Un outil de plus dans le coffre des startups

Les jeunes pousses technos de l’Outaouais disposent d’une arme de plus pour se lancer à l’assaut des marchés. Depuis le mois dernier, les entrepreneurs en démarrage peuvent recevoir un financement de 15 000 $ s’ils font affaires avec le Cilex, le centre d’incubation technologique qui a pignon sur rue à l’Université du Québec en Outaouais, sur le boulevard Alexandre-Taché.

Le Cilex a en effet signé une entente avec le programme canadien Futurpreneur qui permet d’accorder des prêts avantageux aux compagnies technologiques naissantes. « Normalement, il faut passer par un processus long et fastidieux avant d’accéder à ce levier financier, explique Chloé Martinetti, gestionnaire de projet au Cilex. Maintenant, ils ont droit au mode fast track », se réjouit-elle. Mais pour avoir accès aux fonds de Futurpreneur, un organisme sans but lucratif présent dans le paysage canadien depuis une vingtaine d’années, les gens d’affaires doivent suivre une série d’ateliers offerts par le Cilex.

Il y a présentement une demi-douzaine d’entrepreneurs en formation intensive au Cilex. Ils se familiarisent avec les montages financiers, les aspects légaux de la propriété, la commercialisation, etc… Une fois cette formation terminée, les « incubés » peuvent immédiatement déposer une demande de financement auprès de Futurpreneur.

«Peu de gens réalisent l’impact qu’un prêt de 15 000$ peut avoir sur une startup en démarrage», explique Vincent Quirion, co-fondateur d’Ecovista, un service d’entretien ménager écologique accessible en ligne. Sa compagnie est une des pousses présentement en formation au Cilex. «Pour nous, cela représente un employé de bureau à temps partiel, ce qui permet de concentrer plus de ressources sur la croissance et le développement de l’entreprise», ajoute-t-il..

Chloé Martinetti, gestionnaire de projet chez Cilex
Alan Bernardi, président-directeur général de Cilex

Mais il y a plus. Les candidats acceptés au programme Futurpreneur Canada ont accès à un montant supplémentaire de 30 000 $ offert par la Banque de développement du Canada. Là aussi, les conditions d’emprunts sont adaptées aux besoins des entreprises en démarrage.

Les postulants à ces prêts sans garantis doivent avoir entre 18 et 39 ans. La première année, seuls les intérêts du prêt sont remboursés et il n’y a pas de pénalité si l’emprunt est radié avant terme. Les taux d’intérêt sont également concurrentiels.

L’an dernier, le Cilex a accompagné une soixantaine de jeunes entreprises technologiques et a offert ses services à une dizaine de PME et d’institutions qui ont pris le virage numérique. C’est en offrant ce type de service à la carte à des entreprises établies que le Cilex obtient une partie de son financement. Le budget annuel du Cilex est d’environ 400 000 $.

«Gatineau a de quoi être fière de la vigueur de son entrepreneuriat», avance Mme Martinetti. Elle dit constater ce dynamisme sur le terrain. Le président-directeur général du Cilex, Alan Bernardi, le confirme. «L’esprit entrepreneurial continue sans cesse de s’enraciner dans la région grâce à son écosystème entrepreneurial de plus en plus concerté et mobilisé qui offre un terreau fertile et d’envergure à toutes formes d’innovations.» 

L’identité des premiers lauréats de Futurpreneur en Outaouais sera connue en avril 2019

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Trois femmes et une famille

Toutes pour une et une pour toutes pourrait être le leitmotiv des soeurs Mireille Guay, Chantal Régimbald et Stéphanie Brunet, propriétaires de Michanie Construction, une entreprise ottavienne active dans le domaine de la construction commerciale, institutionnelle et industrielle. Et leur D’Artagnan à elles, c’est leur père, Jacques Brunet, le président-fondateur de la compagnie en 1997.

Les frangines vouent une admiration sans borne à celui qui a mérité le titre d’Entrepreneur de l’année remis par le Regroupement des gens d’affaires en 2016. «Il est tellement dévoué, il ne recule devant rien, il trouve les réponses à tout. Il traite tous les employés comme s’ils étaient ses petits gars. C’est un modèle incroyable», claironnent-elles l’une après l’autre.

Si Jacques Brunet préside encore Michanie Construction, ce sont ses trois filles qui dirigent l’entreprise au quotidien.  Depuis mars 2017, elles en sont propriétaires. Et n’allez pas leur dire que tout a été facile, loin de là. «Les fins de semaine, si on voulait voir notre père, on allait sur les chantiers avec lui. On a su quels étaient les matériaux, les outils, comment prendre les notes, rencontrer des clients avec lui, répondre au téléphone», se rappellent les trois femmes toutes âgées dans la trentaine.

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Michanie: Une entreprise diversifiée

Décorer un sapin de Noël, changer une ampoule, bâtir un nouvel édifice, voilà quelques-uns des services offerts par Michanie Construction. Parmi les réalisations de l’entreprise, notons le détaillant Rona de Clarence-Rockland, le Centre de santé de Brockville et la Maison Fraternité d’Ottawa.

Outre le secteur de la construction et de la rénovation, Michanie est également active dans les domaines des réparations, de l’entretien de propriétés commerciales, institutionnelles et industrielles, de l’analyse budgétaire, de la planification et de la gestion de projets. 

En outre, Michanie exploite des contrats d’entretien auprès de grandes institutions comme le Musée canadien de la guerre, le Centre national des arts et Via Rail pour la gare du chemin Tremblay à Ottawa.  Une spécialisation que l’entreprise veut développer davantage à l’avenir.

La famille d’abord

Oeuvrer pour de grandes institutions publiques a aussi ses exigences. Et c’est leur mère, Ginette Brunet, qui voit à l’obtention des cotes de sécurité nécessaires à l’embauche et à l’affectation du personnel.

Jacques, Ginette, Mireille, Chantal et Stéphanie ne sont pas les seuls membres de la famille à travailler au sein de l’entreprise. Les trois conjoints des propriétaires sont eux aussi actifs chez Michanie. Et l’affaire risque de ne pas s’arrêter là. «On veut avoir une continuité familiale avec l’entreprise. Si on peut le faire avec nos enfants, on va le faire», s’accordent pour dire les trois soeurs natives de Clarence Creek. 

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Votre tout premier appel

Avant l’agent immobilier, avant la municipalité, avant même l’architecte... Les entrepreneurs avisés savent que le tout premier appel avant l’achat ou le développement d’un terrain, c’est à l’arpenteur-géomètre qu’ils doivent le faire. Et depuis 65 ans en Outaouais, c’est généralement à la firme Alary, St-Pierre & Durocher, arpenteurs-géomètres inc. en qui ils ont confiance.

