Fidélice: Gatineau et Phnom Penh à l’unisson

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Fidélice: Gatineau et Phnom Penh à l’unisson

Jean Gagnon
Jean Gagnon
Collaboration spéciale
Deux mai 1964, à Phnom Penh au Cambodge, naît Rasmey You. Le même jour, à plus de 13 000 kilomètres de là, vient au monde à Québec la future gatinoise Anne Chabot. Vingt-trois ans ans plus tard, en 1987, les deux futurs complices qu’un continent et un océan séparaient deviennent un couple. Et en octobre 1989, à l’âge de 25 ans seulement, le duo se lance en affaires et ouvre une première pâtisserie Fidélice à Gatineau.  Coup du sort ou du destin ? Une chose est certaine, tous deux voulaient vivre une passion et c’est ensemble qu’ils y sont parvenus.

Tout jeune, Ramsey You vendait déjà du pain sur les trottoirs de la capitale cambodgienne et rêvait d’ouvrir son propre commerce un jour. En janvier 1981, il arrive à Montréal comme réfugié après avoir fui, avec sa famille, le régime sanguinaire et génocidaire du premier ministre Pol Pot et ses Khmers rouges. « Je n’avais jamais vu de Blancs ou d’Africains avant d’arriver à Montréal. »  Embauché dans une pâtisserie montréalaise comme plongeur, il s’initie lentement au travail de pâtissier. « Je n’avais jamais entendu parler de pâtisserie, je ne connaissais ni le français ni l’anglais. Je n’avais jamais goûté à la crême avant d’arriver ici, je n’en avais jamais entendu parler », se souvient-il.  Un an plus tard, la décision était prise : il allait opérer sa propre pâtisserie.

Toute jeune, Anne Chabot rêvait elle aussi de pâtisserie. C’est en regardant sa mère faire qu’elle prend goût à la préparation des desserts. « À l’adolescence, je m’achetais déjà des revues de pâtisserie. » Cette passion l’a conduite à l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec à Montréal. « Dans dix ans, j’aurai ma pâtisserie », se dit-elle alors.

Harcèlement : beaucoup de travail reste à faire

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Harcèlement : beaucoup de travail reste à faire

Dominique La Haye
Dominique La Haye
Collaboration spéciale
Alors que le Québec oblige depuis janvier 2019 les employeurs à se doter d’une politique de prévention du harcèlement psychologique et sexuel en milieu de travail, un an plus tard, bon nombre d’entre eux tardent encore à se conformer à la nouvelle loi, selon les experts consultés par Le Droit AFFAIRES. Même constat en Ontario, où une mesure législative similaire a été adoptée en 2016. Le point sur la situation...

« Je rencontre beaucoup d’employeurs québécois qui ne savent même pas qu’ils sont obligés d’avoir cette politique-là. Donc leur politique n’est pas écrite, elle n’est pas divulguée et les employés n’ont pas été sensibilisés », remarque la présidente de Samson RH, Sylvie Samson.

La dirigeante de la firme gatinoise d’experts en gestion des ressources humaines - qui compte six enquêteurs à temps plein répondant à près d’une centaine de plaintes annuellement en matière de harcèlement - constate que la situation est semblable auprès de sa clientèle d’affaires sur la rive ontarienne.

Conseils d'experts pour se doter d’une politique anti-harcèlement au travail

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Conseils d'experts pour se doter d’une politique anti-harcèlement au travail

Dominique La Haye
Dominique La Haye
Collaboration spéciale

« Le conflit est inhérent à la nature humaine. Il y a des conflits dans tous les milieux. Donc dans les milieux de travail, il ne peut pas y avoir d’organisations sans conflits, mais il peut y avoir des organisations sans harcèlement psychologique. C’est possible si on permet aux individus d’exprimer les situations qu’ils vivent, parce que la majeure partie des cas de harcèlement psychologique sont un conflit qui dégénère. »

