Des membres du Regroupement Affaires Femmes célèbrent l'obtention d'un prix Laurier décerné à l'organisme de l'année lors du récent gala des prix Bernard Grandmaître.

Mettre en lumière toutes les femmes

L’entrepreneuriat fait partie de l’ADN des femmes noires immigrantes francophones, selon le Regroupement Affaires Femmes (RAF), qui lancera cet automne la première édition du Marché afro-caribéen d’Ottawa.

«Il y a beaucoup d’entrepreneures dans la région de la capitale nationale qui sont issues de l’immigration», fait valoir Sabine Daniel, la présidente du conseil d’administration du RAF.

L’organisme, créé il y a 13 ans à Ottawa par sa mère Violène Gabriel, une infirmière immigrante, vise notamment à mettre en lumière les femmes noires francophones et francophiles, qui se démarquent dans leur communauté.

La présidente du conseil d'administration du RAF, Sabine Daniel

«Les femmes immigrantes sont très entrepreneures, surtout les femmes antillaises ou africaines qui viennent souvent de milieux où elles avaient des boutiques ou des marchés d’alimentation. Alors quand elles arrivent au Canada, si elles ne peuvent pas se trouver un emploi, elles continuent leur entreprise», explique Mme Daniel.

Avec l’aide de trois femmes entrepreneures membres de l’organisme, le RAF planche présentement sur le lancement d’un marché afro-caribéen. L’événement, qui s’inspire du Salon des métiers d’art de Montréal, permettra aux visiteurs d’y retrouver des produits et services tels que des décorations artisanales, des huiles essentielles, du beurre de karité ou autres que l’on trouve plus facilement dans les Antilles ou en Afrique.