En effet, il faut oublier l’image de l’arpenteur-géomètre comme un coureur des bois qui plante des piquets rouges fluo aux limites du terrain : « Parce que l’arpenteur-géomètre, c’est dorénavant le professionnel qui est en mesure de dire s’il existe un plan valide et si le terrain convoité présente des particularités qui pourraient en limiter l’usage », précise le président-directeur général de l’entreprise, Hubert Carpentier. « Par exemple, si le terrain est trop étroit pour la construction, s’il est en zone humide ou s’il présente des servitudes que vous ignorez. »

Loin d’être un obstacle, Alary, St-Pierre & Durocher, arpenteurs-géomètres inc. se veut un partenaire qui facilite la vie de ses clients, en dressant un portrait réel de la situation et en apportant des suggestions pratiques pour résoudre les problèmes liés à l’achat, le développement ou l’utilisation d’un terrain.

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Éliminer les frustrations avec le logiciel GOOM

Éliminer les frustrations liées à la gestion au sein de tout type d’entreprise, voilà un défi à s’arracher les cheveux pour le commun des mortels. Jean-Sébastien Vachon, lui, en rêve.

Convaincu depuis quelques années de tenir en main une méthode «révolutionnaire», le président-fondateur de la boîte Inteloom prend un malin plaisir à l’expliquer, conscient de sa complexité. «Ce n’est pas évident de résumer ce qu’on fait exactement. Je me fais même parfois taquiner là-dessus, notamment par les autres membres de la cohorte du G7 d’ID Gatineau», avoue-t-il amusé.

«En gros, chez Inteloom, nous sommes des professionnels en gestion. Les gens qui nous approchent sont souvent frustrés par des éléments inefficaces dans leur entreprise qui peuvent, par exemple, être la délégation ou la perte d’information», explique Jean-Sébastien Vachon.

L’entreprise gatinoise s’est taillé une bonne réputation dans la mise en œuvre de projets, dans l’octroi de formations et en structure de gestion. Depuis 2013, une trentaine d’employés se sont greffés à l’entreprise et le chiffre d’affaires annuel surpasse désormais les 2,2 millions $. Reste que tout ceci n’est que la pointe de l’iceberg, promet M. Vachon, qui entrevoit que les mots «solution de gestion» rimeront avec son nom.

Mise en orbite du vaisseau GOOM

Jean-Sébastien Vachon ne s'en cache pas, il prévoit faire tourner les moteurs à plein régime dès le mois de mai grâce au lancement de sa méthode de gestion orientée objet ( GOOM ). Jusqu’à maintenant, le succès d’Inteloom consistait à assurer des formations et à agir comme expert-conseil dans les sphères privées et publiques. Les revenus tirés étaient alors réinvestis massivement en recherche et développement. La firme s’apprête donc à sortir un as de sa manche, en se dotant d’une technologie tangible.

«C’est drôle, je compare souvent notre situation à un expert en vaisseau spatial qui n’a pas son propre engin », s’exclame Jean-Sébastien Vachon. La comparaison s’avère assez juste. Celui qui gagne sa vie à optimiser les vaisseaux (système et logiciel de gestion) chez d’autres entreprises proposera prochainement à ces dernières de s’en départir afin d'intégrer son logiciel. « Cela donnera des résultats jamais vus sur le marché», croit l’inventeur.

L'ARBRE ET LA SÈVE

Mais qu’est-ce que cette fameuse gestion orientée objet?

« Il s’agit de découper au maximum chaque unité gérable, chaque département, chaque projet, chaque tâche, en ce qu’on appelle un objet. L’entreprise moyenne a généralement plusieurs départements. Une frustration universelle vient du fait que les objets ne communiquent pas efficacement entre eux. L’idée, avec nous, c’est de tout lier en temps réel, détaille l’ingénieur en logiciel.  C’est un peu une forme arborescente. L’arbre est l’entreprise, et pour grandir, il compte sur l’efficacité de ses veines dans lesquels coule la sève qui est l’information. Si toutes les veines se parlent, comme les départements, et que la sève circule mieux, l’arbre prospèrera », dépeint soigneusement Jean-Sébastien Vachon. À titre d’exemple, autour du tronc d’Inteloom, on dénombre actuellement 30 000 objets.

La façon de faire de la gestion avec GOOM et le logiciel mettront donc instantanément tout élément, pour ainsi dire tout objet, en corrélation. Moins de fouilles, plus d’efficacité. Fini les petites notes égarées après une rencontre matinale car tout sera archivé, le micro comme le macro. L’information étant disponible rapidement, peu importe la localisation des collègues.

Convaincu depuis le début

«J’ai une équipe extraordinaire. J’ai toujours été convaincu qu’il fallait bien m’entourer dès le départ. On veut que les autres croient en notre projet et qu’ils soient même meilleurs que nous», indique M. Vachon.

Cette tendance à vouloir attirer l’efficacité et à améliorer les autres fait partie intégrante de la vision de Jean-Sébastien Vachon. «Je n’ai pas d’objectifs quantitatifs liés à notre croissance. Je ne veux pas non plus avoir pignon sur rue dans une grande ville. L’important pour moi serait que notre solution de gestion aide des organisations partout dans le monde et redonne de l’espoir à des gestionnaires désillusionnés à l’égard des outils actuels», ambitionne-t-il.

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Pénurie de personnel: comment s'en sortir

La pénurie de personnel est un phénomène qui ne se limite plus qu’aux hôpitaux ou à l’industrie du transport : certains commerces et restaurants ferment désormais certains jours par manque de personnel. Voici quelques pistes de solutions pratiques.

1- Gardez et fidélisez vos employés

En conservant vos employés, vous perdez moins de temps dans la recherche de candidats et vous protégez la mémoire de l’entreprise. Il faut offrir des salaires compétitifs, mais ce n’est plus suffisant de nos jours. Lydia Chalut, CHRA et agente aux ressources humaines chez Toitures Raymond : « Nous faisons beaucoup d’actions pour améliorer la qualité de vie au travail avec un horaire flexible, un comité social, des activités team building, (party de noël haut de gamme, etc.).  De plus, nous avons un solide programme de formations autant pour nos employés de bureau que pour nos employés de chantier. » 

2- Recrutez en continu

Soyez proactif plutôt que réactif. Pensez à de nouvelles stratégies, des sites spécialisés, des bonis de référence aux employés.  Identifiez les rôles qui demandent le plus de recrutement et instaurez une stratégie annuelle. N’attendez pas de recevoir une annonce de départ pour commencer vos recherches. Selon Chloé Laroche, CRIA et conseillère en ressources humaines chez S.E.C. Papier Masson, l’entreprise a développé une stratégie en trois étapes : un programme interne de récompense pour la recommandation d’employés; la participation aux activités de recrutement dans la région; et la collaboration avec des institutions scolaires dans la région afin que les étudiants puissent venir visiter l’usine.

