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Caroline Gauthier, directrice adjointe du Centre de développement professionnel La Cité
Caroline Gauthier, directrice adjointe du Centre de développement professionnel La Cité

L’intelligence artificielle au service des employeurs

Julien Coderre
Julien Coderre
Le Droit
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Une trentaine d’entreprises et de municipalités ontariennes pourront obtenir gratuitement une analyse des compétences de leurs employés par le biais de l’intelligence artificielle grâce au projet des Fonds Catalyseur.

Mise en branle par le collège La Cité en collaboration avec SkyHive, l’entreprise derrière la technologie de l’intelligence artificielle, l’initiative vise notamment à favoriser l’employabilité sur le marché ontarien.

Selon un sondage mené par La Cité auprès de 200 entreprises ontariennes durant la première vague de la pandémie de COVID-19, 18,2 % des répondants ont démontré qu’elles étaient à la recherche d’employés qualifiés et 70 % se voyaient devoir embaucher davantage de main-d’œuvre d’ici trois ans. 

«  Ces chiffres-là sont bien réels, assure Caroline Gauthier, directrice adjointe du Centre de leadership et de développement professionnel à La Cité. Même malgré la pandémie, quand on discute avec des entreprises, plusieurs nous font part qu’ils vivent une pénurie de main-d’œuvre et ça, ça freine leur croissance. On croit que ce projet va permettre aux entreprises d’aller chercher justement de la main-d’œuvre qualifiée avec une mise à niveau des compétences selon leurs besoins. C’est très personnalisé.  » 

Au total, l’institution collégiale souhaite former environ 120 participants avec le projet des Fonds Catalyseur. 

«  Présentement, on a 20 employeurs qui ont démontré de l’intérêt, indique Mme Gauthier. Pour les employeurs, c’est très peu d’investissements. On parle de quelques heures de leur temps pour remplir quelques questionnaires. Ensuite, ils auront une analyse de leur entreprise et des compétences dont ils ont besoin en vue de faire face aux défis futurs.  » 

La Cité aimerait d’ailleurs que les analyses des besoins des entreprises soient terminées  avant le congé des Fêtes . 

«  Dès janvier, on voudrait essayer de recouper des besoins communs à toutes les entreprises participantes, et ce, peu importe le type de besoins, avance Mme Gauthier. On va cibler les besoins communs et on va développer des camps d’apprentissage de deux à trois jours où la troisième journée sera un volet axé davantage sur l’intégration des nouveaux arrivants.  » 

«  Avec ces camps d’apprentissages, poursuit-elle, le personnel qui sera recruté va arriver avec une base de compétences déjà acquises et on estime que l’intégration ainsi que la rétention des participants devraient être bonifiées. » 

L’objectif du collège est de tenir ces camps d’apprentissage dès le mois de février.

Un programme en intelligence artificielle

Par ailleurs, La Cité a pris la décision d’entamer des démarches pour développer un nouveau programme axé sur l’intelligence artificielle. 

«  Le programme aura vraiment un aspect pratique, souligne Mme Gauthier. On parle beaucoup d’intelligence artificielle et on sait qu’avec ça, on est capable d’aller chercher des informations très spécifiques dans la collecte de données. Mais en réalité, ça fait beaucoup plus que ça. Un spécialiste me disait d’ailleurs que dans les années à venir, les entreprises vont vouloir comprendre ce que l’intelligence artificielle peut faire dans le cadre de leurs besoins et leur réalité. Plusieurs ne réalisent pas encore qu’elle pourrait les aider dans leur entreprise. »

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TROIS OBJECTIFS DES FONDS CATALYSEUR

Déterminer les besoins en main-d’œuvre qualifiée pour assurer l’avenir des entreprises canadiennes à l’ère des perturbations ; 

Élaborer des stratégies et utiliser des ressources pour trouver les bons candidats aux bons postes grâce à l’immigration ; 

Attirer les employés immigrants et les retenir longtemps.