Le Droit Affaires

Des accessoires locaux pour hommes

CHRONIQUE / Tout le monde le sait, la mode est un cycle. Tout ce qui était jadis à la mode finit par revenir, mais dans un format souvent réinventé, parfois amélioré. Les accessoires mode pour hommes n’y échappent pas et font un retour en force ces dernières années.

Plusieurs entreprises locales ont bien compris cette tendance en créant de superbes accessoires disponibles en ligne et chez certains détaillants. Laissez-vous charmer par la créativité d’ici.

Les classiques revisités

Autrefois réservées à nos grands-pères, les bretelles font un retour en force. L’entreprise BRTZLS, établie à Cantley, offre des bretelles fabriquées avec des textiles québécois. De style classique, audacieux ou décontracté, chaque paire est conçue localement. 

Chaussettes

La mode des chaussettes ludiques et colorées ne se dément pas. Même le premier ministre est reconnu pour en porter tout comme le maire de Gatineau, qui a récemment fait faire des chaussettes à l’effigie de la Ville. La compagnie gatinoise Socks by William offre une panoplie de modèles variés en coton égyptien pour un confort garanti. Vous pouvez acheter les paires à l’unité ou opter pour un abonnement mensuel ou un coffret cadeau à offrir ou pour vous faire plaisir. La façon parfaite d’ajouter une touche spéciale à votre complet. 

Nœud papillon

De retour depuis quelques années, le nœud papillon s’est réinventé. Ultra tendance, ceux en bois de L’Atelier LaGrange sont en partie fabriqués dans l’atelier situé à Brownsburg-Chatham. Ces passionnés de bois et ébénistes fabriquent aussi des casquettes avec la palette en bois. 

Accessoires en cuir

Les accessoires en cuir sont non seulement toujours de mise, mais perdurent au fil du temps et peuvent être conservés bien longtemps s’ils sont de qualité et bien entretenus. Installé à Chelsea, James M. Brooks est un artiste qui travaille le cuir de plusieurs façons offrant à la gent masculine des sacs de tous les jours, des ceintures, des porte-feuilles, et d’autres accessoires. Le cuir est travaillé et offert dans différentes teintes ce qui donne un look élégant et soigné. 

Bijoux masculins

Populaires depuis longtemps chez les femmes, les bracelets ont trouvé leur place dans la mode pour hommes pour un style urbain très tendance. Si vous aimez le mélange du cuir et de l’acier, jetez un coup d’œil à la collection pour homme de la créatrice gatinoise de bijoux faits à la main Maria-Isabelle. Les matériaux sont choisis avec soin pour vous offrir un look et une qualité hors pair. 

Bracelets

Si vous préférez les bracelets en billes de pierres précieuses, l’entreprise ottavienne 11forty5 offre une collection intéressante en ligne. Entièrement fabriqués au Canada, ces bracelets offrent une description détaillée des propriétés de chaque type de pierres utilisées dans la confection. 

Peu importe votre style, les accessoires sont une façon de rehausser votre look sans trop d’efforts. Ils vous permettent aussi d’essayer de nouvelles tendances, d’oser, mais surtout, d’exprimer votre personnalité.

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Se débrancher à la ferme

CHRONIQUE / De plus en plus, je considère l’authenticité comme un luxe en voyage. Je ne semble pas être la seule ! La majorité des voyageurs de nos jours sont à la recherche de cette même plus-value.

On cherche une expérience de voyage avec un sens et souvent, on le trouve avec une touche gastronomique et locale. Rendez-vous avec l’agrotourisme, une tendance de plus en plus prisée par les voyageurs et qui permet de s’éloigner des grandes villes et des stations balnéaires pour un retour aux sources à la ferme.

Définir l’agrotourisme

Plusieurs agriculteurs découvrent la possibilité d’engranger des revenus en ouvrant leurs portes aux voyageurs. Ils offrent l’hébergement, les repas et, pour les plus courageux, la chance de travailler quelques jours à la ferme. L’expérience peut tout de même s’avérer enrichissante puisqu’elle permet la découverte du terroir d’une région particulière. C’est un peu comme un tout-inclus, mais plutôt que de boire une piña colada au bord d’une piscine, on savoure un verre de vin, ou de lait cru, en salopettes.

