Luc Marineau, copropriétaire de Biograde
Luc Marineau, copropriétaire de Biograde

L’Outaouais part en exportation électronique (partie 3 de 5)

Dominique La Haye
Dominique La Haye
Collaboration spéciale

Boom des ventes chez Biograde

L’entreprise locale Biograde, qui se spécialise dans la production de produits chimiques industriels biodégradables destinés à l’entretien des bâtiments, a connu un boom de sa production et de ses exportations dans la foulée de la pandémie.

En avril dernier, en plein cœur de la COVID-19, Biograde a ouvert un nouveau marché en exportant ses produits biodégradables dans une usine de Georgetown au Guyana, en Amérique latine.

L’entreprise locale Biograde, dont la moitié du chiffre d’affaires provient de ses ventes à l’extérieur du Québec, notamment dans le reste du Canada, mais aussi aux États-Unis, fait partie du lot des cinq entreprises mises en lumière dans une campagne de promotion lancée par Export Outaouais.

« L’exportation, c’est un rêve pour nous, c’est là qu’on voit l’expansion future de la compagnie, donc ça fait partie de notre plan et de nos objectifs », soutient Luc Marineau, le copropriétaire de l’entreprise qu’il a fondée il y a huit ans avec sa conjointe Catherine Barrette.

« Puis, dans une conversation, ce n’est pas déplaisant de dire qu’on vend nos produits dans l’État de New York. C’est le fun », s’exclame-t-il à la blague.

La hausse des ventes de Biograde au cours des derniers mois est notamment liée à son produit désinfectant Germix, qui a été approuvé par Santé Canada dès le début de la pandémie pour lutter contre la COVID-19.

« On a fourni énormément le gouvernement, la Gendarmerie royale du Canada, le Parlement, Ressources naturelles Canada, ainsi que plusieurs corps de police, ambulanciers, hôpitaux et universités », précise M. Marineau.

Biograde a aussi récemment inauguré ses nouveaux locaux sur la rue de Valcourt, dans le secteur Gatineau, passant d’un espace de 1 000 à 4 000 pieds carrés.

« On vient d’ouvrir un nouveau local plus grand à Gatineau où notre capacité de production est augmentée. Et l’exportation va permettre d’engager plus de monde ici et éventuellement de rouler peut-être à deux quarts de travail et de tenir ça occupé. Donc c’est bon pour nous, c’est bon pour la région, c’est bon pour les travailleurs d’ici », lance M. Marineau.

Le copropriétaire de l’entreprise espère ainsi élargir son marché en se tournant vers d’autres continents.

« Un jour, j’aimerais vraiment qu’on soit présent en Europe, en Afrique ou en Asie, pourquoi pas ! Mais c’est une étape à la fois, on ne veut pas aller trop vite et faire des erreurs coûteuses. Donc on préfère le faire de façon plus organique et faire nos classes dans ce domaine-là pour devenir plus international dans le futur. Ce serait vraiment le but », dit-il.

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