Le fondateur et directeur général d'Évolutel, Jean-Claude Des Rosiers

Vingt ans d’Évolutel

L’entreprise Évolutel de Gatineau fêtera ses 20 ans à l’automne. «Le 15 octobre prochain, précise son fondateur et directeur général, Jean-Claude Des Rosiers. C’est la date à laquelle j’ai ouvert les portes de mon entreprise. J’étais seul avec un technicien et, comme on dit, petit train va loin.»

Petit train va loin, en effet. Aujourd’hui, Évolutel compte 22 employés, dont 12 techniciens certifiés, et dessert plus de 2 200 clients en Outaouais et dans la grande région de la capitale fédérale. Au fil des ans, cette entreprise gatinoise s’est hissée au sommet des firmes de téléphonie d’affaires, d’informatique, de câblage et de solutions d’impression.

En 2014, Évolutel était élue PME de l’année par le Regroupement des gens d’affaires de la capitale nationale (RGA). Trois ans plus tôt, Jean-Claude Des Rosiers se voyait décerner le prix de la personnalité de l’année par la Chambre de commerce de Gatineau.

Le Droit AFFAIRES l’a rencontré.

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DENIS GRATTON (DG): Que faisiez-vous avant de fonder Évolutel?

JEAN-CLAUDE DES ROSIERS (JCD): J’étais directeur général chez Fredal Solutions, distributeur de produits de bureau. Et avant cette belle aventure, j’avais fondé les Tapis Quadécor avec Sylvain Trépanier. Au bout de deux ans, j’ai décidé de quitter cette entreprise et c’est là que Alain Fredette (Fredal) m’a approché. Alain est mon mentor. Je lui disais toujours à la blague: «J’observe tes qualités et je tente d’ignorer tes défauts pour me faire un beau profil d’entrepreneur». Alain et moi sommes arrivés à la croisée des chemins en 1999. Il avait la chance de léguer son entreprise à ses enfants. J’ai compris que c’était peut-être un signal pour moi de regarder d’autres opportunités. Puis une opportunité s’est présentée dans le monde des télécommunications et j’ai fondé Évolutel.

DG: Vous avec été président de la Chambre de commerce de Gatineau et président du conseil d’administration du RGA, pour ne nommer que ces deux organismes au sein desquels vous vous êtes impliqué. Cette implication dans la communauté est importante pour vous?

JCD: En effet. J’ai décidé de m’impliquer à trois niveaux, soit dans les niveaux affaires, social et sportif. En affaires, il y a la Chambre de commerce et le RGA. Au niveau social, j’appuie des causes axées sur le décrochage scolaire, la toxicomanie et l’itinérance. J’ai siégé sur le conseil d’administration de l’Hôpital Montfort (Montfort Renaissance). J’ai aussi aidé un organisme à créer une entreprise d’économie sociale dans le recyclage des matières électroniques et du papier. Et au niveau sportif, c’est ma fille qui m’a mené vers la gymnastique. Elle a commencé en gymnastique à l’âge de six ans, elle est aujourd’hui âgée de 20 ans, elle étudie l’architecture à l’Université McGill et elle ne fait plus de gymnastique compétitive. Mais moi, je suis encore sur les conseils d’administration. Ça fait plus de 10 ans que je siège au conseil d’administration de la Fédération de gymnastique du Québec. Puis la Fédération canadienne de gymnastique m’a demandé de faire partie du comité organisateur des Championnats mondiaux de gymnastique qui se sont déroulés à Montréal en 2017. Je les aide encore beaucoup dans toutes sortes de projets.   

DG: Et au niveau affaires, vous faites aussi du mentorat.

JCD: J’en ai fait beaucoup, oui. J’aime donner du temps à des collégiens et des universitaires pour leur faire prendre conscience de la réalité d’être en affaires en 2019. Le but de l’exercice n’est pas de leur montrer ça avec des lunettes roses. C’est plutôt de leur démontrer qu’être en affaires est valorisant et extraordinaire, mais qu’il y a des moments qui peuvent être très difficiles et qu’il faut avoir une carapace, un bouclier. On a de grandes responsabilités. Je dis toujours que ma plus grande responsabilité, c’est de faire vivre 22 familles. Et de faire vivre 22 familles, c’est de leur offrir un emploi avec des conditions favorables, et aussi d’être capable de leur donner une qualité de vie et des salaires qui leur permettent d’avoir une vie tout à fait correcte. 

DG: La retraite, vous y songez? Et est-ce que vos enfants prendront un jour la relève à la tête d’Évolutel?

JCD: Mon fils, qui est âgé de 35 ans, est travailleur autonome en art graphique. Ma fille étudie en architecture. Donc pour la relève et la pérennité de l’entreprise, j’ai choisi d’aller à l’interne. Et c’est Vanessa Lafrenière qui est directrice générale d’Évolutel depuis deux ans. Vanessa travaille ici depuis 10 ans. J’avais ciblé trois personnes au niveau de la gestion et c’est Vanessa qui a levé le drapeau le plus haut. Elle me succédera. Mais je ne quitterai pas du jour au lendemain. J’ai 55 ans et je travaille toujours 12 heures par jour. Mais nous avons préparé un plan quinquennal pour la relève et j’en suis à la troisième année de ce plan de cinq ans. Pendant ces cinq années, c’est la planification, la préparation et identifier les bonnes personnes. Et une fois que c’est fait, c’est de travailler avec eux et de les accompagner. On ne veut pas se cloner. Ce serait l’erreur numéro un. Mais on veut certainement s’assurer que la philosophie de l’entreprise soit bien comprise et que la vision soit bien saisie. Ce plan sera finalisé dans deux ans. Je pourrai ensuite me retirer graduellement et ralentir un peu.  

DG: Et faire quoi?

JCD: Le rêve ultime de mon épouse et moi est de faire le pèlerinage de Compostelle. Et ce rêve va se réaliser dans l’an un ou deux de ma retraite. Aussi, nous avons deux petits-enfants de cinq et huit ans. J’ai hâte de passer plus de temps de qualité avec eux.

DG: ET allez-vous souligner les 20 ans d’Évolutel à l’automne?

JCD: Bien sûr. On va célébrer ça ici avec une bonne bouteille de Champagne. Peut-être deux.