3- Réévaluez vos exigences

Souvent, on recrute de la même façon depuis des années sans se demander si c’est toujours efficace. Pour un poste en comptabilité par exemple, il est plus important de s’assurer que le candidat maîtrise les notions comptables que le logiciel en particulier. Les logiciels comptables sont similaires. Concentrez vos efforts à trouver la personne qui partage les valeurs de l’entreprise et qui a une attitude gagnante. Investissez ensuite dans de la formation, vous en ressortirez gagnant. Faites appel à un partenaire de recrutement : agence de placement, collèges, organismes d’aide à l’emploi, il y en a plusieurs dans la région.

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Lorsqu’un jugement n’est pas suffisant

Vous avez obtenu un jugement condamnant une personne à vous payer une somme d’argent, mais celle-ci refuse toujours de vous payer. Quelles sont les prochaines étapes?

Bien que les réclamations litigieuses ne soient pas étrangères à la plupart des gens d’affaires, peu d’entre eux connaissent les limites d’un jugement en leur faveur. Hélas, il n’est pas suffisant d’avoir obtenu gain de cause : parfois, il faut également forcer le débiteur à se conformer à ses obligations.

Même si, en principe, tous les biens du débiteur peuvent servir à payer ses créanciers, celui-ci peut toutefois s’opposer à la saisie de certains biens que la loi déclare comme insaisissables. Il est donc utile d’être informé sur l’état du patrimoine du créancier (et ce qui en est exclu) afin de prendre une décision éclairée sur la meilleure façon d’exécuter le jugement.

Saisissables ou pas?

Selon le Code de procédure civile, sont insaisissables tous les biens essentiels à l’exercice de la profession de la personne, comme les outils et le système téléphonique. 

Lors de la saisie, l’huissier devra aussi laisser sur place l’équivalent de 7 000 $ de meubles qui garnissent ou ornent la résidence principale (une résidence secondaire n’offre pas cette protection) et qui sont destinés à l’usage familial courant, soit le four, le réfrigérateur, la table, les lits, etc. Dans la mesure où les biens ne totalisent pas le montant maximal, le débiteur pourra ajouter des biens personnels qu’il protègera ainsi de la
saisie.

Néanmoins, si votre créance résulte d’une somme due sur le prix de vente d’un de ces biens ou vous détenez une hypothèque sur les biens en question, vous pourrez les saisir.

Quant au véhicule automobile, l’huissier déterminera si son usage est essentiel à l’emploi, la recherche d’emploi, aux soins de santé ou à  l’éducation de sa famille. Dans le cas où d’autres options de transport sont disponibles, le véhicule pourra être saisi.

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Victor Victor: L’amitié à la base d’un succès

L’une commence une phrase, l’autre la termine. Souvent elles s’exclament à l’unisson, soudées par un regard complice, celui qui découle d’une longue amitié. De cette relation entre Sonia Provost et Isabelle Desloges-Young est né Victor Victor, un salon de coiffure qui s’impose aujourd’hui comme un incontournable à Gatineau.

En 2018, deux ans après l’ouverture de Victor Victor, Sonia et Isabelle remportent au gala de la Chambre de commerce de Gatineau un prix Excelor dans la catégorie « PME de l’année – 1 à 15 employés ». Une récompense qui vient souligner les fruits d’une réflexion qui a duré 10 ans avant que les jeunes trentenaires décident de se lancer en affaires.

«Isabelle et moi, on a presque toujours travaillé ensemble dans des salons, se rappelle Sonia. En 2008, on a suivi le cours de lancement d’entreprise à Compétences Outaouais. On rêvait d’avoir notre propre entreprise. Ensuite, on a visité des locaux et là, on a eu peur.»

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L’amitié par-dessus tout

Ce succès est dû en partie par la forte présence de Victor Victor sur les réseaux sociaux. «Je publiais sur Facebook et Instagram des images des travaux de construction ou, encore, je présentais les coiffeurs, fait valoir Sonia. On a créé un engouement qui a contribué à nous faire connaître.»

Après six mois d’opération, leur chiffre d’affaires dépassait déjà les prévisions financières. Aujourd’hui, le salon compte dix employés. Les coiffeurs reçoivent plus de trois formations par année et sont réputés pour leur talent et leur expertise.

«En Outaouais, le salaire moyen d’un coiffeur est de 28 000 $ par année, précise Isabelle. Ici, on est fières de dire qu’il gagne entre 32 000$ et 60 000$. Un nouveau client peut attendre jusqu’à trois mois avant d’obtenir un rendez-vous.»

«On choisit nos coiffeurs en fonction de leur attitude, surtout. On cherche des vedettes en devenir que nous allons pouvoir propulser en les encadrant, ajoute Sonia. On veut qu’ils adhèrent à nos valeurs, soit le bonheur au boulot, le travail d’équipe, la formation, l’avancement et le virage écologique.»

Jusqu’à maintenant, le chemin n’est pavé que de réussites pour les deux femmes d’affaires. Qu’en est-il alors de l’avenir?

«On a soif de revivre les émotions de l’ouverture, dit Sonia. Tout le monde nous pousse à foncer, que ce soit notre comptable Julie, notre coach Luc, notre notaire, nos clients. Trois plans sont possibles : la franchise, l’expansion du local ou ouvrir ailleurs à Gatineau.»

«Nous avons l’argent pour agrandir ici, mais le problème est de trouver de la main-d’œuvre qualifiée qui répond à nos standards, lance Isabelle. Certains salons font même signer des contrats de non-concurrence à leurs coiffeurs, à savoir que pendant deux ans, ils ne peuvent pas travailler dans un périmètre déterminé.»

«Victor Victor, c’est un casse-tête où chaque morceau s’imbrique parfaitement l’un dans l’autre, explique Sonia. On a peur de briser cette harmonie en faisant le saut. Et à travers tout ça, c’est notre amitié, à Isabelle et moi, qui compte plus que tout.»

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Les girls clubs: lorsque l’entraide fait la force des femmes d’affaires

Si le monde des affaires a longtemps été le terrain de jeu de la gent masculine, prenant souvent l’allure de boys club, de plus en plus de femmes osent s’y aventurer et parviennent à s’y démarquer. En ce mois dédié aux femmes, Le Droit AFFAIRES s’est intéressé aux différents organismes de la région voués à promouvoir l’entrepreneuriat au féminin. Quels sont ces girls clubs, où les coups de pouce remplacent les coups de griffe, et quels sont les avantages d’en faire partie en 2019?

