De gauche à droite, la stagiaire Isabelle Tessier, Me Dani Ann Robichaud et Me Jérome Kara-Godin, du cabinet La Boîte juridique.

Une Boîte en expansion

Au fil des ans, des associés sont venus, d’autres sont partis. Et puis, en 2005, vient l’incorporation de La Boîte Juridique, un cabinet qui réunit des employés et non des associés. Un modèle d’affaires qui détonne dans le paysage juridique.

«Contrairement à La Boîte Juridique, les cabinets portent le nom des associés, dit-elle. Je mets de l’avant une entité, une équipe, et non l’individu. Et c’est aussi ce que le client achète. Au début, ce concept en a fait sourciller plus d’un. Aujourd’hui, surtout avec l’arrivée des millénariaux sur le marché, cette philosophie gagne du terrain. Je suis fière de n’avoir jamais dérogé de ma mission et d’offrir un environnement de travail unique.»

En pleine expansion depuis cinq ans, ce cabinet non traditionnel a embauché un avocat par année, et l’objectif est d’en ajouter deux autres d’ici deux ans. Sans oublier que la Boîte a emménagé dans de nouveaux locaux en avril dernier, au 161, promenade du Portage.

«La justice nous oblige à pratiquer dans un carcan bien défini et, malgré toute notre bonne volonté et nos compétences, il y a toujours des moments de déception, mentionne Dani Ann Robichaud. En droit, on célèbre à peine nos victoires. Quand je reçois un jugement de 30 pages qui ne m’est pas favorable, je vis mon échec et tente d’en comprendre les raisons pendant une semaine. Cela dit, après toutes ces années de pratique, j’ai encore le feu de la passion et le meilleur est à venir.»