Le Droit Affaires

Un potentiel électrique pour les entrepreneurs

Si l’entreprise québécoise Autobus Lion, qui produit et vend des autobus électriques de St-Jérôme à la Californie, fait figure de leader dans le domaine de l’électrification des transports, troquer la pompe à essence pour les volts reste à la portée des entrepreneurs.

C’est du moins la mission que s’est donnée l’Institut du véhicule innovant (IVI), un organisme à but non lucratif qui aide les PME québécoises à effectuer une transition en matière d’innovation du transport.

C’est d’ailleurs ainsi qu’a débuté l’aventure d’Autobus Lion, aux dire du coordonnateur de projets de l’Institut, Stéphane Pascalon.

« C’est nous qui avons initié ce projet. On est allé les voir, on leur a dit que ce serait intéressant pour eux. On a fait le prototype et aidé à l’industrialiser. Maintenant, eux, ils ont développé une filière de véhicules électriques et sont devenus leader dans ce domaine-là. Ça leur a permis de prendre une grande place sur le marché », explique-t-il.

L’Institut, qui compte une trentaine d’ingénieurs spécialisés dans la recherche et le développement, a aussi comme partenaires Novabus, LTS Marine, et Nordresa.

Flotte rechargeable

M. Pascalon soutient que les entrepreneurs de l’Outaouais intéressés par l’électrification des transports peuvent bénéficier des travaux de l’Institut, que ce soit dans le domaine des véhicules routiers, avec les motoneiges ou sur l’eau, tels que les traversiers.

L’Institut travaille d’ailleurs sur un projet de flotte rechargeable qui s’adresse aux gestionnaires de flotte en entreprise. Un outil permettant aux entreprises de simuler et d’évaluer la faisabilité de leur trajet électrique a été mis au point.

« Si des entreprises de Gatineau sont intéressées, alors nous on leur prête une dizaine de voitures électriques gratuitement et on leur installe des bornes de recharge temporairement pendant trois semaines », soutient-il.

« On enregistre et on capte l’ensemble des informations utilisées par nos véhicules et on fait une analyse de leur trajet, de leurs besoins et on donne des résultats et l’impact que ça aurait pour eux de changer leurs véhicules à essence avec ceux électriques », poursuit-il.

Selon lui, des économies de 1000 à 2000 $ peuvent être effectuées en moyenne pour chaque 20 000 km parcourus avec un véhicule électrique.

La Cité en mode électrique

Les étudiants du programme de technologie du génie mécanique de l’institution collégiale La Cité jonglent pour leur part avec plusieurs projets axés sur l’électrification des transports. Depuis quatre ans, ils s’affairent à fignoler une petite automobile électrique de deux passagers et dont l’aiguille sur le tableau de bord peut grimper à une vitesse de 80km/h.

Le coordonnateur du programme à La Cité, Sylvio Méthot, a aussi mis au point une petite roue avec un moteur électrique qui s’accroche à l’arrière d’un véhicule. Le projet, dit-il, est considéré légal par la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ), puisque cette cinquième roue n’est pas considérée comme une remorque et n’a ainsi pas besoin d’être immatriculée.

« C’est comme si vous rouliez sur la route avec un immense vent de dos qui pousserait l’auto », image-t-il.

« On remplace ainsi l’équivalent de 10 $ d’essence pour un dollar d’électricité, lorsqu’on fait la recharge le soir à la maison. Par exemple, quelqu’un qui va travailler à une distance de 50 km, pourra faire une économie d’essence de près de 60 % avec la petite roue électrique qui pousse l’auto », poursuit M. Méthot.

Le coordonnateur affirme que différents partenariats peuvent être développés avec des entrepreneurs qui le souhaitent.

« On est ouvert à tout, puisque d’année en année, on se cherche des projets. On a des étudiants en 3e année qui ont toute la session d’automne et d’hiver pour travailler sur des projets. Donc, si quelqu’un est intéressé, par exemple, à développer quelque chose dans le domaine des transports et de l’électricité, il y a même la possibilité, par le biais de la recherche appliquée à La Cité d’aller chercher des subventions gouvernementales », fait-il remarquer.

ESSAIS GRATUITS À GATINEAU

Vous songez à devenir un électromobiliste, mais ne savez par où commencer ? L’Institut du véhicule innovant organise l’événement Branchez-vous, les 25 et 26 mai, au Centre communautaire Saint-Jean-de-Brébeuf, à Gatineau. Il sera alors possible, sur réservation, d’essayer différents modèles de véhicules électriques.