«De plus en plus, on défonce des portes et les femmes veulent travailler ensemble, s’exclame la présidente régionale du Réseau des femmes d’affaires du Québec (RFAQ), Christine Cadieux. Ça n’a rien à faire avec les hommes. C’est vraiment pour s’entraider et se donner des outils et s’aider à réaliser nos rêves comme femmes d’affaires, dirigeantes ou entrepreneures», poursuit la porte-parole de ce réseau qui compte 65 membres en Outaouais, y compris quelques-unes à Ottawa, et qui représente 2000 membres réparties dans 13 régions administratives du Québec.

Si le RFAQ existe depuis 35 ans, ce n’est que depuis cinq ans qu’il a véritablement pris son envol dans la région. Selon Mme Cadieux, les avantages d’en faire partie sont multiples. Il donne notamment accès à un répertoire de professionnelles, à une banque de conférencières, à des rabais offerts entre membres et à du référencement, du coaching d’affaires, du mentorat et des cellules d’entraide.

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Femmes en affaires: des conférences pour s’inspirer

La CCG organise aussi, de concert avec Option femmes emploi, la 2e édition de l’événement annuel de la soirée le Pouvoir du succès, le 28 mars, avec comme conférencière invitée, la comédienne et femme d’affaires Mahée Paiement. Si l’an dernier quelque 250 femmes d’affaires de la région y ont participé, une centaine de plus devraient y prendre part cette année.

«Pour nous, cet événement sert à mettre en lumière les femmes d’affaires de la région, de créer un mouvement dynamique, de motiver nos troupes et de créer un engouement pour l’entrepreneuriat», explique Mme Proulx.

Selon la directrice régionale de Femmessor, Sophie Trudel, les femmes d’affaires et professionnelles aiment être inspirées par leurs consoeurs.

«C’est pour ça que ces activités-là sont importantes. Je pense que les hommes aiment ça se faire inspirer, mais je pense que c’est plus typiquement féminin d’être inspiré par des gens autour de soi», est-elle d’avis.

Mme Trudel estime aussi que l’entrepreneuriat au féminin dans la région se porte bien. Elle constate que de plus plus de femmes prennent leur place dans des secteurs non traditionnels. « Par exemple, on retrouve des femmes électriciennes, un domaine autrefois réservé aux hommes, alors qu’il y a 20 ans, les femmes qui osaient se partir en affaires étaient surtout des coiffeuses ou encore des femmes dans la restauration », fait-elle remarquer.

Des prêts et de l’accompagnement

En plus d’être présent en Outaouais, Femmessor est implanté dans 17 régions administratives du Québec et a comme mandat d’offrir du financement sous forme de prêt et un accompagnement aux femmes d’affaires.

«Beaucoup de femmes se sentent bien d’aller à une place où elles peuvent prendre le temps d’exposer leur projet d’entreprise et qu’elles ne seront pas pressées de devoir sortir du bureau en une demi-heure», explique Mme Trudel.

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Sabco Peinture: Montrer ses vraies couleurs

Pour « peindre » le portrait fidèle de Sabco, disons que l’entreprise a vu le jour à Ripon dans la Petite-Nation en 1995. Depuis le jour 1, la Caisse Desjardins locale est le partenaire financier choisi pour permettre à l’entreprise de voir le jour. À l’époque, Marcel Sabourin et son épouse Brigitte Laframboise sont copropriétaires d’un atelier de carrosserie spécialisé dans la restauration de camions et d’équipements lourds. Occasionnellement, on leur demande de sabler et repeindre des structures d’acier, un domaine qui offre beaucoup d’opportunités.

Bonne couche de base

En 2005, Marcel Sabourin obtient sa licence d’entrepreneur pour se consacrer entièrement aux structures d’acier des domaines publics et privés: charpentes de ponts, tours, etc. « On lui doit notamment la structure du Super Aqua-Club de Pointe-Calumet », explique Mme Laframboise. « Les travaux se faisaient en atelier et sur les chantiers et Sabco possédait son siège social à Ripon. »

Vers 2016, Sabco bâtit un nouvel atelier de réparation, de soudure et de peinture spécialisée à l’entrée du village où elle procède à la métallisation, le sablage au jet, la peinture, la soudure et la confection d’acier sur les structures d’acier et la machinerie lourde, tout en continuant sa spécialisation en sablage et peinture de structures. 

« On compte une dizaine d’employés réguliers, mais sur un chantier, cela peut monter à une quarantaine facilement », explique la copropriétaire. L’entreprise effectue des travaux autoroutiers majeurs en Outaouais, et termine en 2019 les assises du pont Pierre-Laporte à Québec. Son expertise est dorénavant reconnue à la grandeur de la province. « Sans Desjardins Entreprises, on n’en serait pas là », concède la femme d’affaires, pour qui le prêteur est intimement lié au succès de la firme.

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Le Conseil de la coopération de l’Ontario vise haut

CHRONIQUE - PHILANTHROPIE / À l’emploi du Conseil de la coopération de l’Ontario (CCO) depuis 2010, Julien Geremie a d’abord été agent de développement pour la région de l’Est à Ottawa avant de devenir directeur du développement en 2013, puis directeur général en 2018.

L’organisation était alors en pleine restructuration et, grâce à l’équipe et aux partenaires, elle est aujourd’hui en excellente santé financière, dotée d’un plan stratégique renouvelé et bénéficiant d’une très bonne réputation en Ontario, ailleurs au Canada et dans le monde.

«C’est toute une nouvelle ère qui commence avec l’arrivée de M. Geremie à la direction générale. Notre conseil d’administration a remarqué son travail exemplaire et sa passion envers la coopération et c’est pourquoi nous avons estimé qu’il serait la meilleure personne pour nous amener à l’atteinte des objectifs de notre nouveau plan stratégique», affirme le président du CCO, Hosni Zaouali.

La grande motivation qui anime M. Geremie est de participer à la création d’un monde meilleur, une passion qui concorde parfaitement avec ses aspirations personnelles. «Nous voulons faire du développement autrement, nous nous soucions de la durabilité. Nous donnons la priorité aux groupes en quête d’équité, bref, nous amenons la société vers de meilleures façons de faire. À côté de cela, je crois qu’il est important de bien structurer notre travail pour gagner en crédibilité. Nous ne sommes pas une façon de faire parmi d’autres, nous incarnons plutôt la direction à prendre.»

