Le directeur adjoint et professeur agrégé à l'École supérieure d'affaires publiques et internationales de l'Université d'Ottawa, Patrick Leblond.

Le commerce et les droits humains: et le Canada là-dedans?

Que se passe-t-il lorsque la première puissance économique 
mondiale ne cherche plus à encourager la croissance économique 
par l’intermédiaire d’échanges commerciaux ? Et quel rôle doit 
alors jouer le Canada dans la promotion de programmes de commerce progressifs ? Ces questions, le directeur adjoint et professeur agrégé 
à l’École supérieure d’affaires publiques et internationales de l’Université d’Ottawa, Patrick Leblond, a dû y répondre lors de la conférence Commerce et droits humains tenue en février dernier à Ottawa.

Spécialiste des questions de gouvernance économique mondiale et d’économie politique internationale et comparée, particulièrement celles qui touchent la finance internationale, l’intégration économique internationale et les relations gouvernements-entreprises, le professeur Patrick Leblond croit que l’ajout de sanctions est une bonne façon de renforcer les accords internationaux. « Par exemple, quand les entreprises canadiennes font des affaires en dehors du Canada et de l’Europe, est-ce qu’il serait possible de mettre des sanctions à ses entreprises ? Peut-on permettre aux pays de mettre des restrictions aux entreprises canadiennes qui font des affaires en Afrique et qui ne respectent pas les droits humains », questionne M. Leblond. 

Le conférencier estime que quand nous commençons à « toucher à l’argent des gens, ils vont peut-être commencer à changer leur comportement ». Il donne comme exemple un discours qu’il entend souvent par rapport aux changements climatiques.

« Le fait qu’il n’y a pas de réelles sanctions aux accords sur les changements climatiques rend le tout très difficile, croit le conférencier. Il y a un avantage injuste pour les pays qui signent un accord et ne le respectent pas. Alors, est-ce qu’il y a une possibilité pour les pays d’user de représailles en appliquant des sanctions aux accords ? Cela va certainement nous faire avancer mieux que le système actuel », avance-t-il.