Affaires

Exit le bureau, place aux ATM

Pendant plus de 30 ans, l’entreprise gatinoise Fredal Solutions a été synonyme de vente d’équipements et de mobiliers de bureau. Sa raison sociale était alors intimement associée au nom de son fondateur, Alain Fredette, un homme d’affaires bien connu dans la communauté, notamment pour son implication à titre de président de la Chambre de commerce de Gatineau et du Festival de montgolfières de Gatineau.

Aujourd’hui, l’entreprise est tout autre.  Depuis 2012, elle se spécialise dans la gestion de guichets automatiques, les fameux ATM (automated teller machine) et est dirigée par Étienne Fredette. Exit donc les machines à écrire,  photocopieurs et classeurs de toutes sortes. Et s’il dispense encore des conseils à son fils, Alain Fredette ne rôde plus dans les parages de Fredal Solutions.  « Je ne vais pas par-dessus son épaule pour lui dire quoi faire », dit celui qui consacre maintenant son temps dans l’entreprise Rochef Chocolatier dont il est copropriétaire.

Faut dire qu’Étienne Fredette, âgé de 41 ans, hésitait à succéder à son père à la tête de Fredal Solutions, du moins jusqu’en juin 2002. « Je voulais faire les choses par moi-même et non ce qui serait décidé pour moi », se rappelle Étienne Fredette. Son père, lui, était prêt à vendre la compagnie si aucun de ses deux fils acceptait de prendre la relève de cette entreprise familiale née en 1978. 

Mais l’histoire allait en décider autrement puisque son fils Étienne quitte son emploi de représentant des ventes chez Pitney Bowes à Montréal pour revenir à Gatineau. L’objectif est à la fois simple et complexe: assurer la réalisation d’un plan de transfert de l’entreprise du paternel vers le fiston.  Il aura fallu six ans, du 12 août 2002 au 12 août 2008, pour y parvenir.  

Baccalauréats en sciences politiques de l’Université d’Ottawa et en administration des affaires aux Hautes études commerciales de Montréal et séjour de six mois à la prestigieuse Institut d’études politiques de Paris, Étienne Fredette s’amène donc à la tête de Fredal Solutions. Quatre ans plus tard, en 2012, coup de théâtre alors qu’Étienne Fredette délaisse complètement les créneaux d’affaires traditionnellement opérés par Fredal pour se concentrer dans l’industrie des appareils ATM. 

Spiritueux

Tous les chemins de printemps mènent au rhum

Nous voilà presque en avril, temps parfait pour déguster un bon cocktail à base de rhum ! Mais lequel choisir ?

Pour vos cocktails, je vous recommande d’opter pour un rhum blanc. Au niveau des arômes et du goût, cela va varier en fonction du choix que vous ferez.

Habituellement, un spiritueux blanc signifie qu’il n’y a eu aucun vieillissement. Dans l’univers du rhum, cela n’est pas le cas. Plusieurs rhums blancs sont faits à partir de mélasse que l’on distille et fait vieillir pendant quelques années. Avant l’embouteillage, le tout est filtré de façon intense. Cette filtration laisse passer les arômes qu’a gagné le spiritueux pendant le vieillissement, mais enlève toute coloration. C’est pour cette raison que la majorité des rhums blancs sont si goûteux alors qu’un vrai rhum blanc peut avoir davantage d’arômes d’alcool et de fruits.

DES EXEMPLES DE RHUMS BLANCS

El Dorado 3 YO

Ce rhum, produit par l’entreprise Demerara Distillers, est un assemblage de quelques rhums vieillis dans d'anciennes barriques de bourbon et ce, pour un minimum de trois ans. Le rhum El Dorado 3 YO est onctueux. On peut immédiatement le constater dans notre verre. De plus, il dégage des arômes hors du commun pour un rhum blanc. Avec des notes très tropicales comme la noix de coco et même l’ananas, il est plus floral que certains rhums blancs « âgés ». Les amateurs de gins risquent d’être amoureux de ce rhum.


Flor de Cana Blanco 7 YO

Ce rhum, produit au Nicaragua, est ce qu’on appelle un « solera ». Cela veut donc dire que l’âge sur la bouteille est une moyenne. En réalité, le rhum Flor de Cana Blanco 7 YO contient du quatre ans d’âge ainsi que du dix ans d’âge, tous vieillis dans des fûts très petits (180 litres) de chêne blanc. Vous verrez que les différents rhums, plus âgés que dans l’El Dorado, offrent à cette bouteille des arômes vraiment uniques. La vanille et le caramel sont très présents. Quelques arômes de pétales sont aussi présents. Le bois fait une courte, mais ô combien agréable apparition !