Le développement collectif

Julien Geremie reconnaît que l’économie sociale des communautés francophones s’est bâtie dans un contexte de minorité et de marginalisation. Toutefois, il précise que les francophones sont désormais les champions du développement collectif, c’est-à-dire du développement qui met les communautés et les personnes au premier plan.

En 2018, le Sénat canadien a reconnu le rôle du CCO dans l’essor économique et social de l’Ontario. Avec le vent dans les voiles, le CCO appuie toute la communauté, que ce soit pour des projets d’entrepreneuriat collectif ou encore de développement économique communautaire. «Nous nous distinguons par notre ouverture. Nous sommes là pour accompagner et renforcer l’envie d’entreprendre autrement.» 

En 2024, le CCO aspire à devenir une entreprise sociale dynamique, présente dans toutes les régions de l’Ontario et qui agira comme prisme de visibilité mondiale pour les communautés francophones de la province. «Depuis 1964, la résilience de notre organisation n’est plus à démontrer. Je pense que nous sommes bien plus aptes à mener les changements sociaux, économiques, environnementaux et autres qui pointent à l’horizon.»

Ethel Côté est présidente  de MécènESS & Institut social

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Fernande Sirois Royal Lepage au Temple de la renommée!

Phil Soper, président et chef de la direction de Royal LePage, confirme la nomination de Fernande Sirois comme membre de la première cohorte d’intronisés au Temple de la renommée de la firme au Canada! Il s’agit de la plus haute distinction offerte par Royal LePage aux membres qui se sont distingués par l’excellence continue de leur performance pendant 20 ans au sein du Club Élite de la firme immobilière.

Seule récipiendaire en Outaouais, il y a maintenant 35 ans que Fernande Sirois fait partie du Club Élite, c’est-à-dire le 1 % des courtiers de Royal LePage les plus performants au Canada! 

Performance exceptionnelle 

Un comité de sélection, composé de membres de l’équipe de direction et de M. Soper, a examiné les candidatures de courtiers immobiliers Royal LePage actuellement en exercice et qui ont fait preuve d’une excellence professionnelle du plus haut niveau, de façon continue et incontestable. « Les lauréats sont des gens qui ont apporté une contribution importante et positive au secteur immobilier et à Royal LePage, des gens appréciés par leurs pairs et reconnus comme ayant contribué grandement aux collectivités où ils vivent et travaillent », indique le président. 

Mme Sirois se dit très fière de cette distinction qu’elle attribue à sa fidélité à l’entreprise, son engagement constant envers l’excellence et ses résultats exceptionnels : « Je suis la seule dans l’Outaouais à être intronisée au Temple de la renommée (Hall of Fame); on compte 18 000 courtiers au Canada. Cette nomination ne vise que 32 d’entre eux, dont 6 courtiers sur 3 000 au Québec seulement. C’est là tout un honneur dont je suis énormément fière », dit-elle. 

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Mettre en lumière toutes les femmes

L’entrepreneuriat fait partie de l’ADN des femmes noires immigrantes francophones, selon le Regroupement Affaires Femmes (RAF), qui lancera cet automne la première édition du Marché afro-caribéen d’Ottawa.

«Il y a beaucoup d’entrepreneures dans la région de la capitale nationale qui sont issues de l’immigration», fait valoir Sabine Daniel, la présidente du conseil d’administration du RAF.

L’organisme, créé il y a 13 ans à Ottawa par sa mère Violène Gabriel, une infirmière immigrante, vise notamment à mettre en lumière les femmes noires francophones et francophiles, qui se démarquent dans leur communauté.

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Un magasin général toujours vivant

Il fût un temps où chaque village avait son magasin général. Avec le parvis de l’église, le magasin général était le principal lieu de rencontres des paroissiens. Mais rares sont les villages au Québec, en Ontario et ailleurs au pays qui peuvent encore compter sur ces commerces où l’on trouve de tout, même un ami, pour citer une célèbre publicité à la télé. C’est le cas de Maniwaki qui, depuis 1925, accueille le magasin J.O. Hubert.

Le commerce de la rue Principale a été fondé en août 1925 par Joseph-Olivier Hubert. Ce dernier avait à cœur les intérêts de la région de la Haute-Gatineau. Il a œuvré comme conseiller municipal pendant plusieurs années et il s’est aussi beaucoup impliqué dans la commission scolaire de la région. Joseph-Olivier et son épouse ont eu douze enfants (ce n’était pas exceptionnel à l’époque!), cinq garçons et sept filles qui ont tous participé d’une façon ou d’une autre au développement de l’entreprise au fil des années. Mais ce sont surtout les garçons (Gérard, Augustin, Armand, Wilfrid et Jean-Louis) qui ont assuré la relève de ce commerce qui n’a jamais cessé de prendre de l’expansion au cours des décennies suivantes.

En 1935, J.O. Hubert achète un premier compétiteur, Charles Logue Limitée. C’est ce commerçant prospère qui a construit en 1887 le Château Logue, un bâtiment de style Second Empire qui abrite aujourd’hui le Centre d’interprétation de l’historique de la protection de la forêt contre le feu. En 1943, c’est au tour du commerce de Foster Bennett, situé côté nord de la rivière Désert, d’être absorbé par J.O. Hubert. En 1940, on procède à l’agrandissement de la partie arrière du magasin qui s’étale dorénavant sur trois étages. Durant les années successives, on agrandira la surface de vente du magasin à quatre reprises. Au cours des décennies 1950 et 1960, on maintient la vente de produits de quincaillerie, mais on y ajoute des articles de plomberie, de peinture, de cuisine, des chaussures et des vêtements pour hommes et femmes.

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GMS Sécurité acquiert Solution GPL

En affaires depuis bientôt 40 ans, le spécialiste GMS Sécurité est fier d’annoncer l’acquisition de Solution GPL, un autre joueur du milieu de la sécurité à Gatineau. Concrétisée en janvier 2019, la transition est encore toute fraîche.

« C’est une excellente nouvelle pour nous, pour nos clients et pour ceux de Solution GPL », estime le directeur général de GMS, Phillip Gauthier. « En recrutant le propriétaire de Solution GPL Mathieu Lapointe au sein de notre équipe, GMS ajoute à son équipe un joueur fort de son expérience dans le domaine de la sécurité. »

Services accrus

Les anciens clients de Solution GPL n’y perdent pas au compte, puisqu’ils bénéficieront d’une plus grande équipe à leur service et d’une expertise reconnue pour répondre à leurs besoins. « Mathieu nous apportera beaucoup, ayant été entrepreneur d’une TPE, il a de l’expérience en vente ainsi que sur le terrain comme technicien et un bon background de gestion. C’est véritablement un bel ajout à notre équipe », se réjouit-il.