- Éric Gosselin, professeur de relations industrielles à l’UQO

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« Les hauts gestionnaires doivent croire en leur politique. S’ils y croient, alors c’est que la mentalité de l’entreprise, ce n’est pas zéro plainte, mais plutôt zéro victime de harcèlement. Ce n’est pas la même chose. Ça veut dire qu’on fait de la formation pour avoir des bonnes pratiques (…) et les bonnes pratiques ont du cœur; ce ne sont pas que des papiers. »

- Katherine Lippel, juriste et membre de la Chaire de recherche du Canada en droit de la santé et de la sécurité du travail à la Faculté de droit de l’Université d’Ottawa

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« Ignorer le problème, c’est probablement la pire chose. Donc, il ne faut surtout pas passer ça sous le tapis et il faut agir dès le début. Ça c’est au niveau de la gestion des situations. Mais la première chose à faire est de plancher au niveau de la prévention. On a l’obligation d’avoir une politique écrite, alors on devrait l’avoir, la communiquer et s’assurer que tout le monde la comprend. »

- Marc Thibodeau, chef d’équipe chez Samson RH

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« Premièrement, c’est de reconnaître l’existence (du harcèlement au travail) et de savoir aussi que ça n’ira pas en diminuant, parce que ce n’est pas vrai qu’on va reculer comme société. Deuxièmement, c’est de se conformer à la loi, parce qu’il y en a beaucoup qui ne se sont pas conformés à la loi en mettant en place une politique. Ensuite, c’est de diffuser cette politique-là et de profiter de sa diffusion pour rappeler les valeurs de l’organisation et les exigences et les attentes qu’on a comme employeur pour que les employés soient en phase avec l’organisation. »

- Jean-François Tremblay, professeur de relations industrielles à l’UQO

Harceleur et harcelé: un profil type?

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Harceleur et harcelé: un profil type?

Dominique La Haye
Dominique La Haye
Collaboration spéciale
Volée de coups, morsures, bousculades, regards menaçants, gestes humiliants et indécents: non, il ne s’agit pas du mémorable match de boxe de 1997, lors duquel Mike Tyson a croqué les oreilles de son adversaire Evander Holyfield. C’est plutôt la dure réalité à laquelle plusieurs travailleurs sont confrontés, lorsque leur routine métro-boulot-dodo vire au cauchemar.

Il faut savoir que près d’un travailleur sur cinq ou 20 % d’entre eux estiment avoir été victimes de harcèlement psychologique durant une année de travail, selon les données divulguées en 2016 par l’Enquête québécoise sur la santé de la population (EQSP).

Ces données s’apparentent à celles dévoilées en 2018 par Statistique Canada et selon lesquelles 19 % des femmes et 13 % des hommes ont déclaré avoir été victimes de harcèlement dans leur milieu de travail au cours de l’année précédente. Les insultes verbales étaient le type de harcèlement le plus répandu, suivies par les comportements humiliants, les menaces personnelles, la violence physique et le harcèlement sexuel.

Selon le professeur en relations industrielles de l’UQO, Jean-François Tremblay, c’est cependant moins de 1 % des plaintes déposées qui, une fois passées à travers le processus administratif, sont considérées comme du harcèlement psychologique. Cela, dit-il, rend donc le phénomène difficile à quantifier et à qualifier.

Points saillants sur le harcèlement au travail

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Points saillants sur le harcèlement au travail

Dominique La Haye
Dominique La Haye
Collaboration spéciale

AU QUÉBEC :

2004 :

  • Entrée en vigueur de dispositions sur le harcèlement psychologique contenues dans la Loi sur les normes du travail, afin de protéger les salariés contre le harcèlement psychologique au travail. Il s’agit alors d’une première en Amérique du Nord.

2019 :

  • Entrée en vigueur depuis janvier 2019 des modifications apportées à la Loi sur les normes du travail, afin d’obliger tous les employeurs du Québec à se doter d’une politique de prévention du harcèlement psychologique et de traitement des plaintes. Les gestes à caractère sexuel sont dorénavant spécifiquement mentionnés comme faisant partie des « conduites vexatoires » incluses dans la définition du harcèlement psychologique.
CPCS: changer le monde, un pays à la fois

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CPCS: changer le monde, un pays à la fois

Marc Gauthier
Marc Gauthier
Collaboration spéciale
En visitant les bureaux de la compagnie CPCS dans le sud d’Ottawa, on est loin de se douter que ces employés besogneux et silencieux devant leur écran sont en train de changer la vie de millions de personnes à travers le monde.

