La propriétaire de la bijouterie Richer & Snow, Louise Cormier

Une longue histoire d’amour sertie de diamants [EXIT RETRAITE]

En 47 ans de carrière, Louise Cormier a vu défiler bien des pierres précieuses et des contes de fée à sa bijouterie Richer & Snow, dans le secteur Hull à Gatineau.

«Je suis probablement rendue à servir la quatrième génération. C’est très spécial pour moi. Il y a des gens qui viennent et reviennent et me disent ma grand-mère m’a dit de venir te voir», affirme-t-elle.

«Ça me fait tellement chaud au cœur, poursuit-elle. Souvent, moi je dis qu’en bijouterie, on ne vend pas des bijoux. On vend des émotions et on vend des souvenirs. La première bague de mariage, la première bague d’amitié, la première bague de famille», évoque la femme d’affaires de 63 ans.

La gemmologue de formation a commencé à travailler à la bijouterie en 1973, avant d’en devenir la copropriétaire, il y a 34 ans, avec sa sœur aînée Claudette Cormier, 75 ans.

«Ma sœur a toujours été ma partenaire silencieuse. Elle a été infirmière toute sa vie et à sa retraite, elle est venue me donner un coup de main, explique-t-elle. Claudette travaille encore à la bijouterie et vient faire les heures que je ne veux plus faire, les jeudis et les vendredi soirs, et me remplace quand je suis en vacances», poursuit-elle.

Après toutes ces années à desservir la clientèle, Louise Cormier soutient avoir encore la passion du métier. Elle s’accommode bien d’un horaire calqué sur celui de la fonction publique, qui encercle de ses tours de béton son commerce de la promenade du Portage.

«Ça me permet d’avoir une qualité de vie», lance-t-elle, précisant travailler beaucoup durant le temps des Fêtes et jouer beaucoup au golf durant l’été.

La propriétaire de la bijouterie explique aussi compter sur le soutien d’une bonne équipe, ce qui, dit-elle, constitue le «nerf de la guerre» pour continuer à travailler.

La retraite, Mme Cormier y pense tout de même « tranquillement pas vite ». «Tant que je vais avoir l’équipe que j’ai, ça me permet de continuer. Alors, je verrai tout simplement. J’aime encore ce que je fais. La vie va se charger de m’indiquer où je m’en vais d’un côté ou de l’autre», philosophe-t-elle.

Il reste que revendre une bijouterie est devenu complexe, puisque les banques ne prêtent plus pour de l’inventaire, ce qui signifie que le propriétaire doit financer sa relève ou encore fermer ses portes.