L’Outaouais part en exportation électronique (partie 1 de 5)

Dominique La Haye
Dominique La Haye
Collaboration spéciale
Alors que la pandémie donne un dur coup à l’économie, Export Outaouais et l’École des entrepreneurs du Québec en Outaouais font front commun en lançant diverses initiatives visant à faire briller les entreprises exportatrices d’ici et à mieux les outiller à l’ère du commerce électronique.

Export Outaouais a inauguré cet automne une campagne de rayonnement mettant en valeur cinq entreprises locales qui brassent des affaires à l’étranger et qui, malgré la COVID-19, parviennent à bien tirer leur épingle du jeu.

« Les entreprises exportatrices en Outaouais sont un bassin d’environ 250 entreprises, et souvent, ce sont des entreprises qui sont moins connues ou méconnues du public. Bien qu’elle soit ici, elles se déploient hors Québec, alors souvent, dans le marché local, on les connaît peu », fait valoir la directrice d’Export Outaouais, Julie Moffatt.

Elle reconnaît que l’Outaouais est en queue du peloton des régions de la province en matière d’exportation, ce qui peut notamment s’expliquer par la présence d’une forte économie tributaire de la fonction publique fédérale, qui constitue le principal employeur régional. Mme Moffatt souhaite ainsi que la nouvelle campagne axée sur l’exportation et le commerce électronique incite d’autres entreprises régionales à se lancer à la conquête de nouveaux marchés.

« Comme région, on y gagne beaucoup car les sommes qui sont rapportées des ventes à l’étranger sont des sommes qui sont ensuite réinvesties dans notre communauté. Ce sont des emplois qui sont créés ici et ça ouvre une capacité de vente supplémentaire quand on se tourne vers l’étranger », poursuit Mme Moffatt, qui agit aussi à titre de directrice générale par intérim de la Chambre de commerce de Gatineau.

Selon Mme Moffatt, ce qui fait notamment le succès des entreprises exportatrices est la créativité et le développement de produits distinctifs.

« Quand on fait face à un marché, on fait face à des concurrents qui sont très bien établis ou qui le sont moins, mais qui ont une connaissance du marché. Donc, je pense qu’un aspect-clé de la réussite est d’avoir un produit qui se démarque beaucoup », soutient-elle.

La directrice régionale du campus de l’Outaouais de l’École des entrepreneurs du Québec, Ann Delarosbil, renchérit en mettant pour sa part l’accent sur le fait que le domaine de l’exportation est une « compétence ».

« Ce n’est pas parce que tu t’es parti en affaires il y a 15 ans dans quelque chose que tu aimais que tu sais faire de l’exportation. Ça s’apprend, ça se planifie, ça s’organise, parce que c’est un gros investissement et que ça ne se fait pas à moitié », est-elle d’avis.

Le campus de l’Outaouais de l’École des entrepreneurs du Québec planche d’ailleurs, en collaboration avec Export Outaouais, sur une nouvelle formation axée sur le commerce électronique avec un volet exportation qui sera offerte aux entrepreneurs de la région.

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