GMS Sécurité est dirigé par le fils du fondateur de l’entreprise. Sous sa gouverne, le commerce est passé de 12 employés en 2013 à 21 aujourd’hui. Et la croissance continue, assure le directeur général : « Bien que le travail de recrutement un client à la fois se poursuive, l’acquisition d’un compétiteur permet d’accélérer cette croissance », assure Phillip Gauthier.

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Vingt ans à l'écoute des autres

NB Communication fête ses 20 ans cette année.

Le «NB», c’est pour Nathalie Brunette, une Lavalloise qui s’est établie en Outaouais il y a un peu plus de 30 ans pour poursuivre ses études en biochimie à l’Université d’Ottawa dans le but de devenir enseignante en sciences.

Puis elle et son conjoint François Desrochers, un policier retraité de la Gendarmerie royale du Canada, sont devenus parents. «J’ai eu trois enfants en trois ans, dit-elle. Quand je fais quelque chose, je ne le fais pas à moitié», ajoute-t-elle en riant.

Les études ont donc fait place à la marmaille pendant une dizaine d’années. Mais après ces dix ans à la maison, et après que le «p’tit dernier» ait pris le chemin de l’école, Nathalie Brunette décide de retourner sur le marché du travail. D’abord en offrant ses services à l’organisme communautaire de Buckingham, le Centre Actu-Elle, qui traversait à l’époque une période de crise financière. Puis comme agente des communications et des relations avec les médias pour l’ancienne mairesse de Buckingham, Jocelyne Houle.

«Apparemment que j’avais des habilités en communication, laisse-t-elle tombé en souriant. Alors je me suis lancée dans ce domaine en me disant un peu: "fake it until you make it".» Traduction libre: improvise jusqu’à ce que tu maîtrises.

Et Nathalie Brunette a sans contredit vite maîtrisé sa matière. Au cours des 20 dernières années, de nombreux organismes publics, communautaires et gouvernementaux ont fait appel à ses services et à son expertise en communication. Parallèlement, elle a assuré le marketing et les relations publiques et médiatiques pour 18 festivals et événements majeurs tels le Festival de montgolfières de Gatineau, Le Franco, les Jeux du Québec, les Rendez-vous de la francophonie et le volet gatinois du Bal de neige et du 150e anniversaire de la Confédération.

Vingt ans déjà. Et la réputation de NB Communication en Outaouais et dans la grande région d’Ottawa n’est certes plus à faire.

Mais pour Nathalie Brunette, les 20 dernières années ne sont qu’un prélude des choses à venir pour son entreprise. Elle voit grand. Elle voit loin. Et cette fois-ci, rien n’est laissé à l’improvisation.

***

DENIS GRATTON (DG): Vous ne faites plus beaucoup de festivals et d’événements depuis un an ou deux. C’est voulu?

NATHALIE BRUNETTE (NB): J’en fais un peu moins, c’est vrai. Mais je suis un peu comme Dominique Michel. Je me dis chaque année que c’est fini, les événements. Mais j’ai de la difficulté à tirer la « plug ». (Rires). Le seul que je fais présentement - et c’est parce qu’il est un peu différent des autres - c’est le spectacle aérien Aero Gatineau-Ottawa . Il est dans une phase de croissance intéressante et je veux contribuer à son développement. Mais depuis quelques années, j’ai découvert une autre passion: l’université. Je suis retournée sur les bancs d’école en 2015, à l’UQO ( l’Université du Québec en Outaouais ).

DG: Pour étudier en communication?

NB: Non. Je considérais que j’ai appris pas mal tout ce qui est important dans ce domaine au cours de ma carrière. La communication n’est pas nécessairement une science. C’est plutôt liée à la façon qu’une personne est capable de comprendre les autres. Et je pense que c’est inné chez moi. Tu ne peux pas apprendre à être un bon communicateur sur un banc d’école. Par contre, j’avais beaucoup à apprendre dans d’autres domaines. Et j’ai choisi l’administration des affaires avec une concentration en marketing. J’ai terminé ma maîtrise. Puis je m’ennuyais de l’école. Alors j’ai décidé de poursuivre l’aventure et je fais maintenant un doctorat en administration des affaires, gestion de projets. J’adore ça. J’en mange. En communication, tu transmets le message. Mais le pourquoi dans tout ça? Pourquoi telle situation? Pourquoi tel événement? Toute la portion stratégique qui précède la campagne de communication et de marketing est un nouveau carré de sable qui s’ouvre à moi. Et c’est un carré de sable dans lequel j’ai envie de travailler et de contribuer dans les prochaines années.

DG: Justement, vous mettez présentement sur pied une nouvelle entreprise du nom de diAlgo. D’abord, que veut dire ce nom? Et de quoi s’agit-il?

NB: Le nom diAlgo est un mélange de  dialogue et d’algorithme. Et c’est ce que je souhaite faire avec mon équipe. C’est de faire la collecte de données par de nouvelles méthodes, mais aussi par des méthodes traditionnelles. Pour ensuite faire parler ces données. L’objectif est de créer une société en 2020 et de concurrencer avec les grands de l’industrie qui viennent ramasser tous les contrats d’analyse dans la région. J’ai vu plusieurs études réalisées par ces firmes. Ce sont d’excellentes études. Ce qui manque, par contre, c’est la compréhension des particularités associées à la région de l’Outaouais, sa proximité avec la capitale nationale et sa situation frontalière. La réalité gatinoise ou outaouaise est parfois plus difficile à saisir lorsqu’on ne vit pas dans la région.

DG: Est-ce que diAlgo limitera ses activités à la région de l’Outaouais?

NB: Oui. Et peut-être aussi à la francophonie hors-Québec qui est un milieu que je connais très bien. Mon ambition avec diAlgo est de faire parler les données, comme je disais, en les croisant avec des études de perception et de tendances afin de permettre aux organisations publiques, touristiques et événementielles d’ici d’optimiser leur performance. Mais NB Communication demeure. DiAlgo est un projet complémentaire.

DG: Un nouveau défi, quoi?

NB: Effectivement. J’ai toujours besoin d’un défi.

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Technologie, talent et impact à Kanata-Nord

Le parc technologique le plus grand au pays? Ne cherchez pas plus loin, c’est à Kanata-Nord que vous le trouverez. Et l'association des gens d’affaires de l'endroit, qui regroupe plus de 500 entreprises, est spécialiste du domaine de la technologie, que ce soit pour le standard de téléphonie mobile 5G, les véhicules autonomes, l’intelligence artificielle, ou encore la cybersécurité.

Mais l’Association des gens d’affaires de Kanata-Nord ne s’arrête pas là. En 2018, elle a contribué à 13 milliards $ du produit intérieur brut du pays, une augmentation de 66% depuis les trois dernières années.

