Les copropriétaires du salon Victor Victor, Isabelle Desloges-Young et Sonia Provost, ont remporté un prix Excelor au dernier gala de la Chambre de commerce de Gatineau.

L’amitié par-dessus tout

Ce succès est dû en partie par la forte présence de Victor Victor sur les réseaux sociaux. «Je publiais sur Facebook et Instagram des images des travaux de construction ou, encore, je présentais les coiffeurs, fait valoir Sonia. On a créé un engouement qui a contribué à nous faire connaître.»

Après six mois d’opération, leur chiffre d’affaires dépassait déjà les prévisions financières. Aujourd’hui, le salon compte dix employés. Les coiffeurs reçoivent plus de trois formations par année et sont réputés pour leur talent et leur expertise.

«En Outaouais, le salaire moyen d’un coiffeur est de 28 000 $ par année, précise Isabelle. Ici, on est fières de dire qu’il gagne entre 32 000$ et 60 000$. Un nouveau client peut attendre jusqu’à trois mois avant d’obtenir un rendez-vous.»

«On choisit nos coiffeurs en fonction de leur attitude, surtout. On cherche des vedettes en devenir que nous allons pouvoir propulser en les encadrant, ajoute Sonia. On veut qu’ils adhèrent à nos valeurs, soit le bonheur au boulot, le travail d’équipe, la formation, l’avancement et le virage écologique.»

Jusqu’à maintenant, le chemin n’est pavé que de réussites pour les deux femmes d’affaires. Qu’en est-il alors de l’avenir?

«On a soif de revivre les émotions de l’ouverture, dit Sonia. Tout le monde nous pousse à foncer, que ce soit notre comptable Julie, notre coach Luc, notre notaire, nos clients. Trois plans sont possibles : la franchise, l’expansion du local ou ouvrir ailleurs à Gatineau.»

«Nous avons l’argent pour agrandir ici, mais le problème est de trouver de la main-d’œuvre qualifiée qui répond à nos standards, lance Isabelle. Certains salons font même signer des contrats de non-concurrence à leurs coiffeurs, à savoir que pendant deux ans, ils ne peuvent pas travailler dans un périmètre déterminé.»

«Victor Victor, c’est un casse-tête où chaque morceau s’imbrique parfaitement l’un dans l’autre, explique Sonia. On a peur de briser cette harmonie en faisant le saut. Et à travers tout ça, c’est notre amitié, à Isabelle et moi, qui compte plus que tout.»