Où aller ?

Au Canada, on trouve déjà bien des fermes avec un volet agrotouristique, notamment en Alberta et en Colombie-Britannique. Des villes comme Osoyoos, Oliver et Cawston dans la vallée de l’Okanagan sont des destinations populaires. Dans le coin de Oliver, on y trouve plusieurs vignobles offrant du vin bio-dynamique et où l’on apprend sur l’agriculture biologique, la permaculture et la faune indigène de la région par le biais de cours de cuisine.

Si vous souhaitez vivre l’expérience sans aller trop loin, l’Estrie s’est dotée de plusieurs fermes qui accueillent les touristes. En Ontario, la région du Niagara vous ouvre grandes ses portes.

L’agrotourisme ailleurs

L’industrie agrotouristique est déjà bien implantée en Europe. La Toscane, en Italie, est une excellente destination durant le temps des vendanges. On peut se loger parmi les oliviers et les vignobles et redéfinir la cure detox électronique. Ici, oubliez la possibilité de trouver un réseau cellulaire.

Si vous souhaitez rester un peu plus branchés, sachez que ce ne sont pas que les fermes isolées qui se prêtent au jeu. Plusieurs chaînes d’hôtels ont suivi la tendance. En Caroline du Nord, le Ritz-Carlton a introduit une serre sur leur toit, offrant à leur clientèle des aliments hyper locaux. En Indonésie, notamment à Bali, la chaîne d’hôtels Alila a adopté une politique zéro déchet : on jette les aliments au compost et on produit les aliments dans leur propre ferme biologique inspirée par le concept de la permaculture. Des initiatives gourmandes et éco-responsables ? On aime !

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Freebees, la ruche à récompenses

Vous savez probablement que les insectes pollinisateurs assurent un rôle essentiel dans la nature afin de conserver une riche biodiversité. En parallèle, nous pouvons présumer qu’au cœur de l’activité économique, ce sont les consommateurs qui jouent ce rôle crucial. Le programme de fidélisation proposé par l’équipe de Freebees s’avère un outil prometteur qui encourage les clients à butiner, telles de petites abeilles, les récompenses au sein d’un réseau exclusif.

Cette idée a germé dans les esprits de Ken Villeneuve et de Philippe Londei, alors que tous deux œuvraient à la Fondation franco-ontarienne. Sans connaissances particulières en codage ou en programmation, les deux comparses s’entourent et s’informent afin de structurer leur vision d’un programme de récompense dont la simplicité serait la clé.

« Notre volonté première était de changer la façon de récompenser le consommateur. En plus d’être compréhensible, notre service permet de personnaliser très efficacement la relation marchand-client. C’est certainement ce qui nous distingue des autres programmes sur le marché », fait valoir Philippe Londei, chargé des communications et du marketing de l’entreprise.

Si cette distinction apporte les résultats espérés, la direction de Freebees entend rejoindre 1 million de membres d’ici 2019, grâce à l’ajout d’un millier de commerces participants. Un bêta test au cours duquel un échantillon du public cible essaie le produit et une période de rodage en 2014 a permis au programme d’être peaufiné pour ensuite être implanté dans six régions administratives du Québec.

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Économie et révolution

De passage à Gatineau pour aborder le virage numérique et ses défis pour l’industrie bancaire, le président et chef de la direction de la Banque Nationale du Canada (BNC), Louis Vachon, a profité de sa tribune pour partager sa vision socioéconomique.

Présenté par la BNC au Casino du Lac-Leamy, ce dîner-conférence réunissait un parterre d’entrepreneurs et de clients venus écouter le dirigeant se prononcer sur l’actuelle transformation du monde des affaires, du manque de main-d’œuvre et de la lourdeur bureaucratique.

« Souvent on dit que les choses sont pires qu’elles ne le sont. La situation au Canada va plutôt bien et j’ai bon espoir qu’une éventuelle entente sur le libre-échange se concrétisera sous peu », a fait savoir d’entrée de jeu Louis Vachon. Sur une pointe humoristique, le conférencier a suggéré à ses invités d’éviter de porter trop d’attention au discours pessimiste du président américain Donald Trump face à l’économie en général.

