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Benoît Nadon a toujours su qu’il serait entrepreneur. Du sous-sol de son oncle à un immeuble tout neuf de 10 000 pieds carrés, le fondateur d’Enseignes Multi Graphique trace son chemin depuis 32 ans, le succès lui ayant souri dès ses premiers coups de pinceau à main levée sur des enseignes en contreplaqué.
Benoît Nadon a toujours su qu’il serait entrepreneur. Du sous-sol de son oncle à un immeuble tout neuf de 10 000 pieds carrés, le fondateur d’Enseignes Multi Graphique trace son chemin depuis 32 ans, le succès lui ayant souri dès ses premiers coups de pinceau à main levée sur des enseignes en contreplaqué.

Naître sous une bonne enseigne

Isabelle Brisebois
Isabelle Brisebois
Collaboration spéciale
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Benoît Nadon a toujours su qu’il serait entrepreneur. Du sous-sol de son oncle à un immeuble tout neuf de 10 000 pieds carrés, le fondateur d’Enseignes Multi Graphique trace son chemin depuis 32 ans, le succès lui ayant souri dès ses premiers coups de pinceau à main levée sur des enseignes en contreplaqué.

« J’ai grandi dans le monde des affaires, se rappelle-t-il. Ma grand-mère possédait une boutique d’antiquités, mon grand-père un magasin général, sans oublier mon père et les Nadon qui sont reconnus dans le commerce du couvre-plancher à Angers, où j’ai grandi, et même jusqu’à Montréal.»

Doué en dessin, il décroche à 14 ans des contrats pour faire le lettrage au pinceau d’autos de course et d’enseignes des « spéciaux de la semaine » dans les épiceries du coin. Cinq ans plus tard, le diplômé en dessin publicitaire fait le grand saut et fonde son entreprise. En 1991, son chiffre d’affaires annuel s’élève à plus de 100 000 $.


« J’ai investi 2 000 $ pour démarrer mon commerce. J’habitais encore chez mes parents et je louais un local dans le sous-sol chez mon oncle. Déjà je voyais grand et cette situation n’était que le début d’une grande aventure. Rapidement, mon nom a circulé et on pouvait voir mes enseignes et lettrages sur des camions et des devantures de commerces, entre autres. »
Benoît Nadon

Les obstacles

N’ayant pas froid aux yeux, le jeune homme de 23 ans se présente en 1994 chez Desjardins et obtient un prêt de 120 000 $ pour faire l’achat d’un immeuble de 4 000 pieds carrés au 1085, boulevard Maloney Est, édifice qu’il occupera pendant plus de 25 ans et qu’il revendra à quatre fois le prix initial. « J’ai toujours été confiant et positif envers l’avenir, fait-il valoir. Pour moi, un non, ça n’existe pas. Si une porte se ferme, je vais en ouvrir une autre. »

Vient en 1998 un premier obstacle dans son parcours jusque-là synonyme de bonne fortune. Il acquiert un concurrent de taille alors que le projet d’agrandissement de son immeuble tombe à l’eau. « Ma bâtisse n’était plus assez grosse pour fournir à la demande en production, se souvient-il. On se pilait sur les pieds et la croissance de l’entreprise plafonnait. »

Benoît Nadon

Visionnaire, l’homme d’affaires s’est relevé les manches et son chiffre d’affaires annuel totalise maintenant 1,5 million de dollars. Enseignes Multi Graphique compte 12 employés et dessert plus de 1 000 clients. Et depuis l’an dernier, elle abrite ses opérations dans un immeuble tout neuf de 10 000 pieds carrés, situé au 475, chemin Industriel. Un projet de 2 millions qu’il a espéré et visualisé pendant 10 ans, où tout a été pensé pour maximiser la production et la croissance.

Les services offerts par l’entreprise se divisent en trois catégories : la fabrication d’écrans numériques et d’enseignes lumineuses pour des entreprises qui en font la vente (35 % de ses ventes), l’installation ( 35 %)  ainsi que la conception, fabrication et vente d’écrans numériques et d’enseignes pour des clients du Québec et du Canada. Enseignes Multi Graphique est certifié UL, ce qui lui permet d’exporter partout en Amérique du Nord.

« La qualité de nos produits et notre service haut de gamme, c’est ce qui nous distingue, affirme-t-il. On mise sur le choix des matériaux et l’assemblage minutieux des enseignes. Plusieurs d’entre elles sont en parfait état et ce, dix ans après leur création. Nos employés aiment travailler ici et sont fiers de chacune de nos réalisations, que ce soit celles de la STO ( Société de transport de l’Outaouais ), du Casino, de Brigil et d’épiceries de la région. Et ce ne sont là que quelques exemples ».

L’avenir

Son succès, l’entrepreneur tient à dire qu’il le doit à son équipe, « sa famille mutigraphique », de laquelle il prend soin en lui offrant un milieu de travail sain et respectueux. Il s’est entouré d’employés dévoués et compétents, dont certains sont à ses côtés depuis près de 20 ans, notamment Roger Lorenzo. « Quand je prenais l’autobus scolaire, je passais devant Enseignes Lorenzo et je voyais le père de Roger réaliser le lettrage sur des camions. Je rêvais de faire comme lui. En 1994, j’ai racheté son équipement et maintenant, son fils est l’un de mes plus fidèles alliés. »

Benoît Nadon vu par notre caricaturiste Bado

Depuis sa fondation, Enseignes Multi Graphique connaît une croissance annuelle de 5 à 10 %. D’une confiance inébranlable envers l’avenir, Benoît Nadon souhaite, d’ici cinq ans, afficher un chiffre d’affaires de plus de deux millions de dollars annuellement, agrandir l’équipe et exporter aux États-Unis. Et, peut-être, ralentir un peu la cadence…

« À l’adolescence, pendant que mes chums sortaient dans les bars, moi, j’avais déjà des clients, souligne-t-il. J’ai 50 ans, un fils de huit ans et j’ai envie de penser un peu plus à moi. J’ai toujours été prudent en affaires et aujourd’hui, je jouis d’une sécurité financière. Je ne suis pas prêt à prendre ma retraite, j’aime trop ce que je fais, mais je peux déjà penser à planifier la relève ! »