Le président de Distribution Mega Aluminium, Mario Garand

La performance des entreprises sous la loupe d’ID Gatineau

La troisième enquête pilotée par ID Gatineau sur la performance des entreprises gatinoises révèle une augmentation des ventes et davantage d’emplois créés en 2018. L’exercice printanier s’avère un outil d’analyse supplémentaire pour l’organisme de développement économique, lui permettant de mieux répondre à la question essentielle: est-ce que les entreprises régionales connaissent santé et croissance?

Pour poser son diagnostic, l’équipe d’ID Gatineau a retenu comme groupe témoin 126 entreprises qu'elle accompagne dans sa mission de développement commercial.

Boom des ventes et le cas d’un champion

Le premier fait saillant de l’enquête est sans l’ombre d’un doute l’augmentation nette des ventes de 25,5 millions $, en hausse de 7,2 % comparativement à 2017, hissant le grand total des ventes à 382,4 millions $.

Cette croissance a été très largement générée par les entreprises dites « locomotives » des secteurs manufacturiers et de service. L’enquête révèle aussi que le territoire du secteur Gatineau, qui ne regroupe que 43% des entreprises sondées, contribue à la hauteur de 56% à cette l'augmentation des ventes de 25,5 millions $.

Bien installé sur la rue Saint-Louis, Distribution Mega Aluminium est l’une de ces locomotives accompagnées par ID Gatineau. «Ça fait maintenant trois ans qu’on collabore. Je savais que j’aurais besoin de conseils sur quelques aspects afin de grandir. Ils m’ont été d’une aide précieuse, surtout pour la formation de la main-d’œuvre et avec tout le volet technologique», témoigne le président de l’entreprise, Mario Garand.

Ce dernier voyait grand pour 2018. Il visait faire croître son chiffre d’affaires de 20%. «C’était notre projection en début d’année, lorsqu’on s’affairait à justifier du financement. Au bout du compte, on a atteint les 32% de progression», se félicite Mario Garand.

Cette performance a été rendue possible grâce à quelques acquisitions bien ciblées. «On a triplé notre espace de travail avec l’achat du bâtiment où l’on opère et on s’est procuré une deuxième plieuse. Avec ces ajouts, on est maintenant capable de fournir des entreprises comme Toitures Raymond, qui auparavant devaient traverser la rivière pour s’approvisionner», explique l’entrepreneur. 

Création d’emplois et le cas d’un champion

Le spectre de la pénurie de main-d’œuvre qui menace plusieurs secteurs industriels n’a pas empêché plus de la moitié des entreprises sondées par ID Gatineau d’embaucher de nouvelles recrues, portant à 2474 le nombre de travailleurs et de travailleuses liés aux entreprises sondées, un bond de 10% par rapport à 2017.

Vitrerie Vision 2000, elle aussi établie dans le secteur Gatineau, figure au palmarès des entreprises performantes. C’est en 2015 que son président Mario Boudreault entame sa relation avec ID Gatineau.

«ID Gatineau nous a proposé quelques produits afin de mieux nous développer au fil du temps. Combiné à une gestion administrative solide à l’interne, nous comptons maintenant 70 employés, comparativement à une quarantaine il y a une année à peine», fait-il fièrement valoir. L’exploit est d’autant plus impressionnant puisque les besoins en main-d’oeuvre sont criants au sein de l’industrie de la construction.

Mario Boudreault croit que les entrepreneurs sont bien souvent submergés par leurs tâches quotidiennes et peinent à connaître ce qui existe comme solutions. D’après lui, elles peuvent être trouvées grâce aux connaissances d’ID Gatineau: «J’ai le sentiment qu’ils sont là pour l’entreprise, qu’ils jouent un bon rôle», confie-t-il.

Au-delà des résultats quantitatifs de l’enquête, la santé des entreprises se reflète également par l’ambiance commerciale au sein de la région, estime le directeur d’ID Gatineau, Jean Lepage. «Les investissements, les ventes et les emplois sont portés par de bonnes performances, mais ce qu’il faut aussi considérer, c’est que le climat d’affaires s’améliore grandement et rend les gens fiers ici à Gatineau. C’est assez phénoménal ce que nos entreprises peuvent faire. Ce n’est pas l’ambition qui manque et ça, c’est un très bel indicateur de performance», conclut-il.