Économie à deux vitesses

Les rires passés, M. Vachon a approfondi son interprétation de la situation au pays. « Il y a deux catégories d’activités ici. La première est celle sans permis, les start-ups et tout cet univers en forte accélération. Il y a d’un autre côté l’économie de permis, celle qui est plus compliquée, celle qui donne une perception d’une accessibilité limitée à certains marchés », a souligné le président de la sixième banque au pays.

Cette lourdeur bureaucratique, il l’associe à quelques créneaux, notamment à celui de l’exploitation des ressources naturelles, ce qui tend à ralentir la vivacité économique. Le banquier estime que cela contribue à la perception d’un système « à deux vitesses ». Puis, il a effleuré la difficulté omniprésente du recrutement de la main-d’œuvre qualifiée, qui se trouve à être un autre enjeu ralentissant la croissance des entreprises partout au pays.

Derrière son pupitre d’orateur, le chef de la direction a reconnu que cet obstacle économique de taille touche la majorité des organisations. Pour combler ce déficit, il lui semble impératif de ne pas freiner l’arrivée de nouveaux résidents qualifiés. « Tu ne peux pas être pour l’économie et contre l’immigration », a martelé Louis Vachon.

Révolutions au rendez-vous

Le dirigeant s’est ensuite concentré sur les perturbations, mais aussi les avantages de l’ère numérique. La Banque Nationale, tout comme le reste des organisations gravitant au sein de notre système mondialisé, fait présentement face à une 4e révolution industrielle. D’après le conférencier, elle est formée de trois sous-révolutions distinctes, mais intrinsèquement liées.

« Les prochaines années seront uniques dans l’histoire de l’humanité », prédit Louis Vachon. Primo, il s’attend à voir s’accentuer la transformation démographique. Secundo, la technologie forcera les corporations à adopter notamment la robotique et les nouvelles sources d’alimentation énergétique. Tertio, une révolution climatique est à nos portes et soulève des enjeux économiques indissociables.

La Banque Nationale compte bien surfer sur ces remous liés aux avancées numériques, en s’impliquant activement dans des domaines phares, tels que l’intelligence artificielle ou la technologie du blockchain.

Gérer le changement

« L’adaptation d’une entreprise doit également se faire par la culture », a rappelé le conférencier, en donnant l’exemple du Bureau de la transformation, implanté récemment à la BNC. Le modus operandi de ce département doit permettre à l’institution de mettre en symbiose sa stratégie avec les technologies qui émanent du marché, pour ainsi livrer un produit final adapté, voire avant-gardiste.

« Il est primordial que les organisations profitent de cette vague numérique afin de faire une gestion efficiente de leurs données », souligne le chef d’entreprise, en misant sur les bienfaits qui peuvent en résulter. Sous un angle utopiste, le président affirme que les banques d’informations bien utilisées et l’intelligence artificielle doivent éventuellement permettre aux entreprises de hausser l’efficacité des individus, et non de les retirer des milieux de travail.

La présence régionale de la Banque Nationale

M. Vachon et son équipe promettent la mise en place de ressources supplémentaires pour les entreprises de la région, ce qui passe par l’embauche de plusieurs employés supplémentaires. Questionné à savoir si les communautés en périphérie, telle que la Petite-Nation, pourraient éventuellement avoir de l’aide pour faciliter l’accès aux opérations bancaires de leurs citoyens, le PDG assure sans détour prendre en considération ces « trous » laissés par ses concurrents.

Sur une autre note, Kanata, le chef-lieu des hautes technologies de la région, ne doit pas s’attendre à voir pleuvoir les dollars provenant de l’enveloppe annuelle de la BNC. Celle-ci, gonflée par un milliard de dollars, est accordée à certaines entreprises pour le développement de technologies et aux nouveaux projets de ce créneau. M. Vachon a toutefois précisé que depuis 160 ans, l’institution est un acteur de développement majeur pour le Québec et le Canada, et qu’elle compte le rester par d’autres initiatives encore tout aussi longtemps.