Avant que l’Association ne s’ajoute à l’engrenage de l’économie canadienne en 2013, la région de Kanata-Nord ne possédait aucun regroupement d’entreprises. Aujourd’hui, l’Association peut s’enorgueillir de ses 33 000 emplois.

Cette centrale d’innovation a un réel impact sur l’économie locale, provinciale et nationale, souligne la directrice des opérations, Veronica Farmer. «Nous nous portons beaucoup à la défense des intérêts de nos membres, que ce soit au sein de comités, de rencontres au conseil municipal, avec le maire, avec des partenaires au sein du gouvernement provincial. L’ensemble de nos entreprises remet beaucoup d’argent dans le portefeuille public.»

Concrètement, selon l’analyse de l’Association, celle-ci contribue à retourner plus de 170 millions $ en profits au niveau municipal, 1,96 milliards $ à la province de l’Ontario, et 1,99 milliards $ au gouvernement fédéral.

Dénicher les talents

L’Association oeuvre aussi de près avec les institutions postsecondaires comme le Collège Algonquin, l’Université Carleton et, plus récemment, l’Université d’Ottawa. Cette dernière a créé un campus satellite dans l’ouest d’Ottawa afin de poursuivre l’innovation technologique de l’Association et de former les nouveaux talents. «Nous devons nous assurer que toutes nos entreprises possèdent le talent dont elles ont besoin. Quand on observe les différents modèles de parcs de recherche et d’associations technologiques, comme la Sillicon Valley, tous profitent d’institutions postsecondaires. C’est primordial», croit Mme Farmer.

Par sa singularité, Kanata-Nord brille auprès de la communauté des affaires. «Les associations d’entreprises typiques soutiennent les restaurants, les bars, les entreprises d’hospitalité. Elles se concentrent souvent sur le commerce au détail. C’est absolument important, comme pour la construction ou la législation pour les permis d’alcool, par exemple. Nous aussi, on a des entreprises qui ne sont pas issues de la technologie. Mais on s’y concentre et les exigences sont très différentes. Nos membres demandent un différent type de leadership. On est vraiment unique en notre genre», explique Mme Farmer.

Cette dernière est d’avis que l’avenir réserve de grandes choses à l’organisme. «Il y a un sens de la communauté merveilleux ici et on se retrouve dans cet environnement où tout le monde travaille ensemble, où l’énergie est palpable. Avec tout ce que nous tentons de faire pour la région, c’est vraiment l’endroit à être.»

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Une force économique qui veut devenir plus forte

«Les francophones en Ontario représentent un force économique dans la province. Mais ce n’est pas connu», affirme le nouveau directeur de la Société économique
de l’Ontario (SÉO), Luc Morin. Pour lui, il est temps que les entreprises francophones et bilingues de l’Ontario se regroupent et prennent conscience de leur force.

Pour y arriver, Luc Morin aimerait former une Chambre de commerce de l’Ontario, l’équivalent de la Ontario Chamber of Commerce, un groupe influent auprès du gouvernement provincial. «Il n’y aurait que des avantages pour les Franco-Ontariens. Imaginez aussi le poids politique que ça aurait», lance-t-il.

La Société économique de l’Ontario a pour mandat de développer l’économie provinciale et de favoriser l’immigration francophone en Ontario. Elle a remplacé le Réseau de développement économique et d’employabilité, tout en conservant le même mandat.

Magazine Affaires

Quand tendance et écologie 
font la paire

CHRONIQUE - MODE / En cette ère du zéro déchet et d’une conscience écologique collective, la mode recyclée n’a plus nécessairement une connotation grano. Aujourd’hui, on voit le surcyclage (upcycling) comme une pratique tendance, voire essentielle.

Des entrepreneures précurseures de la région se sont lancées dans la fabrication d’accessoires mode faits à partir de matières recyclées pour le plus grand bonheur des dames et de la nature. Vous aimez la mode et l’écologie? Vous aimerez ces découvertes.

Heureux hasard

C’est en voulant donner un coup de main pour une levée de fonds que Marilyn Paillard a créé la gamme de bijoux Trikölo, il y a deux ans. La vente aux enchères a tellement eu de succès qu’elle a décidé d’en faire plus. Son inspiration ? Une image dans un magazine. Depuis, elle fabrique colliers, boucles d’oreilles, bracelets, bagues et porte-clés à partir de magazines qui lui sont donnés ou qu’elle achète usagés. Ça donne une collection ludique où chaque item est unique.

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Votre design, votre identité

Le 19 février dernier avait lieu, dans le cadre du Rendez-vous des entreprises de Gatineau, une activité de pitch de vente particulière devant public et jury. Les entrepreneurs qui le désiraient avaient 60 secondes pour présenter leur entreprise afin d’attirer la main-d’œuvre. Près d’une quinzaine de participants étaient inscrits. Le gagnant du prix LeDroit affaires du Programme de mentorat de la CCG est Identité Design inc..

L’entreprise existe depuis 2013, mais ce n’est qu’en 2017 qu’elle a véritablement pris son essor alors que sa propriétaire, Bilitis Carrières, y travaille à temps plein.

« La plupart de mes clients ont une idée de ce qu’ils veulent et ce qu’ils ne veulent pas, explique Mme Carrières. Cependant, 75% d’entre eux ne savent pas par où commencer et c’est pourquoi ils font appel à moi. » La première rencontre est probablement la plus importante, puisqu’elle rassemble tous ceux qui auront un mot sur le produit final, qu’il soit résidentiel ou commercial. 

Approches différentes

Mme Carrières n’approche d’ailleurs pas un client résidentiel et commercial de la même manière. Dans le premier cas, elle a à cœur de faire des suggestions et un projet qui ressemblera aux propriétaires. « Je n’impose pas mon style, ce n’est pas mon goût qui doit primer, mais celui du client. J’ai une approche qui valorise beaucoup l’être humain », explique-t-elle.

Pour un projet commercial, l’approche est différente. « Je dois rappeler à l’entrepreneur que dans son cas, le design doit répondre à son image de marque. Il ne devrait pas être exécuté en fonction de ses goûts personnels, mais plutôt en fonction du client qu’il veut attirer ou conserver. Une fois qu’on a cette donnée, il me reste à marier les besoins de l’entreprise aux attentes de sa clientèle. »


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Le rhum, boisson du diable

CHRONIQUE - SPIRITUEUX / En 1492, lorsque Christophe Colomb a posé le pieds sur l’île antillaise de San Salvadore, a débuté une ère où le sucre et le rhum jouèrent un rôle prédominant. C’est Colomb lui-même qui implanta la canne à sucre aux Caraïbes. Ce n’est qu’un peu plus tard qu’on découvrit que la mélasse, sous-produit de la canne à sucre, permettait d’obtenir de l’eau-de-vie.