Ici, on conçoit un système ferroviaire pour le Sri Lanka, on réorganise la production pétrolière au Madagascar pour lui faire économiser des millions de dollars, on planifie un train léger pour le Sénégal ou encore, on décortique le réseau électrique du Cameroun pour le rendre plus efficace. Les projets sont d’envergure et les enjeux cruciaux pour ces pays émergents.

CPCS n’est pas une firme d’ingénierie ni de financement. Elle se trouve entre les deux. C’est une consultante qui se spécialise dans le transport et l’énergie pour le bénéfice du secteur public. Sa force ? Offrir à la fois des conseils en gestion, en financement, des avis juridiques et réglementaires.

« On est dans le big thinking », explique Marc-André Roy, l’un des deux codirigeants de la compagnie. Avec son collègue Jean-François Arsenault, il assume une direction bicéphale de CPCS. Les deux francophones sont des purs produits de l’entreprise. « Nos projets ont de l’impact, on change la vie des gens », ajoute-il, avec un brin de fierté.

La compagnie d’Ottawa revoit présentement le réseau de distribution de l’énergie au Cap-Vert dans le but de le privatiser. La même chose a été faite en Tanzanie avec le système ferroviaire. Efficacité et rendement sont au cœur de cette entreprise-conseil qui réalise 65 % de son chiffre d’affaires dans les pays émergents pour le compte de grandes institutions telles que la Banque Mondiale.

Les agences de placement sous pression

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Les agences de placement sous pression

Sandrine Vieira
Collaboration spéciale
Les agences de placement de personnel et de recrutement de travailleurs étrangers temporaires ont été frappées de plein fouet par un nouveau règlement, entré en vigueur le 1er janvier dernier. L’implantation de ce règlement au Québec a notamment des impacts considérables sur les permis, les clauses salariales et les clients de ces agences.

Le Règlement sur les agences de placement de personnel et les agences de recrutement de travailleurs étrangers temporaires impose notamment l’obligation de détenir un permis d’agence, l’obligation de mettre en place un cautionnement d’un montant de 15 000$ et d’informer la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) de tout changement relatif à la validité du permis.

Les agences doivent également indiquer ledit numéro de permis sur tout document utilisé dans le cadre de leurs activités et afficher leur permis de manière à ce qu’il soit visible dans chacun de leurs établissements. Elles ne peuvent pas non plus exiger de frais reliés à la formation d’un employé, son affectation ou toute aide relative pour son embauche.

En termes de salaires, les agences ne peuvent pas offrir un taux salarial inférieur à celui accordé aux salariés de l’entreprises cliente qui effectuent les mêmes tâches que ledit salarié. Pour Éric Joanisse, vice-président chez C.L.A. Personnel, une agence de recrutement en Outaouais, c’est bien là la plus grosse modification du nouveau règlement.

La Fabrique laitière: préparer la nouvelle génération

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La Fabrique laitière: préparer la nouvelle génération

Jean-Simon Milette
Jean-Simon Milette
Le Droit
Oeuvrant dans le domaine laitier depuis plus de 60 ans, l’entreprise de St-Isidore La Fabrique laitière prépare tranquillement son changement de garde.

Le propriétaire actuel de l’entreprise de l’Est ontarien, Luc Villeneuve, a d’abord repris les rênes de l’entreprise de son beau-père, Roger Ménard, en 1988.

« J’ai travaillé pour mon beau-père pendant plusieurs années, mais pas à La Fabrique. Au départ, M. Ménard avait un pied dans l’industrie du bois. Il s’est ensuite bâti une fromagerie en 1959. Peu de temps après, il s’est lancé dans le transport laitier pour accompagner sa fromagerie. Sa fromagerie a dû être fermée en 1974, mais il a continué le transport du lait. Plus tard, ma femme et moi, on a acheté La Fabrique. »

M. Villeneuve et sa conjointe, Danielle Villeneuve, aujourd’hui décédée, ont d’ailleurs toujours entretenu le rêve de léguer l’entreprise à leurs enfants.