Cannabis, c’est toujours non

Même si la Banque Nationale souhaite regagner du terrain auprès des entrepreneurs d’ici, pas question pour le président de prêter main-forte aux entreprises du secteur de la marijuana, une industrie phare de la région. « Ma position n’a pas changé, c’est non », a confirmé M. Vachon au Droit AFFAIRES.

Pour lui, ce secteur est encore trop à risque pour une banque, étant donné l’incertitude réglementaire qui plane encore aux États-Unis.

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Débarquer dans le Calvados

CHRONIQUE / La Normandie est principalement connue pour de tristes raisons. Le 6 Juin 1944, un débarquement a eu lieu sur ces terres productrices d’un fin spiritueux, le Calvados. Avant de lever notre verre à ceux et celles qui ont combattu pendant la Deuxième Guerre mondiale, portons un rapide coup d’oeil sur l’histoire du Calvados et sur ses méthodes de production.

Vers le milieu du 16e siècle, les Normands ont fait la découverte d’un procédé de distillation de leur cidre de pommes. En 1914, la Première Guerre mondiale éclate et les différentes armées ont vite manqué d’armes et d’explosifs. Elles se tournèrent donc vers l’alcool, un type d’explosif simple à avoir. Ne pouvant mettre la main sur des alcools comme le Cognac ou même l’Armagnac dû à leurs appellations contrôlées, l’eau de vie normande, mieux connue sous le nom de Calvados, devenait une proie facile à obtenir ! C’est pour cette raison qu’en 1942, l’appellation fut déposée. Cette toute première appellation a été retravaillée en 1984 afin de bien établir les variantes entre le Calvados Pays d’Auge ainsi que le Calvados d’appellation contrôlée. En 1997, une troisième appellation a vu le jour, le Calvados Donfromtais, avec pour objectif de protéger là-aussi les producteurs de cette région. 

Michel Beucher 

Ce magnifique produit représente très bien le Calvados AOC qui peut être produit dans une zone bien définie en Normandie. Bien que l’on puisse inclure un maximum de 30% de poire à l’intérieur de son moût, l’équipe de Michel Beucher ne met que de la pomme dans ses produits. Il est vrai que dans cette appellation, il n’y a pas d’obligation en matière de distillation. Mais pour obtenir ce produit, on utilise deux fois plutôt qu’une un magnifique alambic à colonne. Au chapitre du vieillissement, l’appellation exige un minimum de deux ans, mais pour cette superbe bouteille, les artisans la font vieillir pendant six ans afin de récolter un Calvados vif, fruité sur la pomme avec de magnifiques tanins de bois. Il est puissant, mais succulent! 

Roger Groult 

Un exemple parfait de ce qu’est le Calvados Pays d’Auge ! Tout comme le Calvados AOC, l’appellation dans laquelle on retrouve la maison Roger Groult permet un maximum de 30% de poire à l’intérieur de son moût et on laisse entièrement la pomme faire son travail. Dans cette appellation, on doit obligatoirement avoir une double distillation dans un alambic charentais. Son vieillissement est fait pour une période de plus de huit ans, ce qui lui donne une belle fraîcheur avec une pomme très présente à travers des notes qui rappelle un vin chaud avec des épices, de la vanille et un côté boisé. 

Louis de Lauriston 

Cette magnifique bouteille est un Calvados Domfrontais dans lequel il faut absolument retrouver un minimum de 30% de poire. Pour cette vieille réserve, on y retrouve plus de 70% de poires à l’intérieur. Sa distillation doit obligatoirement être faite à l’intérieur d’un alambic à colonne afin d’avoir un spiritueux plus fin et plus léger. Bien que l’appellation exige un vieillissement de trois ans, nous avons ici un produit de plus de six ans d’âge. C’est de la poire, c’est de la vanille, c’est de la douceur et c’est magnifique. 

Pour en connaître davantage sur l’univers des spiritueux: rendez-vous sur le www.yanaube.ca

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Le plus grand centre commercial en ligne au Canada français

Plus de la moitié des Québécois ont fait au moins un achat en ligne en 2017. Plus encore : les trois quarts des 18-34 ans (76%) ont effectué une transaction commerciale en ligne, cette même année, tout comme d’ailleurs 66% des 35-54 ans.