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Le transport vert dans l’air du temps

Face au défi que posent les changements climatiques, plusieurs gouvernements prennent le virage électrique, incitant du même coup les manufacturiers et concessionnaires automobiles, consommateurs et entrepreneurs à mettre l’épaule à la roue à l’aide de subventions, de quotas ou encore de taxes dissuasives.

Il faut dire qu’au Québec, le transport routier de véhicules à carburant représente 33,6 % des émissions de gaz à effet de serre, ce qui en fait l’une des principales sources de pollution.

Aux grands maux les grands remèdes : depuis le 1er janvier dernier, la loi Véhicules zéro émission (VZE) adoptée par le Québec est officiellement entrée en vigueur. La mesure législative rétroactive prévoit des quotas et fonctionne comme une bourse avec échanges de crédits. Elle oblige ainsi les constructeurs automobiles à s’assurer que les ventes de véhicules électriques atteignent annuellement 3,5 % des ventes de véhicules légers.

Québec souhaite ainsi faire bondir à 100 000 le nombre de véhicules électriques immatriculés dans la province d’ici 2020, contre à peine 19 000 en 2017. La mouture québécoise de cette loi s’inspire de celles en vigueur dans une dizaine d’États américains, dont la Californie.

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Un club famille

N’allez pas demander à Jean Ravenda ce qui abreuve les discussions lors des soupers de famille, à Noël ou encore à Pâques. La réponse s’impose : on parle piscines, évidemment ! Le propriétaire du Club Piscine Super Fitness à Gatineau a réussi à faire plonger toute sa famille dans son projet d’affaires. Ses deux filles Gina et Tania, son fils Sacha de même que sa conjointe Tina, travaillent tous pour l’entreprise familiale. « Parfois, je mets mon chapeau de boss, parfois mon chapeau de père », confie Jean Ravenda. « C’est certain que les discussions sont enlignées vers ça, répond Gina. » «Ça fait 15 ans qu’on est là-dedans, c’est naturel. En plus, on aime ça », ajoute sa sœur Tania. »

Cette histoire de famille commence en 2003 quand Jean Ravenda, responsable des projets d’expansion de Club Piscine au Québec, vient à Gatineau pour trouver un franchisé pour l’ouest de la province. Incapable d’en dénicher un, il saute lui-même dans l’aventure et devient ce franchisé tant recherché en Outaouais. Jean Ravenda, ex-militaire qui a passé sa vie à déménager, migre cette fois en Outaouais.

Club Piscine et son concept unique de magasins à grandes surfaces spécialisés offre alors un très grand potentiel. La ville est en pleine croissance, des milliers de jeunes familles s’installent à Gatineau. La franchise obtient un succès immédiat. Depuis, l’entreprise a agrandi deux fois sa superficie, a ouvert un premier Club Piscine à Ottawa (Nepean) et a construit un immense centre de distribution dans le parc industriel de Gatineau.

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Investir en arts visuels, un bon plan fiscal?

À l’achat ou à la location, les œuvres d’art offrent un relais de communication privilégié, à l’intérieur comme à l’extérieur de l’entreprise. Sous certaines conditions, elles permettent aussi de bénéficier d’avantages fiscaux. Alors pourquoi ne pas troquer de simples reproductions génériques par des œuvres d’artistes canadiens ?

Sculptures dans les couloirs et peintures de caractère sur les murs, l’art se fraie facilement une place dans le monde de l’entreprise, à condition d’oser s’y aventurer. Même si cela représente un certain budget, l’exposition d’oeuvres dans un lieu d’affaires n’est pas l’apanage des grandes entreprises. Et peut offrir de nombreux avantages à qui s’y intéresse.

« C’est malheureusement un investissement encore trop peu connu du monde des affaires », déplore Catherine Lafranchise, coordinatrice de projets à l’Association des galeries d’art contemporain (AGAC).

Vecteur de promotion et actif de diversification du patrimoine, l’art constitue un précieux outil de reconnaissance sociale tant pour les particuliers que pour le monde de l’entreprise. Il permet de renforcer l’identité visuelle d’une société tout en valorisant l’audace et la créativité des artistes exposés.