Le professeur du département des relations industrielles à l'Université du Québec en Outaouais, Éric Gosselin.

Conciliation travail-famille: les entreprises s'adaptent de plus en plus

Si la conciliation travail-famille n’a pas encore atteint son apogée, 
il reste que 80 % 
des entreprises mettent en place des mesures pour la faciliter, d’après une étude de l’Institut de la statistique du Québec.

« Le rapport de l’Institut publié en 2016 présente des résultats encourageants, jusqu’à un certain point, et qui démontrent que les organisations s’investissent de plus en plus dans des mesures au niveau d’horaires flexibles, de congés payés, du télétravail, par exemple », indique le professeur du département des relations industrielles à l’Université du Québec en Outaouais, Éric Gosselin.

Selon lui, l’intérêt pour ce genre de pratiques est appelé à croître au sein des organisations, afin de contrer l’absentéisme, l’augmentation du niveau de stress et l’insatisfaction qu’engendre le conflit travail-famille et ainsi améliorer la rétention des employés.

Le professeur du département des relations industrielles à l'Université du Québec en Outaouais, Jean-François Tremblay.

Son collègue, Jean-François Tremblay, estime que ces mesures sont d’ailleurs déjà largement répandues et qu’elles ont un coût, même si aucune étude ne semble s’être penchée sur le sujet.

« C’est sûr qu’au net, il y a un coût pour ça, parce qu’il y a une perte de productivité et d’efficience. Ce que tu veux, c’est une main-d’oeuvre qui est là le plus longtemps possible, puisqu’elle te donne le meilleur d’elle-même. Alors, si tu diminues son temps de travail pour l’accommoder, ce n’est pas optimal. Cela étant dit, c’est un choix de société qu’on fait comme individu et comme collectivité », explique-t-il.