Mais là où le bât blesse, c’est que 48% des transactions effectuées sur Internet par les Québécois l’ont été sur des sites… américains, contre 27% sur des sites québécois. Cela représente une saignée de près de huit milliards de dollars chaque année vers les États-Unis.

Des données qui agacent depuis très longtemps le chroniqueur télé, producteur et entrepreneur bien connu François Charron. Cette saignée de capitaux vers l’étranger n’est pas justifiée, selon lui.

Un constat : « les travailleurs autonomes, les TTE (tites, tites entreprises) et les PME n’ont pas de site Internet, écrit-il sur son site web. Je veux que toutes les petites entreprises (d’ici) aient un site Internet et une boutique en ligne, que vous compreniez comment ça marche le Web et que vous soyez l’artisan de votre succès sur le Net. »

En 2010, il commence à travailler sur son grand projet: le nouveau site Web Votresite.ca, un guichet unique, un hébergeur Web pour petites entreprises où ces dernières peuvent créer leur propre site Web et leur boutique en ligne et avoir accès à un centre d’achat virtuel.

En 2014, Éric Brousseau, directeur principal aux ventes et au marketing au quotidien Le Droit, fait la rencontre de François Charron lors du Salon des entreprises de Gatineau. Le déclic se fait : Groupe Capitales Médias (GCM) possède six quotidiens desservant le Québec et l’Est ontarien et qui rejoignent 1,7 million de lecteurs par semaine et Votresite.ca qui abrite déjà 1800 boutiques en ligne. Le courant passe...

Ce partenariat vient de déboucher sur le site MonPanier.ca, qui se veut le plus grand centre commercial en ligne au Canada français. À son lancement, le 8 mai dernier, déjà près de 160 000 produits attendaient les internautes magasineurs.

Viser local

GCM devient ainsi le premier groupe médiatique de chez nous à se lancer dans le commerce en ligne. Et MonPanier.ca veut devenir le plus grand regroupement de marchands régionaux du Québec et de la région d’Ottawa. Un onglet correspond d’ailleurs à la zone Gatineau-Ottawa administrée à partir de la capitale fédérale par la coordonnatrice au développement numérique du quotidien Le Droit, Marie-Hélène Chouinard. 

Autre particularité favorable aux marchands locaux est que, contrairement à Amazon qui centralise toutes les transactions et redistribue ensuite une fraction des gains aux entreprises, MonPanier.ca redirige directement tous les acheteurs aux boutiques en ligne de chaque commerçant participant. La transaction se fait donc directement entre le marchand et le client, sans intermédiaire.

« On n’a pas la prétention de vouloir embêter Amazon avec ça. On est réaliste. Mais au moins on offre des solutions locales à des entreprises locales pour faire du commerce en ligne », explique Éric Brousseau. 

François Charron, lui-même, présentait sur une vidéo mise en ligne, le nouveau site d’achats virtuel MonPanier.ca comme étant le « site phare », le « navire amiral des marchands d’ici » et enjoignait les commerçants à y participer avec enthousiasme.

« Et là, c’est le temps de donner de l’amour à vos boutiques en ligne. Allez fignoler vos fiches de produits, faites des promotions, rendez-vous beaux, rendez-vous attrayants, attirants aux yeux des clients. »

Voilà donc un vaste centre commercial à explorer… sans se soucier d’y perdre les enfants ou d’être pris dans le trafic avec sa voiture.

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L’art de créer du lien

Lancé à Gatineau en 2016, artblr.com héberge des milliers d’artistes du monde entier. Il représente bien les possibilités qu’offre le web à des entrepreneurs branchés. Contributif, collaboratif, interactif, Artblr.com s’est donné pour mission de devenir le «Kijiji de l’art». Et vise le million d’artistes inscrits d’ici 2021. Rien de moins !