« Je veux que ça reste dans la famille, les enfants vont être la troisième génération», a-t-il lancé fièrement. « J’ai 64 ans, j’approche de la retraite. Mes enfants sont intéressés. Mon gars ne travaille pas pour moi, mais je l’ai quand même impliqué dans la compagnie avec nous. »

Pour le moment, M. Villeneuve demeure bien en selle à la tête de son entreprise. Il siège aussi à titre de directeur de Ontario Milk Transportation Association  et se penche régulièrement sur des dossiers importants dans le domaine du lait, dont la pénurie de main-d’oeuvre.

Un gros poisson dans un petit océan

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Un gros poisson dans un petit océan

Émilie Pelletier
Émilie Pelletier
Initiative de journalisme local — Le Droit
On peut dire que dans son domaine, Jean Lafrenière est comme un poisson dans l’eau. De sa campagne de la Vallée-de-la-Gatineau, à Gracefield, celui-ci a récemment célébré, avec sa famille, le premier anniversaire de l’ouverture de son magasin, La Poissonnerie.

L’émotion ressentie par M. Lafrenière lors de cette grande ouverture est toujours palpable lorsqu’il raconte ce moment. Quand il a vu que les clients avaient fait la file pendant des heures pour venir acheter ses produits, il a été comblé.

Il se souvient aussi de ses débuts, lorsqu’il vendait du poisson et des fruits de mer de porte-à-porte, il y a une trentaine d’années. « C’est comme ça que j’ai commencé. Je travaillais pour une compagnie d’Ottawa à ce moment-là. J’avais comme objectif de refaire ma clientèle dans le coin de la Vallée-de-la-Gatineau, parce que je voulais y demeurer. »

Et c’est exactement ce qu’il a fait, mais en s’ajustant aux tendances du jour.

« Ma belle-fille Maxim est arrivée dans l’équipe de La Poissonnerie, et on s’adapte au nouveau marché. C’est formidable de voir une génération qui s’intéresse et qui trouve de nouvelles façons de faire revivre les ventes d’une façon différente. C’est vraiment motivant. »

Créer un environnement pour les petites entreprises ontariennes

magazine affaires

Créer un environnement pour les petites entreprises ontariennes

Julien Coderre
Julien Coderre
Le Droit
Dans son quatrième rapport annuel publié le 26 février dernier, la Chambre de commerce de l’Ontario ( CCO ) suggère des pistes de solution afin de créer un environnement plus propice à la réussite des petites entreprises de la province.

L’expansion des offres numériques, l’investissement dans le service à la clientèle ainsi que la rationalisation de la réglementation et du système de conformité en font notamment partie.

En suivant ces recommandations, «  l’Ontario peut améliorer sa concurrence tout en aidant les petites entreprises à prospérer  », peut-on lire dans le rapport.

«  On sait que les petites entreprises sont importantes pour l’économie de l’Ontario puisqu’elles représentent 30 % du produit intérieur brut de la province  », commente l’auteur du rapport et directeur des politiques à la CCO, Daniel Safayeni, lors d’un entretien avec Le Droit AFFAIRES.

Le Droit
La Fondation de l'UQO

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La Fondation de l'UQO

CHRONIQUE - PHILANTROPIE / Chaque mois, Le Droit AFFAIRES vous propose de découvrir une cause, une fondation, un organisme caritatif qui redonne à la communauté. Ce mois-ci, place à la Fondation de l’Université du Québec en Outaouais ( UQO ) qui a lancé en janvier dernier sa 3ième campagne majeure de financement, la plus importante de son histoire avec pour objectif d’amasser 15 millions $ dans la communauté. Son directeur général, André Larocque, a bien voulu répondre à notre questionnaire portant sur cet organisme sans but lucratif créé en 1986. 

Comment votre campagne se démarque-t-elle ?

Le thème de cette Campagne ‘Voir grand ensemble’ illustre à juste titre le dynamisme de la Fondation de même que l’engagement et la mobilisation des forces vives de la région qui permettront le développement de l’UQO.

