À l’arrière, de gauche à droite : Luc Potvin, trésorier, Andréa Delorme, présidente, Émilie Avon, secrétaire, et Marc Simard, vice-président. À l’avant: Luc Bélanger, Mélyssa Brunet, Karine Lauzon, Anne Lizotte et Patrick Brunet.

Faire du bruit pour faire bouger

À ne pas en douter, la nouvelle Chambre de commerce de Clarence-Rockland (CCCR) ne manque pas d’ambition. Services aux membres, aménagement d’un parc au centre-ville, promotion de l’achat local et lobbying en vue de l’élargissement à quatre voies de la route 174/17, son menu pour la prochaine année est gargantuesque.

Cette nouvelle Chambre de commerce de Clarence-Rockland revient de loin. Absente du paysage économique de 2008 à 2011, elle renaît de ses cendres en janvier 2012.

« C’était un grand désir de la communauté d’affaires d’avoir une chambre de commerce pour se rencontrer, échanger et contribuer au développement de la Cité de Clarence-Rockland », souligne Karine Lauzon, directrice générale de la CCCR.

À sa première année d’existence, elle rassemble d’abord environ 75 membres. Six ans plus tard, elle en compte 127.

L’année 2017 aura été une année de restructuration de cet organisme économique, notamment marquée par des transitions à la direction et à la présidence. Maintenant, la Chambre peut compter sur la présence continue d’une nouvelle directrice générale en poste depuis juillet 2017.

« Avec une restructuration, vient évidemment un léger ralentissement. Les besoins étaient un peu plus grands pour la chambre de commerce. Depuis mon arrivée, on a travaillé avec le conseil d’administration afin de revoir autrement l’implication de notre chambre dans la communauté », explique Mme Lauzon.

Un deuxième souffle

C’est sous la présidence d’Andréa Delorme qu’un deuxième souffle sera apporté à la Chambre de commerce de Clarence-Rockland. Présidente depuis 2016, elle se donne comme objectif de rejoindre les nouvelles entreprises ainsi que les entrepreneurs de la relève.

« Le défi pour moi sera d’aller montrer aux jeunes entrepreneurs ce que la chambre de commerce peut faire pour eux et ce qu’ils ou elles peuvent faire pour notre région pour attirer des gens à Clarence-Rockland. Qu’est-ce qu’on peut faire pour faire bouger notre belle ville ? », lance-t-elle.

En 2018, un autre défi attend la CCCR, celui de faire connaître les produits et services qui sont disponibles à Clarence-Rockland. L’objectif ultime est, bien entendu, de favoriser l’achat local.

« Il y a beaucoup de citoyens qui ne connaissent pas tout ce qui est offert dans leur propre municipalité. Conséquemment, ces gens vont à l’extérieur ce qui a évidemment un impact sur la survie même de nos entreprises, souligne la présidente. On veut faire connaître tous les produits et services et miser sur l’importance de l’achat local. »

Outre les gens d’affaires et les consommateurs, la CCCR continuera de tisser des liens plus étroits auprès du gouvernement municipal afin qu’il fasse régulièrement appel aux entreprises locales lors d’appels d’offres.

Depuis 2016, CCCR s’est engagée activement dans la réalisation du projet d’élargissement à quatre voies des routes 17 et 174. La Chambre a mis sur pied une table ronde et a embauché un lobbyiste afin de faire pression auprès des gouvernements.

« Le rôle de la chambre de commerce c’est de faire du bruit pour que ce projet-là puisse voir le jour le plus tôt possible et non en 2032 comme le voudrait Ottawa. Tous les gens de Prescott et Russell et de Cumberland vont en bénéficier. Si on veut amener de nouveaux commerçants, de nouveaux résidents et de nouveaux développements, ça va prendre une route à quatre voies », insiste fortement Karine Lauzon.

Un projet rassembleur

Un espace vert, agréable et idéal pour prendre un café et rencontrer des gens en plein cœur du centre-ville. Voilà l’un des objectifs du projet du Parc de la chambre que la CCCR défend depuis maintenant un an.

Le projet comprend en premier lieu la construction d’une aire de détente munie de bancs et d’un chapiteau le long de la rue Laurier. Le parc ferait en quelque sorte office de lieu de bienvenue au centre-ville de Rockland.

« Le but est vraiment de créer un plan d’implantation. Ça va être un lieu paisible de rassemblement au cœur même du centre-ville », explique Karine Lauzon.

De cette première semence doit germer une revitalisation commerciale.

« Le projet vise aussi à susciter le développement commercial et pour ça, il faut aussi développer le secteur. Ce qu’on propose, c’est de développer l’ambiance et le plaisir. C’est à partir de là qu’on va être connu dans le cœur des gens », souligne la présidente Andréa Delorme.

En ce moment, le projet est à l’étude à la municipalité afin que celle-ci appuie des demandes de subventions gouvernementales. Le vœu de la chambre de commerce est de procéder à une première pelletée de terre dès l’an prochain.