Saint James Blanc

Vous voulez déguster un vrai rhum blanc? Alors ce dernier est un excellent choix! Fabriqué en Martinique, ce rhum agricole est fait sous l’appellation contrôlé des rhums martiniquais. Dans cette appellation, le rhum blanc, issue du jus pur de la canne, n’a pas le droit de toucher au bois. Ceci étant dit, on parle ici d’une vraie eau-de-vie sortie de l’alambic, reposée en cuve, diluée et embouteillée. Un rhum qui dégage des arômes végétaux typiques de cet univers, des arômes de canne à sucre fraîchement coupées, des arômes plus fruités comme la mangue et même un peu de framboise ainsi que quelques arômes de piment.


Pour davantage d'informations sur le rhum ou sur l'industrie des spiritueux, rendez-vous sur www.yanaube.ca.

Affaires

Ottawa dans la cour
des grands

Investir Ottawa, une agence de développement économique et un centre régional d’innovation, voit grand pour l’avenir de la capitale fédérale. Son président-directeur général, Michael Tremblay, dévoilait récemment le plan stratégique quinquennal de l’organisme. Au menu, accueillir les géants du secteur des technologies et encourager les entreprises en démarrage de la région.

« La mission d’Investir Ottawa est de favoriser l’entrepreneuriat, d’aider les start-up à se lancer et d’attirer des investissements étrangers. Ce qui change avec notre nouveau plan stratégique, c’est que nous voulons nous concentrer davantage sur le marché en termes d’innovation », explique M. Tremblay.

Plus concrètement, il souhaite mettre en valeur des emplois de haute qualité, ainsi qu'encourager la prospérité et la croissance dans la région d’Ottawa grâce notamment à des investissements dans les nouvelles technologies.

Attirer les géants de l’industrie

Michael Tremblay croit que les nouvelles technologies sont gage de succès pour la santé économique de la région. « Après tout, 11% de la main-d’oeuvre à Ottawa est constitué de travailleurs en technologie », rappelle-t-il.

Attirer les grandes entreprises de ce milieu fait donc partie intégrante du plan d’Investir Ottawa pour les prochaines années. Ancien vice-président chez Microsoft, M. Tremblay souligne que plusieurs géants de l’industrie sont déjà installés dans la Capitale nationale, dont Amazon et Apple.

« Peu de gens le savent, mais Amazon a déjà des bureaux à Ottawa. Un groupe de travailleurs sont installés à Kanata et il travaille sur le développement de l’assistant automatisé Alexa », raconte-t-il.

Les géants des technologies reconnaissent les avantages de s’installer à Ottawa. M. Tremblay croit que « d’un point de vue pratique, les entreprises s’installent où le talent est. Il n’y a aucun doute qu’Ottawa possède le talent recherché par les grandes entreprises. »

Affaires

Le cas d'Amazon

Même si Amazon, en février dernier, n’a pas retenu la candidature d’Ottawa-Gatineau pour l’installation de son deuxième siège social en Amérique du Nord, le PDG d’Investir Ottawa, malgré la déception, reste confiant pour l’avenir de la région

« Nous sommes déçus, mais il faut dire que nous avons présenté un excellent dossier à Amazon, raconte-t-il. Nous avons su démontrer notre potentiel et je suis d’avis qu’Amazon est plus intéressé par notre ville aujourd’hui qu’il ne l’était avant de voir notre dossier. »

L’avantage concurrentiel d’Ottawa

Ottawa est déjà reconnu pour ses investissements en technologie. D’ailleurs, l’organisation Expert market, qui dresse différents palmarès, a récemment classé Ottawa au premier rang des villes canadiennes ayant les meilleurs centres technologiques. 

« Expert market a déterminé qu’Ottawa mérite la première position de son classement pour trois raisons. D’abord, nous avons le plus bas coût de vie parmi les grandes villes canadiennes. Ensuite, nous offrons des salaires élevés, et finalement, Ottawa possède une main-d’oeuvre diversifiée. Ces éléments placent Ottawa dans une excellente position et nous souhaitons démontrer que nous sommes une ville où il fait bon vivre et travailler », raconte avec enthousiasme le PDG d’Investir Ottawa.

À tous les entrepreneurs et investisseurs qui songent à développer une entreprise dans le domaine des technologies, Michael Tremblay rappelle qu’Ottawa est l’endroit à privilégier. « Ottawa possède la plus grande densité de scientifiques et d’ingénieurs au Canada, et se place en deuxième position en Amérique du Nord après la Silicon Valley.  Donc nous avons le talent ici à Ottawa, en plus d’être une ville où il fait vraiment bon vivre », termine M. Tremblay.