Quel est votre plus grand défi ?

Faire de l’éducation et de la croissance de l’UQO un fer de lance du développement économique et social de Gatineau et de la région.

Martin Lalonde
Collaboration spéciale
Martin Lalonde
Les FNB, de vertueux à vicieux

magazine affaires

Les FNB, de vertueux à vicieux

CHRONIQUE - FINANCES / Les marchés haussiers se terminent souvent par une baisse marquée et rapide du cours des actions, un événement connu sous le terme crash boursier. Quoi qu’il soit très ardu de prévoir un krash, il est habituellement facile d’en expliquer les causes a posteriori. Celles-ci sont la plupart du temps directement liées aux subjacents du marché haussier qui se termine. 

Les exagérations boursières peuvent, selon moi, être classées en trois grandes catégories, ci-dessous en ordre d’apparitions historiques (notez que deux catégories peuvent et vont habituellement se conjuguer) :

  1. Les avancées technologiques, telles que l’Internet et le chemin de fer;
  2. La hausse du capital disponible des ménages;
  3. Les changements structurels à l’accès aux marchés boursiers et à ses opérations;

Cette troisième catégorie est celle que nous étudierons plus en profondeur dans cette chronique.

Au début du siècle dernier, un investisseur sérieux et responsable se devait de détenir exclusivement des obligations dans son portefeuille, les actions étant trop risquées et réservées aux spéculateurs. C’est en 1924 qu’un obscur économiste et conseiller financier du nom de Edgar Lawrence Smith démontra dans son légendaire livre Common Stocks as Long Term Investments que les actions sont importantes, à long terme, dans tous portefeuilles afin d’obtenir un rendement satisfaisant. L’influx de capital vers le marché des actions qui s’ensuivit est ce que j’appelle un changement structurel progressif à l’accès aux marchés boursiers. Et c’est certainement l’une des causes du marché haussier des années 20 et du célèbre krash de 1929.

Plus près de nous, en 1987, la science s’invite dans la gestion financière pour créer l’assurance de portefeuille, une stratégie permettant à un gestionnaire de limiter ses pertes potentielles en utilisant des produits dérivés sur les grands indices. Malheureusement, la méthode s’emballe le 19 octobre et les grandes bourses perdent entre 20 et 30% en une seule journée. Cette fois là, ce sont des changements structurels aux opérations des marchés qui sont responsables de la catastrophe.

Présentement, que ce soit directement auprès de son courtier ou en ligne avec un conseiller robot, tous ont maintenant accès aux fonds négociés en bourse ( FNB ). De par sa nature souvent passive, le FNB ne fais aucune analyse et investit toutes ses liquidités disponibles directement dans le marché. De plus, comme la plupart des FNB sont basés sur la capitalisation boursière, ils achètent automatiquement les plus grandes entreprises, même si celles-ci sont souvent surévalués. Le FNB fait donc le contraire de ce qu’on s’attendrait du gestionnaire consciencieux : il achète ce qui a le plus monté. Comme un système de Ponzi, tout va bien tant que de nouvelles liquidités arrivent sur le marché..

Imaginez un instant le moment où la roue se retourne, et que le cercle passe de vertueux à vicieux. Le FNB qui reçoit un ordre de vente vend davantage les plus grandes compagnies, car c’est ce qu’il détient le plus, et fait baisser le marché, entraînant de nouvelles ventes, et ainsi de suite.

La trop grande popularité des FNB causera sa perte et celle, temporairement, des marchés. Et vous ne pourrez dire que personne ne l’aura venu venir.


Notre chroniqueur Martin Lalonde est président de la firme Les investissements Rivemont, une institution financière spécialisée en gestion de portefeuilles établie à Gatineau.

Pierre Jury
Le Droit
Pierre Jury
Petit Pérou, grande cuisine

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Petit Pérou, grande cuisine

CHRONIQUE - SCÈNE CULINAIRE / Le Pérou s’est hissé presqu’instantanément au firmament des grandes destinations gastronomiques du monde. Il y a 10 ans, personne n’en parlait et puis, miraculeusement, c’est devenu le patrimoine culinaire dont tout le monde parlait. 

