Frédéric Bélanger, président-directeur général de Macadamian Technologies.

L'exemple de Macadamian Technologies

Récemment, Macadamian Technologies a choisi de faire un premier don de 5000 $ à Garde-rivière des Outaouais. « On a fait un premier don et j’anticipe en faire encore plusieurs autres. Et c’est un début, car il y aura d’autres initiatives. Il ne faut pas simplement regarder l’argent », est-il d’avis.

Frédéric Boulanger, président-directeur général de l'entreprise, précise s’être senti interpellé par la santé de l’environnement et la question de l’eau, a même décidé de pousser son engagement plus loin en faisant partie du conseil d’administration de l’organisme sans but lucratif voué à la protection de la rivière.

« On prend souvent la santé de l’environnement trop pour acquise et je pense que ma réflexion a commencé dernièrement. Je me sens impuissant par rapport à cela, alors je me suis demandé ce que je pouvais faire », explique-t-il.

« Garde-rivière des Outaouais, c’est un gros réseau de gens qui donnent du temps et je suis une des nombreuses personnes qui donnent du temps. Je le donne au niveau du conseil d’administration et aussi au niveau de l’influence que je peux avoir dans la communauté d’affaires d’Ottawa et de Gatineau pour améliorer la visibilité de sa cause », poursuit-il.

Les propos de l’homme d’affaires font en partie écho à un sondage mesurant les tendances en philanthropie au Québec pour 2020, réalisé par Léger et Épisode, une firme d’experts-conseils en philanthropie.

L’enquête révèle que les grandes entreprises démontrent un intérêt croissant, notamment pour les secteurs de l’environnement et de l’aide d’urgence. Si en 2013, les grandes entreprises privilégiaient les dons dans le secteur de l’environnement à la hauteur de 13 %, elles étaient 20 % à le faire en 2018.

Ce sondage démontre aussi que 70 % des dirigeants des grandes entreprises préfèrent s’impliquer auprès des organismes à titre de membres du conseil d’administration, ou encore à titre de président d’honneur d’un événement pour 60 % d’entre eux. Fait intéressant, aucun des dirigeants sondés n’avait choisi «aucun ou simple donateur», lorsque questionnés sur le rôle qu’ils souhaiteraient jouer auprès d’un organisme.