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De gauche à droite, la réceptionniste d'Epsi, Laurence Raymond-Frappier, le président d'Epsi André Durivage, la directrice principale, Sylvie Auger, et le vice-président Nicolas Roy.
De gauche à droite, la réceptionniste d'Epsi, Laurence Raymond-Frappier, le président d'Epsi André Durivage, la directrice principale, Sylvie Auger, et le vice-président Nicolas Roy.

Marketing et altruisme (partie 2 de 4)

Émilie Pelletier
Émilie Pelletier
Collaboration spéciale
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Quand elles ont décidé de rendre service à leur communauté, ces entreprises ne faisaient que répondre à un besoin criant. Aujourd’hui, ce sont leurs clients et leurs employés qui les en remercient.

La fondation Faim d’Aimer a été mise sur pied en 2003, en réponse à une forte demande. Les enseignants voulaient que tous leurs élèves aient l’estomac plein pour qu’ils soient en mesure d’être plus attentifs en classe alors que Mazzolla Mazzola n’avait plus les moyens de fournir des repas gratuits aux enfants dans le besoin. 

Près de 20 ans plus tard, de nombreux clients se présentent en boutique et racontent à Danna Mazzola que les repas qu’ils ont reçus à l’école quand ils étaient jeunes ont fait une grande différence dans leur développement. 

« Ils nous disent à quel point ils s’en souviennent encore. On s’imagine, ça va mal à la maison, il y a une situation quelconque, et tu reçois un bon repas chaud chaque jour, c’est sûr que tu t’en rappelles », souligne Danna Mazzola, qui raconte que les remerciements des enseignants et des écoles lui font toujours chaud au cœur. 

Des clients motivés

« Ça donne des papillons », souligne Patrick Lalonde, qui trouve très touchant lorsque ses clients qui se présentent dans sa clinique de physiothérapie lui indiquent que leur objectif de rétablissement est de pouvoir compléter La Baie Run. 

Lorsqu’il a décidé d’organiser cet événement sportif en 2019, avec comme objectif de rassembler les gens, de renforcer le sens d’appartenance communautaire et de promouvoir l’exercice physique tout en amassant de l’argent pour l’Hôpital général de Hawkesbury, le physiothérapeute ne s’attendait pas à un tel « effet boule de neige ».

« Quand on a préparé la première édition, on s’apprêtait à cibler les rôles des bénévoles et on se disait que ce serait impossible d’orchestrer et de trouver un tel nombre de bénévoles ».

Or, plus de 50 résidents de l’Est ontarien ont répondu à l’appel. Le comité organisateur s’est alors retrouvé avec un nombre de bénévoles plus que nécessaire. « La réponse était vraiment incroyable. »

L'édifice qu'occupe Epsi sur le boulevard St-Joseph, à Gatineau

L’esprit d’équipe à son meilleur

Pour l’épanouissement de l’entreprise EPSI, la directrice principale, Sylvie Auger, ne jure que par un esprit d’équipe fort et collaboratif. 

L’intégration de personnes atteintes de déficiences intellectuelles au sein de son équipe et l’engagement à l’endroit des causes de bienfaisance ont permis à ses employés de bâtir des liens et une synergie inégalée. « Ça crée un sentiment d’appartenance auprès de l’équipe, ça nous ouvre tellement aux différences. Ça nous mène aussi à prendre un pas de recul, à nous calmer, à adopter un rythme plus sain », estime Mme Auger.

La professeure en sciences économiques de l’Université d’Ottawa, Rose Anne Devlin, remarque que « tout le monde se sent mieux » de travailler ou de consommer auprès d’entreprises qui redonnent à la société. 

« Ça aide le moral des employés. Quand on travaille avec des entreprises qui donnent à la communauté, on se sent mieux. Ça permet aux entreprises, petites ou grandes, d’agrandir leur clientèle, en leur permettant de se sentir mieux d’avoir choisi une entreprise qui fait du bon, et ça peut aider le moral des employés, tout en aidant les communautés. C’est à la fois du marketing, à la fois une forme d’altruisme, et les propriétaires se sentent mieux aussi », croit la professeure.