à survenir sur une route municipale, plutôt qu’en circuits fermés, ont eu lieu au pays, avec notamment à bord la première ministre de l’Ontario, Kathleen Wynne.

Cette nouvelle étape dans le développement de système de capteurs et de logiciel pour la conduite par intelligence artificielle a été franchie dans le cadre d’une entente entre la Ville d’Ottawa et l’entreprise BlackBerry QNX, dont le centre d’innovation pour véhicules autonomes est situé à Kanata.

La question n’est donc plus de savoir s’il y aura un jour des voitures sans conducteur sur les routes. «La question c’est quand? Comment ? Combien ça va coûter ? Comment est-ce que ça va marcher ? Et est-ce qu’on a réfléchi à toutes les circonstances possibles pour déterminer, par exemple, qui en sera responsable», soulève le professeur à l’École des sciences de l’information de l’Université d’Ottawa, André Vellino.

Le Droit Affaires

Comment trouver le local idéal?

Avant de vous lancer dans la recherche d’un nouvel espace de travail, il vous faut bien saisir vos besoins. Prenez un papier et un crayon, puis notez ce que les experts vous conseillent.

Étape 1 : Comprendre vos besoins 

Pour vous aider à bien saisir ce que vous cherchez, le courtier immobilier avec qui vous travaillez doit connaître votre entreprise. Le président de KW Distinction et courtier immobilier, Stéphane Bisson, explique qu’il tente d’en apprendre davantage sur l’entreprise de son client. 

«Je leur pose des questions sur leur entreprise: c’est quoi les heures d’ouverture, l’achalandage, le besoin en stationnement, en technologie. Je veux savoir si l’entreprise prévoit construire un centre de données, installer une climatisation particulière, ou encore créer des espaces de formation», raconte-t-il. 

Le Droit Affaires

Découvrir le Guatemala

CHRONIQUE - COLLABORATION SPÉCIALE / Je ne vous le cacherai pas, le Guatemala n’était pas sur ma «bucket list». Une semaine sur une plage mexicaine ou une aventure dans la jungle tropicale du Costa Rica sont des exemples de vacances dans le sud plus typiques. J’étais à la recherche d’une destination soleil pas trop loin du Canada, mais qui offrait tout de même des découvertes culturelles. Une courte recherche et je trouve rapidement la solution : un billet d’avion pour Antigua, Guatemala!

Une cité coloniale 

Arrivée à Antigua, je comprends immédiatement pourquoi elle est l’une des plus belles cités coloniales d’Amérique. Entrée en 1979 au Patrimoine mondial de l’humanité (UNESCO), Antigua offre des rues calmes, colorées et fleuries, des églises en ruines et d’impressionnantes portes qui mènent vers de ravissantes demeures coloniales. Derrière ces énormes portes se cachent aussi des cours intérieures à couper le souffle. On trouve ici des fontaines d’eau, de grands arbres, des planchers en mosaïque, bref, le parfait endroit pour s’asseoir et boire un bon café guatémaltèque. Même que le seul McDonald’s en ville avait lui aussi une impressionnante cour intérieure. Qui aurait cru que c’est au Guatemala que Ronald déguste ses croquettes de poulet dans le gros luxe ? 

Le marché central 

Une fois les petites rues explorées, je me sens prête pour une expérience un peu moins touristique. Donde esta la estacion de autobus? Mon sympathique hôte à mon auberge m’explique comment me rendre à la station d’autobus, parfait endroit pour prendre le pouls de la ville. À la station d’autobus et au marché central, je suis fascinée par les cris des vendeurs, les tissus des marchands pour la plupart d’origine Maya et l’encens qui nous rappelle le mélange des traditions catholiques et mayas. Mon instinct de photographe me pousse à vouloir prendre des clichés de ces belles marchandes aux habits traditionnels mais je demande avant la permission. La culture maya est de nature timide et réservée et il est préférable de tisser des liens plutôt que d’immédiatement pointer la caméra sans un simple hola!   

Les bus «poulet» du Guatemala

Je croyais avoir terminé mon après-midi au marché, mais je remarque des dizaines et dizaines d’autobus colorés. Plus connus par leur nom populaire de chicken bus (le mot «poulet» se réfère au fait que les guatémaltèques ruraux transportent à l'occasion des animaux vivants comme le poulet), ils sont en fait des autobus scolaires retirés des routes du Canada et des États-Unis. Ici, on leur donne une seconde vie et les propriétaires et chauffeurs s’amusent à décorer les autobus avec leurs noms et parfois même avec une thématique. Naviguer les chemins à bord d’un autobus poulet reste une expérience à ne pas manquer mais assurez-vous d’avoir vos pilules contre la mal de transport! 

Le Droit Affaires

Garde-robe capsule: une tendance loin de s’essouffler

CHRONIQUE - COLLABORATION SPÉCIALE / Connaissez-vous la garde-robe capsule?

Mieux connue sous le terme anglophone «Capsule Wardrobe», c’est une façon de faire qui gagne de plus en plus en popularité. 

Penser ou repenser les vêtements que l’on possède 

Le principe de la garde-robe capsule s’appuie sur le fait de privilégier la qualité des vêtements et non la quantité.  Bref, il est plus important d’avoir des vêtements avec lesquels on peut faire plusieurs agencements que d’en avoir une grande quantité, mais qui n’ont aucune cohérence. 

Les plus minimalistes opteront pour une garde-robe de 30 ou 40 éléments, mais vous pouvez personnaliser le concept selon vos besoins et votre réalité.

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L’ESSAYER C'EST L'ADOPTER?

Les adeptes de ce type de garde-robe vous diront qu’ils comportent plusieurs avantages et qu’ils ne s’en passeraient plus.  

Économie de temps

Fini les longues minutes passées à contempler ses vêtements et à se demander quoi porter le matin. Comme toutes les pièces ont une raison d’être, il est beaucoup plus facile de créer des combinaisons.

Économie d’argent

Vous évitez de faire des achats impulsifs puisque vous avez réfléchi à vos besoins et à vos désirs pour la saison.  

Économie d’espace

Comme vous n’avez que des éléments utiles et que vous aimez, l’espace réservé à votre garde-robe se voit désencombré.

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TENTER LE COUP

En mode, l’année se décline en deux saisons : le printemps-été et l’automne-hiver. Alors, deux fois par année, prenez le temps de faire le tri et d'analyser les vêtements que vous possédez. 

  • Privilégiez les vêtements dont la coupe et la couleur vous vont bien.
  • Fixez-vous une ligne directrice avec des couleurs et des motifs qui s’agencent bien entre eux.
  • Assurez-vous d’avoir les bons basiques puisqu’ils traverseront bien le temps d’une saison à l’autre et pourront s’agencer avec les éléments plus tendance et plus éphémères.
  • Faites une liste des éléments clés et des tendances de la saison que vous désirez intégrer dans votre capsule.
  • Assurez-vous que chaque pièce s’intègre dans plusieurs tenues. 

Que vous soyez un homme ou une femme, une recherche rapide sur le Web, spécialement sur le site Pinterest, vous permettra de trouver une tonne d’idées, de conseils et de suggestions pour la création de votre capsule.