Les gourmands ont fait abstraction des problèmes politiques du Pérou ( et de l’Amérique du sud ) et se sont concentrés sur les saveurs du pays : le ceviche, du cœur de boeuf ( anticuchos ), des papa rellena ( pommes de terre farcies ), du arroz con pollo ( poulet et riz ), du lomo saltado ( stir-fry de filet de boeuf ) ou le simple pollo a la brasa ( poulet grillé ). Le tout avalé avec un Pisco Saur, une simple bière ou encore une lampée d’Inca Kola, pour les enfants.

Ce n’est qu’un rapide survol de cette cuisine simple mais bigarrée, aux accents inca, espagnols, italiens et allemands, avec une touche de Chine et du Japon, et de l’Afrique pour finir. 

À Ottawa-Gatineau, il y a deux endroits pour la déguster. Dans le secteur Aylmer, le restaurant Amazonas existe depuis une dizaine d’années maintenant. Il dessert une clientèle plutôt locale. Son concurrent Petit Peru, lui, s’est promené entre Gatineau, sur le boulevard St-Raymond, et Ottawa (sur les rues Dalhousie, puis Somerset ), avant de revenir au 152, rue Montcalm, à Hull. Depuis quelques semaines, le chef Jorge Bahamonde exploite un petit comptoir à Place du Centre.

« Ce comptoir permet aux gens d’essayer des plats sans payer trop cher », avise le chef Bahamonde, qui revient du gigantesque salon RC Show, à Toronto le mois dernier, le plus gros événement du genre au Canada. Il est allé cuisiner à l’invitation de l’ambassade du Pérou. Il a servi quelques-uns des plats emblématiques de son pays : le ceviche qu’il sert à partir de tilapia frais, juste « cuit » dans le jus de lime, du chifa ( plats hybridés de la Chine et du Pérou ), des causas (pommes de terre additionnées de lime), etc.

Le chef travaille régulièrement avec les gens de l’ambassade. « Ils sont venus à mon restaurant par curiosité au début, puis régulièrement par la suite. L’ambassadeur est un habitué, comme son personnel d’ailleurs. Quand ils ont des événements où ils désirent mettre en valeur la cuisine du Pérou, ils me demandent. »

Isabelle Rhéaume
Collaboration spéciale
Isabelle Rhéaume
Faire sentir les femmes belles

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Faire sentir les femmes belles

CHRONIQUE - MODE / Un vent de fraîcheur souffle sur Mille et Une nuits, La Châtelaine, une boutique de lingerie fine établie au 444, boulevard St-Joseph, dans le secteur Hull. Les nouvelles propriétaires Eliz Laflamme et Carolle Corriveau ont décidé de changer le nom, c’est maintenant Aglaïa, mais aussi la philosophie pour mieux répondre aux besoins des femmes. 

Depuis l’acquisition en septembre dernier de cette entreprise établie depuis 1930, la vision de ce duo mère-fille est claire ; l’industrie doit répondre aux besoins des femmes et non dicter ce qu’elles doivent porter comme lingerie ou maillots de bain. C’est de cette façon que la boutique réussit à tirer son épingle du jeu dans cette marre de concurrents et de fermetures de gros joueurs. « La lingerie est un vêtement qui devrait servir à faire sentir les femmes belles et en confiance et non toujours miser sur la séduction », affirme Mme Laflamme.

Aglaïa est le nom de la déesse de la splendeur, ce qui prend tout son sens dans la nouvelle vision de l’entreprise qui désire mieux représenter la femme afin qu’elle se sente interpellée sous toutes ses formes. Il y a d’ailleurs plus de 150 tailles de soutien-gorge disponible en boutique !

Saviez-vous que huit femmes sur 10 ne portent pas la bonne taille de soutien-gorge ? Les conseillères chez Aglaïa oeuvrent dans le domaine depuis longtemps et prennent le temps nécessaire pour chaque cliente. Aucune femme ne sortira de la boutique avec un item qui ne lui fait pas bien.