Les Hollandais sont les premiers à développer un marché pour un rhum de meilleure qualité car à l’époque, cet alcool brut de piètre qualité était offert aux esclaves et aux travailleurs des plantations pour atténuer la fatigue. Le célèbre pirate anglais Henry Morgan, né en 1635, élu au rang de chevalier par le roi Charles II, fut retourné en Jamaïque en tant que lieutenant-gouverneur. C’est à ce moment qu’il commença, huit ans avant sa mort, à distiller du rhum. En 1944, c’est à sa mémoire que fut baptisé un rhum, celui du capitaine Morgan. Cette eau-de-vie à base de canne à sucre est distillée à travers différents alambics et mis en fûts afin qu’il y ait vieillissement.

RHUM DIPLOMATICO RESERVA EXCLUSIVA

Provenance: Venezuela
Alcool: 40%
Prix SAQ: 58,75$
Prix LCBO: 58,95$

C’est au maître de chai Tito Cordero que ce rhum doit aujourd’hui sa très grande qualité. Détenteur de trois titres dont maître Rhumier en 2011 et 2013 et champion du monde des Maîtres Rhumiers à Madrid en 2014. Tito Cordero représente la pièce maîtresse de cette marque. Considéré comme l’un des meilleurs rhums au monde, ce Diplomatico a été récompensé par plusieurs experts et connaisseurs du monde entier. C’est en 1959 que la production du rhum Diplomatico débuta. Aujourd’hui propriété de Charton Hobbs, le rhum Diplomatico fait le bonheur de tous. Il se déguste à sa plus simple expression, avec des glaçons ou en cocktail.

Nez: Vraiment tout en douceur avec des arômes de caramel chaud, de fruits séchés et de tarte au sucre. Aussi, le tabac est présent, tout en subtilité et apporte un complément aux autres arômes axés davantage sur le sucre.

Bouche: Texture sirupeuse et moelleuse. L’alcool est peu présent et ce sont plutôt les fruits confits et le caramel qui sont en avant-plan. La bouche est gourmande et riche avec des notes d’épices et de vanille.

Finale: Une belle longueur mielleuse avec un côté boisé.

Résumé: Un rhum qui gagne à être découvert. J’adore la texture et la richesse de ce Diplomatico. Il fera le bonheur de ceux qui veulent vivre une belle expérience de dégustation et aussi pour ceux qui veulent avoir du bon temps entre amis autour d’un bon cocktail. 

Bonne dégustation.

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Nouveau départ pour le chef How Kit

CHRONIQUE - SCÈNE CULINAIRE / Le Château Montebello a un nouveau chef, Chi How Kit, mais il ne faudra pas compter sur le fait qu’il y finira sa carrière. À 42 ans, il croit que « comme chef, il faut toujours bouger » pour apprendre de nouvelles choses, pour vivre de nouvelles expériences.

Son désir d’instabilité n’est tempéré que par une chose : sa conjointe et ses trois enfants, âgés de 14, 11 et 4 ans.

Originaire de l’île Maurice, le chef How Kit a toujours travaillé dans des hôtels, dès qu’il est sorti de l’école hôtelière sur son île. Puis il est venu au Canada.

«J’avais un frère qui était déjà ici. En 2002, il m’a invité à venir, il m’a dit qu’il y avait beaucoup d’opportunités de carrière au Canada.» Son frère a le compas dans l’oeil, même s’il ne travaille pas en cuisine (il est dans le milieu informatique).

How Kit est aussi fidèle à la marque Fairmont. Cela fait maintenant 17 ans qu’il y oeuvre, dans de petites communautés comme de plus grandes.

C’est ainsi qu’il est entré au bas de l’échelle au Fairmont Royal York, à Toronto. 

«J’ai commencé comme commis, puis je suis devenu chef de partie, ensuite sous-chef. J’y ai travaillé au service des banquets comme au restaurant : je voulais y voir tous les départements», se rappelle-t-il.

Mais sa curiosité n’était pas assouvie. Il s’est dit: «Je parle français, pourquoi ne pas aller au Québec? Et puis, je venais d’une petite ville à l’île Maurice. Pour moi, il n’y avait pas beaucoup de différence. C’est surtout au niveau des infrastructures collectives qu’il y a une variante entre une petite ville et une grande.»

C’est ainsi qu’il a poursuivi sa carrière de sous-chef au Fairmont Tremblant pendant deux ans, avant de retourner dans une grande ville : Vancouver. Là, au Fairmont Vancouver, il a multiplié les postes supérieurs: chef des banquets, sous-chef exécutif, puis chef exécutif par interim. Ce qui lui a ouvert la porte au Fairmont Montebello où il est entré en février.

Dans la Petite-Nation, il a un objectif par-dessus tous les autres: travailler à mousser l’esprit d’équipe parmi les 40 cuisiniers éparpillés sur plusieurs sites comme la terrasse, le club de golf, le restaurant et les banquets.

«Comme chef exécutif, je sais que j’ai besoin de l’appui de mon équipe, précise-t-il. Les membres de l’équipe doivent savoir qu’ils ont toujours mon appui également. Parce qu’il nous faut travailler efficacement. Ce sont parfois des détails dans le dressage d’une assiette par exemple qui font la différence lorsque répétés une centaine de fois.»

Il a bien l’intention de mettre l’accent sur les produits locaux. Mais ce sera pour plus tard. L’hiver, il est plus difficile d’avoir accès à de beaux et bons légumes. Ils sont plus rares, moins diversifiés qu’à l’été où une vaste variété de beaux légumes regorge de la chaleur et du goût du soleil. 

Le chef How Kit n’est pas bavard. Après notre entrevue, il retourne tranquillement à ses affaires, ce qui implique de dénicher une maison pour sa famille autour de Montebello (pas une mince affaire en hiver alors que les propriétés sont enterrées sous la neige!) et de façon plus importante, à bâtir l’esprit d’équipe au Château Montebello.

Promotions

Celles qu'ils admirent…

Lorsque ma fille Josianne m’a approché pour relever de nouveaux défis au sein de l’entreprise familiale, je n’étais pas surpris du tout! En plus de ses tâches de directrice des ressources humaines, elle voulait diriger les opérations fixes du département de service de Bel-Air Toyota. Deux ans plus tard, son équipe et elle ont décroché la prestigieuse certification PLATINUM de Toyota pour notre concession automobile. Un exploit mondialement réservé à seulement 10 % des détaillants Toyota. Chapeau Josianne!