Surfer sur l’attrait de la cuisine

CHRONIQUE — SCÈNE CULINAIRE / Ottawa travaille fort à développer ses attraits gastronomiques. L’un d’eux est l’école de cuisine «C’est Bon Cooking» qui offre à la fois des cours variés et des tours pédestres culinaires dans la région.

«La gastronomie est de plus en plus en demande par les touristes qui veulent plus que cocher un attrait parce qu’ils l’ont fait. Ils veulent en faire l’expérience et nous en offrons un aspect authentique.» C’est Stefanie Siska qui parle, la copropriétaire de C’est Bon Cooking, et ce qu’elle dit est de la musique aux oreilles de Tourisme Ottawa. Ces derniers l’ont d’ailleurs récompensé, le mois dernier, avec sa tournée gastronomique à vélo, baptisée Bikes & Bites.

C’est Bon Cooking offre une dizaine de randonnées culinaires à pied, dans le marché By ainsi que dans les secteurs Wellington et Hintonburg. Plus que de découvrir les attraits gastronomiques — restaurants, boutiques et comptoirs —, ils offrent en plus des tours thématiques sur le chocolat et l’érable!

Mme Siska en parle avec enthousiasme car c’est le volet de C’est Bon Cooking qu’elle supervise. Mais ce n’est que la moitié de ce qu’ils font car ils offrent aussi une panoplie de cours de cuisine dans leurs locaux de la rue Dalhousie. D’ailleurs, la gamme d’activités y sera plus grande cet automne avec leur déménagement à deux pas, qui verra leur superficie plus que doubler. Et ça, c’est le domaine du chef Georges Laurier, qui donne plusieurs des cours.

«Nous avons racheté l’école de la chef Andrée Riffou, une diplômée de l’école de cuisine Cordon Bleu. Mais cela ne fait que trois ans, en avril 2016, se rappelle-t-il. C’était une petite école à domicile, dans le quartier Côte-de-sable.» 

Ils l’ont déménagée dans la Basse-ville dans l’espoir d’un nouvel essor et leur voeu a été exaucé. Ils passent d’un joli petit local avec une cuisine à un plus vaste qui comprendra deux cuisines complètes, une salle d’accueil et une petite boutique de produits culinaires.

Le «mariage» de Stefanie Siska et du chef Laurier a réussi comme un soufflé bien gonflé. Et chacun fait prospérer son côté de l’offre.

«Stefanie a su développer l’aspect "team building" ainsi que l’offre de tours avec les Zones d’amélioration commerciale et des partenaires comme TripAdvisor. Elle est une vraie "foodie" et elle se tient au courant de ce qui se passe au plan culinaire dans la capitale. Elle est toujours à l’affût de nouvelles initiatives.»

Georges Laurier, qui se considère davantage comme «le chef artisan», a développé une offre de cours variés, qu’il donne lui-même ou qu’il supervise. 

Preuve que l’offre gastronomique de la région s’est affirmée depuis une quinzaine d’années, trois écoles de cuisine ont pignon sur rue: The Urban Element, dans le centre-ouest, Chef Thierry (Deletrez), à Gatineau, et C’est Bon Cooking. En plus des grandes écoles comme l’École hôtelière de l’Outaouais, les écoles des collèges La Cité et Algonquin, et la prestigieuse école Cordon Bleu. 

Georges Laurier constate que l’engouement de la population pour la cuisine ne se dément pas. 

«Les gens veulent apprendre comment faire la cuisine. Cela se voit aussi par les boîtes d’aliments comme Good Food, Hello Fresh et compagnie. Nous surfons sur cette tendance, à notre manière.»