La présidente de Ginsberg Gingras, Chantal Gingras

Faire équipe avec son conjoint

La conciliation travail-famille : mythe ou réalité ? Pour en finir avec cette question 
ayant vu le jour à la fin des années 1980, Le Droit AFFAIRES 
a sondé quatre mères de famille, des femmes d’affaires et chefs d’entreprise, qui ont dû apprendre à porter ces différents chapeaux.

Chantal Gingras

  • Présidente de Ginsberg Gingras, une firme de syndics autorisés en insolvabilité comptant plusieurs bureaux au Québec et en Ontario, notamment dans la région de la
    Capitale nationale.
  • A succédé à son père en 2013.
  • En couple et mère de deux garçons de 16 et de 18 ans.

La conciliation travail-famille pose-t-elle encore un défi pour vous ?

« C’est moins prenant, mais c’est différent. Mon plus vieux va aller à l’université l’an prochain et mon plus jeune, en Ontario, est en 10e année. Il faut quand même être présent comme parent, car ce sont des adolescents qui vivent des choses. »

Comment vivez-vous cette conciliation sur le plan personnel ?

« Mon conjoint et moi avons des rôles traditionnels inversés. Avec mon métier, j’ai toujours beaucoup voyagé, car nous avons des bureaux partout à travers le Québec et dans l’Est de l’Ontario.  Le matin en général, c’est moi qui allais mener les enfants à la garderie et mon conjoint allait les chercher le soir et préparait le souper. Quand il manquait des bras, ma mère ou ma sœur donnaient un coup de main. »

Quelle est la clé pour réussir à concilier vos obligations professionnelles et familiales ?

«La clé, c’est de faire équipe avec ton conjoint. Ça facilite les choses. Puis, ce n’est pas seulement la quantité de temps que tu passes avec tes enfants qui compte, mais la qualité également. Quand on soupe, on soupe. Peut-être que je vais retourner à mes courriels en soirée, mais c’est moi qui décide des plages horaire durant lesquelles le travail est permis. »

Trouvez-vous que cette conciliation repose encore beaucoup sur les femmes ?

« Moins maintenant qu’avant,  mais je pense que c’est un rôle très traditionnel qui fait encore partie des moeurs. La beauté de la chose, c’est que c’est maintenant un choix. »

En tant que chef d’entreprise, quelles mesures avez-vous mises en place pour assurer la conciliation travail-famille ?

« Pour les employés qui ont une tâche plus cléricale, on offre le choix entre une semaine de 35 ou de 37,5 heures. Ils peuvent aussi choisir de commencer à 8 h, à 8 h 30 ou 9 h et de terminer à 16 h, 16 h 30 ou 17 h. Nous offrons cette flexibilité à nos employés, tout en nous assurant que nos besoins de service à la clientèle sont comblés. Ce sont les valeurs de l’entreprise et je suis certaine que c’est apprécié par les employés. »