Vivre son plein potentiel!

Depuis plus d’un an, deux entrepreneurs visionnaires, l’un philanthrope, Eugène Tassé et l’autre expert en philanthropie, le regretté Mark Bordeleau, ont jumelé leurs efforts pour créer le nouveau programme de renforcement des compétences Vivre son plein potentiel.

Le défi était d’arrimer philosophie et entrepreneuriat afin de proposer une valeur ajoutée dans l’écosystème éducatif et socioéconomique. Mission accomplie ! Trente-deux personnes ont participé activement et ont apprécié grandement ce premier cours.

Du sens à l’état pur en 2018 !

« La philosophie, pense-t-on ordinairement, est abstraite, éloignée des préoccupations ordinaires de la vie, entièrement tournée vers des questions sans issue. Difficile donc, selon cette perspective, d’imaginer un rapport avec l’entrepreneuriat. En effet, l’entrepreneur doit faire preuve d’efficacité dans ses actions, d’une pensée pragmatique, d’une capacité de réagir rapidement face à de nouvelles situations. Pourtant, dans un monde où les rapports économiques accélèrent, où l’humain semble perdre contrôle de ses propres actions et où les repères éthiques disparaissent, ne serait-il pas souhaitable de trouver des espaces qui permettent d’interroger à fond les pratiques entrepreneuriales ? », souligne Antoine Dabrowski, professeur au Collège universitaire dominicain et co-concepteur du programme Vivre son plein potentiel.

Étant donné que toute action économique présuppose une vision de l’être humain ainsi que de son rapport au monde et à la communauté, il importe de réaliser que la philosophie peut contribuer à des éveils et à des prises de conscience relativement aux dimensions humaines, sociales, environnementales et politiques liées à la sphère économique et à la gestion de l’argent. M. Tassé martèle depuis des décennies la nécessité de tels éveils et M. Bordeleau l’a entendu en réalisant le rêve de ce dernier via la Fondation du Collège universitaire dominicain qu’il dirigeait.

Les éveils nécessaires

« Un premier éveil rendu nécessaire dans le monde actuel est celui d’une prise en charge cohérente de toutes les dimensions de sa vie. Un deuxième éveil est celui qui permet de distinguer une idée juste de la richesse de ses distorsions alimentées par une société de consommation. Un troisième éveil consiste à penser la redistribution et la contribution à la communauté dans un monde qui favorise l’individualisme. Les techniques et savoirs financiers ne permettent pas, à eux seuls, de produire de tels éveils. Il faut, pour reprendre les mots d’Eugène Tassé, une philosophie entrepreneuriale », ajoute M. Dabrowski.

Ayant inspiré la réalisation de grands projets à la Fondation, M. Bordeleau a quitté ce monde en jetant les bases d’une initiative qui laissera sa marque. En son honneur et pour répondre à un besoin fondamental de la société, le Collège universitaire dominicain continuera d’offrir ce cours avec l’appui de son parrain Eugène Tassé.

Ethel Côté est présidente de MécènESS & Institut social