Bien que la clientèle actuelle continue d’être aussi bien desservie qu’elle l’a été depuis 90 ans, Aglaïa veut aussi rendre la lingerie fine accessible aux femmes plus jeunes en introduisant de nouvelles gammes de produits plus accessibles, toujours fabriquées selon de hauts standards et dans des conditions optimales. La majorité des produits seront disponibles sur le nouveau site web ( 1001nuitschatelaine.ca ), incluant des exclusivités.

Un plus côté mastectomie

La boutique offrira désormais un salon de la mastectomie. Les femmes y trouveront une panoplie de prothèses de grande qualité, de toutes les grandeurs et pour tous les aspects de leur vie. Sans compter les maillots de bain et les soutiens-gorges. « Nous voulons que ces femmes qui ont l’impression d’avoir perdu leur féminité se sentent comme les autres en ayant un choix important de couleurs, de détails, de broderies en matière de lingerie et de maillots de bain », confie Mme Laflamme. L’entreprise travaillera de pair avec l’organisme Belle et bien dans sa peau pour donner des ateliers, notamment sur le soin des seins, conclut Mme Laflamme. 

Un atout de taille à l’embauche et à la rétention d’employés

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Un atout de taille à l’embauche et à la rétention d’employés

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Proposer un programme d’avantages sociaux est un atout de taille dans la course au recrutement : régime d’assurance maladie, soins dentaires, assurance vie et invalidité, régime de retraite ou d’épargne-retraite...

Ils sont, avec le télétravail ou les cours de sport en entreprise, des moyens d’améliorer la qualité de vie des employés et leur situation financière. 

La mise en place de programmes d’avantages sociaux requiert une préparation adéquate.

1. Déterminez vos besoins
Voulez-vous attirer des candidats ou retenir vos employés ? Quel est le profil de ces personnes ? Par exemple, les millénariaux ne recherchent pas les mêmes avantages que les baby-boomers qui sont proches de la retraite; il faut donc adapter votre offre d’avantages sociaux. Il faut également déterminer les sommes que vous êtes prêt à investir. 

2. Faites-vous accompagner par un conseiller
La mise en place des avantages sociaux peut être complexe; il est essentiel de faire appel à un conseiller expert dans ce domaine. Demandez des références auprès d’autres entrepreneurs; vérifiez aussi que votre spécialiste détient les certificats requis. Si vous le pouvez, optez pour un conseiller qui offre les produits et services de plusieurs fournisseurs pour avoir accès à des offres concurrentes et choisir celle qui convient le mieux à vos besoins et vos moyens.

 L’impôt au décès : ce qu’il faut savoir POUR UNE SUCCESSION À SUCCÈS (deuxième partie)

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 L’impôt au décès : ce qu’il faut savoir POUR UNE SUCCESSION À SUCCÈS (deuxième partie)

Il s’agit là du rêve de tout entrepreneur: parti de rien, vous avez fondé une entreprise qui a connu un succès retentissant et constant au fil des années. Un tel succès vous a sans aucun doute amené à rêver à vos plans pour la retraite plutôt qu’à un avis de cotisation vertigineux à votre décès. Or, le trépas amène son lot de douleur… incluant le fisc. À quoi votre liquidateur et votre succession doivent-ils s’attendre?

En vertu des lois fiscales, le défunt est présumé se départir de tous ses biens à son décès comme s’il s’agissait d’une vente. En sus du revenu qu’il a touché pendant l’année (par exemple salaire, produit d’intérêt, revenus locatifs, dividendes), il sera donc imposé sur le produit de cette disposition fictive de tous ses biens, sous forme de gain en capital. Bien qu’il ne soit pas possible, hélas, d’éviter complètement l’impôt au décès, une bonne planification fiscale peut permettre de reporter ou réduire l’impôt à payer. Or, avant de plonger dans l’étude de ces planifications, il est important de bien comprendre les mécanismes à la base de l’imposition au décès. 

