Jean-Sébastien Vachon

Éliminer les frustrations avec le logiciel GOOM

Éliminer les frustrations liées à la gestion au sein de tout type d’entreprise, voilà un défi à s’arracher les cheveux pour le commun des mortels. Jean-Sébastien Vachon, lui, en rêve.

Convaincu depuis quelques années de tenir en main une méthode «révolutionnaire», le président-fondateur de la boîte Inteloom prend un malin plaisir à l’expliquer, conscient de sa complexité. «Ce n’est pas évident de résumer ce qu’on fait exactement. Je me fais même parfois taquiner là-dessus, notamment par les autres membres de la cohorte du G7 d’ID Gatineau», avoue-t-il amusé.

«En gros, chez Inteloom, nous sommes des professionnels en gestion. Les gens qui nous approchent sont souvent frustrés par des éléments inefficaces dans leur entreprise qui peuvent, par exemple, être la délégation ou la perte d’information», explique Jean-Sébastien Vachon.

L’entreprise gatinoise s’est taillé une bonne réputation dans la mise en œuvre de projets, dans l’octroi de formations et en structure de gestion. Depuis 2013, une trentaine d’employés se sont greffés à l’entreprise et le chiffre d’affaires annuel surpasse désormais les 2,2 millions $. Reste que tout ceci n’est que la pointe de l’iceberg, promet M. Vachon, qui entrevoit que les mots «solution de gestion» rimeront avec son nom.

Mise en orbite du vaisseau GOOM

Jean-Sébastien Vachon ne s'en cache pas, il prévoit faire tourner les moteurs à plein régime dès le mois de mai grâce au lancement de sa méthode de gestion orientée objet ( GOOM ). Jusqu’à maintenant, le succès d’Inteloom consistait à assurer des formations et à agir comme expert-conseil dans les sphères privées et publiques. Les revenus tirés étaient alors réinvestis massivement en recherche et développement. La firme s’apprête donc à sortir un as de sa manche, en se dotant d’une technologie tangible.

«C’est drôle, je compare souvent notre situation à un expert en vaisseau spatial qui n’a pas son propre engin », s’exclame Jean-Sébastien Vachon. La comparaison s’avère assez juste. Celui qui gagne sa vie à optimiser les vaisseaux (système et logiciel de gestion) chez d’autres entreprises proposera prochainement à ces dernières de s’en départir afin d'intégrer son logiciel. « Cela donnera des résultats jamais vus sur le marché», croit l’inventeur.

L'ARBRE ET LA SÈVE

Mais qu’est-ce que cette fameuse gestion orientée objet?

« Il s’agit de découper au maximum chaque unité gérable, chaque département, chaque projet, chaque tâche, en ce qu’on appelle un objet. L’entreprise moyenne a généralement plusieurs départements. Une frustration universelle vient du fait que les objets ne communiquent pas efficacement entre eux. L’idée, avec nous, c’est de tout lier en temps réel, détaille l’ingénieur en logiciel.  C’est un peu une forme arborescente. L’arbre est l’entreprise, et pour grandir, il compte sur l’efficacité de ses veines dans lesquels coule la sève qui est l’information. Si toutes les veines se parlent, comme les départements, et que la sève circule mieux, l’arbre prospèrera », dépeint soigneusement Jean-Sébastien Vachon. À titre d’exemple, autour du tronc d’Inteloom, on dénombre actuellement 30 000 objets.

La façon de faire de la gestion avec GOOM et le logiciel mettront donc instantanément tout élément, pour ainsi dire tout objet, en corrélation. Moins de fouilles, plus d’efficacité. Fini les petites notes égarées après une rencontre matinale car tout sera archivé, le micro comme le macro. L’information étant disponible rapidement, peu importe la localisation des collègues.

Convaincu depuis le début

«J’ai une équipe extraordinaire. J’ai toujours été convaincu qu’il fallait bien m’entourer dès le départ. On veut que les autres croient en notre projet et qu’ils soient même meilleurs que nous», indique M. Vachon.

Cette tendance à vouloir attirer l’efficacité et à améliorer les autres fait partie intégrante de la vision de Jean-Sébastien Vachon. «Je n’ai pas d’objectifs quantitatifs liés à notre croissance. Je ne veux pas non plus avoir pignon sur rue dans une grande ville. L’important pour moi serait que notre solution de gestion aide des organisations partout dans le monde et redonne de l’espoir à des gestionnaires désillusionnés à l’égard des outils actuels», ambitionne-t-il.