La copropriétaire de Commtech, Pascale Brassard

Des horaires flexibles

La conciliation travail-famille : mythe ou réalité ? Pour en finir avec cette question 
ayant vu le jour à la fin des années 1980, Le Droit AFFAIRES 
a sondé quatre mères de famille, des femmes d’affaires et chefs d’entreprise, qui ont dû apprendre à porter ces différents chapeaux.

Pascale Brassard

  • Copropriétaire de Commtech, une entreprise offrant des services informatiques et un centre d’impression.
  • A racheté l’entreprise en 2010 avec son conjoint.
  • Mère de trois enfants de 18, 16 et 13 ans.

Comment vivez-vous cette conciliation travail-famille sur le plan personnel ?

« C’est un travail d’équipe entre mon conjoint et moi. À deux, ça fonctionne bien, car on a séparé les tâches autant au niveau du travail qu’à la maison. Ça aide quand on a une belle collaboration avec son conjoint. C’est souvent moi qui vais faire les rendez-vous avec les enfants durant le jour. Je me suis organisée pour que mon horaire de travail soit plus flexible.  Il m’arrive de travailler le soir et les fins de semaine pour reprendre mon temps. »

Vous avez donc dû revoir l’idée d’une semaine de travail conventionnelle ?

« Exactement, la flexibilité, c’est vraiment la clé du succès dans mon cas. Nous nous sommes équipés avec les technologies pour que je puisse travailler de la maison.  Je peux recevoir mes appels et les gens pensent que je suis au bureau. »

Avez-vous l’impression que la conciliation travail-famille repose encore beaucoup sur les femmes ?

« Oui et je pense que c’est notre côté maternel. On veut être là, alors souvent on prend le rôle, parce qu’on le veut bien. »

En tant que chef d’entreprise, que faites-vous pour permettre à vos employés de concilier travail-famille ?

«C’est la flexibilité. On n’a pas de politique en place, car on n’a pas de grands besoins. Parmi nos sept employés, seulement deux ont de jeunes enfants. On y va au cas par cas, selon le besoin. Par exemple, il est arrivé que mon adjointe veuille aller voir son fils jouer au soccer deux fois durant la semaine en fin de journée. Alors, on s’est organisé avec les horaires en faisant preuve de flexibilité. »

Pourquoi est-ce important pour vous d’accorder cette flexibilité à vos employés ?

« Ça fait partie des conditions de travail aujourd’hui. Dans la petite entreprise, il faut faire en sorte de garder nos employés le plus longtemps possible. »

Est-ce que cette flexibilité a un coût pour l’entreprise ?

« Je n’ai jamais porté un regard sur les dépenses que ça amène. Pour nous, ça fait juste partie des priorités. On n’est pas à cheval sur les principes. »