En quelques années, Internet est devenu un vecteur incontournable du commerce. Le marché du commerce de détail en ligne connaît d’ailleurs une croissance exceptionnelle. Selon Statistique Canada, il a bondi de 17,2% entre 2016 et 2017 tandis que le total du commerce au détail a progressé de 3,4 %. Ce grand chambardement n’a pas échappé à trois entrepreneurs de Gatineau, passionnés d’art, qui ont lancé leur site en 2016. Surfant sur l’engouement pour les réseaux sociaux et l’essor des moteurs de recherche en ligne, ils ont imaginé une plateforme qui permettrait aux artistes de se faire connaître et aux internautes, de magasiner leur œuvre d’art en un clic. Aujourd’hui, le site répertorie quelque75 000 œuvres pour un coût moyen oscillant entre 500 et 1000 $ l’artefact.

« Nous cherchions avant tout à développer un projet autour d’une start-up technologique, se souvient Martin Khalifé, cofondateur du site avec Sébastien Demers. Nous étions nous-mêmes jeunes collectionneurs et l’idée initiale est partie d’un dilemme que nous éprouvions: comment trouver des œuvres d’art d’ici sans forcément connaître le nom des artistes? »

Ainsi naît l’idée d’un site qui répertorie l’art par catégories et géolocalisation. Les deux jeunes quadras, amis de longue date, imaginent une plateforme ouverte où les artistes créeraient leur propre profil mais qui, à la différence d’Etsy ou d’Artsy, fonctionne sans filtre. Un site qui donnerait aux artistes les moyens de leur propre croissance selon le principe de vente directe, donc sans intermédiaire. « Nous ne prélevons pas de commission», tient à préciser Sébastien Demers. Vendeur et acheteur gèrent eux-mêmes leur transaction, à la manière de Kijiji.

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Vivre son plein potentiel!

Depuis plus d’un an, deux entrepreneurs visionnaires, l’un philanthrope, Eugène Tassé et l’autre expert en philanthropie, le regretté Mark Bordeleau, ont jumelé leurs efforts pour créer le nouveau programme de renforcement des compétences Vivre son plein potentiel.

Le défi était d’arrimer philosophie et entrepreneuriat afin de proposer une valeur ajoutée dans l’écosystème éducatif et socioéconomique. Mission accomplie ! Trente-deux personnes ont participé activement et ont apprécié grandement ce premier cours.

Du sens à l’état pur en 2018 !

« La philosophie, pense-t-on ordinairement, est abstraite, éloignée des préoccupations ordinaires de la vie, entièrement tournée vers des questions sans issue. Difficile donc, selon cette perspective, d’imaginer un rapport avec l’entrepreneuriat. En effet, l’entrepreneur doit faire preuve d’efficacité dans ses actions, d’une pensée pragmatique, d’une capacité de réagir rapidement face à de nouvelles situations. Pourtant, dans un monde où les rapports économiques accélèrent, où l’humain semble perdre contrôle de ses propres actions et où les repères éthiques disparaissent, ne serait-il pas souhaitable de trouver des espaces qui permettent d’interroger à fond les pratiques entrepreneuriales ? », souligne Antoine Dabrowski, professeur au Collège universitaire dominicain et co-concepteur du programme Vivre son plein potentiel.

Étant donné que toute action économique présuppose une vision de l’être humain ainsi que de son rapport au monde et à la communauté, il importe de réaliser que la philosophie peut contribuer à des éveils et à des prises de conscience relativement aux dimensions humaines, sociales, environnementales et politiques liées à la sphère économique et à la gestion de l’argent. M. Tassé martèle depuis des décennies la nécessité de tels éveils et M. Bordeleau l’a entendu en réalisant le rêve de ce dernier via la Fondation du Collège universitaire dominicain qu’il dirigeait.

Les éveils nécessaires

« Un premier éveil rendu nécessaire dans le monde actuel est celui d’une prise en charge cohérente de toutes les dimensions de sa vie. Un deuxième éveil est celui qui permet de distinguer une idée juste de la richesse de ses distorsions alimentées par une société de consommation. Un troisième éveil consiste à penser la redistribution et la contribution à la communauté dans un monde qui favorise l’individualisme. Les techniques et savoirs financiers ne permettent pas, à eux seuls, de produire de tels éveils. Il faut, pour reprendre les mots d’Eugène Tassé, une philosophie entrepreneuriale », ajoute M. Dabrowski.