1. La déclaration finale

Le liquidateur devra préparer la déclaration d’impôt personnelle du défunt, souvent appelée la déclaration finale. Règle générale, cette déclaration doit être produite dans les six mois du décès. Elle comprend le revenu touché par le défunt pendant l’année civile, sous toutes ses formes. Toutefois, ne seront pas incluses les sommes dues à une date ultérieure, par exemple des loyers non échus ou des intérêts courus après la date du décès. Celles-ci devront plutôt être incluses dans la déclaration de la succession. 

2. La déclaration de la succession

À qui vont donc les biens présumés disposés du défunt à son décès? Bien que leurs propriétaires ultimes puissent être les héritiers légaux (en l’absence d’un testament) ou les légataires (nommés par testament) et sauf en cas de roulement au conjoint ou autre exception, c’est la succession (représentée par le liquidateur) qui en a la garde jusqu’au moment de la distribution. La succession elle-même devra donc produire une déclaration d’impôt et s’imposer sur tout revenu généré pendant cette période de transition, laquelle commence immédiatement après le décès du défunt. Mais la succession est-elle alors considérée comme un particulier ou une société?

Aires ouvertes : repensez le concept 

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Aires ouvertes : repensez le concept 

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L’émergence des Google, Amazon, Facebook et Apple a mené à une révolution dans le design de l’espace de bureau dans les années ’90, rendant populaire le concept à aires ouvertes. Finis les bureaux fermés! Aujourd’hui, plus de 70% des entreprises auraient adopté ce mode de gestion qui devait initialement favoriser les échanges et la communication entre employés, tout en réduisant de manière importante les coûts d’aménagements physiques des bureaux.

30 ans plus tard, de nombreuses études indiquent que cette vision ne produit pas toujours l’effet escompté. Selon une recherche de la Queensland University of Technology, 90% des employés qui travaillent dans un bureau à aire ouverte démontrent un haut niveau de stress, sont plus exposés aux conflits, quittent davantage leur emploi et font de la haute pression. Une étude danoise révèle que ces employés sont 62% plus susceptibles de prendre des congés de maladie que des employés qui travaillent dans un bureau fermé.

Une étude de la Harvard Business School réalisée en 2018 démontre pour la première fois, chiffres à l’appui, que l’interaction de personne à personne a diminué de 70%, alors que la communication par courriel a augmenté de 50%. Pire : la productivité et la qualité du travail sont en baisse. Il semble donc qu’un environnement de travail sans intimité a un impact négatif sur la créativité, l’interaction sociale au bureau et même sur le temps d’attention.

Parc d’affaires de L’Ange-Gardien. Un choix tout naturel pour s’y établir

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Parc d’affaires de L’Ange-Gardien. Un choix tout naturel pour s’y établir

À la recherche d’un endroit propice au développement d’une entreprise, de plus en plus d’entrepreneurs choisissent de s’établir au parc d’affaires de L’Ange-Gardien. Avantageusement situé à deux pas de l’autoroute 50 et à quelques minutes de route d’Ottawa, le parc offre des avantages incomparables dans la région.

Le développement du secteur de L’Ange-Gardien est fulgurant ces dernières années. Destination prisée par les acheteurs de maisons neuves, la municipalité de 6 000 habitants n’hésite pas à accueillir comme il se doit les entrepreneurs créateurs de richesse et d’emplois.

Un parc accueillant

Situé à quelques pas du carrefour des routes 309 et 315 sur un terrain de 280 acres, les formules de développement qu’on y trouve sont le condo d’affaires et le bâtiment industriel. Une soixantaine d’entreprises y ont pignon sur rue et en moyenne, trois s’ajoutent chaque année. Parmi celles-ci, on trouve des entreprises du domaine de la construction, du transport, du cannabis, du métal et de l’alimentation.

« L’un des principaux attraits pour les gens d’affaires est le taux d’imposition qui est plus bas chez nous », explique François Rochon, directeur de l’urbanisme et du développement durable. « Pour un commerce, on parle d’un taux moyen de 1,27$ du 100 dollars d’évaluation; en industriel, c’est 1,39$ du 100. En moyenne 6 000 m², 1,45 acre pour 55 à 60 000$ par terrain », précise-t-il.