Ayant inspiré la réalisation de grands projets à la Fondation, M. Bordeleau a quitté ce monde en jetant les bases d’une initiative qui laissera sa marque. En son honneur et pour répondre à un besoin fondamental de la société, le Collège universitaire dominicain continuera d’offrir ce cours avec l’appui de son parrain Eugène Tassé.

Ethel Côté est présidente de MécènESS & Institut social

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Quand le papier fait un carton

Sur les murs du salon, ce curieux zoo haut en couleurs vous toise du regard : un bison aux cornes roses, trois girafes tachetées, une orque bleue et un cerf bicolore. C’est la salle des trophées de Low Poly Crafts, une toute jeune entreprise d’Ottawa spécialisée en sculptures de papier à confectionner soi-même.

Adrian-Filip Ocneanu et Britta Evans-Fenton reçoivent chez eux, au dixième étage d’un immeuble flambant neuf dans le secteur Mechanicsville. Le palier franchi, on découvre un cabinet de curiosités foisonnant, à l’image de leur collection de thés où l’on ne sait quoi piocher. Créatifs invétérés et adeptes du DIY (« do it yourself »), ils ont fondé leur entreprise dans leur appartement en 2016. Deux ans plus tard, ils commercialisent plus de 50 modèles partout dans le monde et embauchent quatre employés. Entrepreneur dans l’âme, ce couple à la vie comme en affaires regarde tout avec des yeux d’enfants. Ils s’émerveillent, s’interrogent, se taquinent, complètent leurs réponses et s’entraident pour s’exprimer en français uniquement. Les défis, ils adorent. À peine celui de Low Poly Crafts lancé, ils se concentrent déjà sur ceux de demain : la location d’un autre bureau, une présence accrue sur le marché américain, la création de nouveaux modèles...

C’est une rupture amoureuse, une entreprise de résilience qui a vu naître Low Poly Crafts. « Je vivais le stress d’un doctorat en génie biomédical puis j’ai connu la fin d’une relation, se souvient Adrian-Filip Ocneanu. J’avais besoin de faire quelque chose pour relaxer. J’ai découvert le travail d’un architecte allemand sur Internet et j’ai voulu m’y atteler. »

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Naviguer avec l’électrique

Le virage électrique, il y a maintenant bientôt trois ans que Croisières Outaouais l’a pris, en offrant des croisières écolos durant la période estivale sur les eaux du canal Rideau.

Après avoir mis à l’eau le Queen Elizabeth, un premier bateau 100 % électrique pouvant accueillir une centaine de passagers, le propriétaire Robert Taillefer espère bientôt répéter l’expérience, cette fois avec son navire jumeau, le Colonel By.

« Depuis le début, je crois beaucoup à l’environnement et donc c’est pour cela qu’on fait des efforts comme ça », affirme le propriétaire de Croisières Outaouais, qui a décroché un contrat de 40 ans de Parcs Canada pour offrir des croisières en exclusivité sur le canal.

Le Queen Elizabeth, dont le coût s’élève à environ 1,2 million $, a été construit en grande partie à Gatineau, dans les ateliers de la firme Marc Marine. Les batteries ont pour leur part été importées d’Allemagne.

M. Taillefer ne le cache pas, construire un bateau électrique a pratiquement coûté le double de ce qu’un modèle conventionnel lui en aurait occasionné.

« Pour les batteries, on parle d’environ 400 000 à 450 000 $, tandis que si j’avais mis des petits moteurs diesel, cela m’aurait coûté 50 000 $ », explique-t-il.

« Il n’y a donc pas un avantage financier, au contraire c’est plutôt un désavantage. L’avantage qu’on a, c’est que les touristes sont plus conscients d’avoir des produits verts comme ça, alors on peut vendre les billets un peu plus cher. Les gens sont impliqués et appuient des projets comme ça», conclut M. Taillefer.

DÉPASSER LES BORNES !

S’il faut à peine cinq minutes pour faire le plein d’essence, recharger un véhicule électrique demande en revanche de s’armer de patience ou encore de magasiner et de prendre une pause-café.

Aux Promenades Gatineau, quatre bornes de recharge rapides et quatre autres de 240 volts ont été installées en partenariat avec Hydro-Québec, ce qui fait de ce centre commercial la «superstation» de recharge rapide sur le territoire de la municipalité.