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Difficile de préciser ou de quantifier avec exactitude les bienfaits de la philanthropie puisque les entreprises consultées par Le Droit AFFAIRES assurent que ce n’est pas la quête des signes de dollars qui les intéresse.
Difficile de préciser ou de quantifier avec exactitude les bienfaits de la philanthropie puisque les entreprises consultées par Le Droit AFFAIRES assurent que ce n’est pas la quête des signes de dollars qui les intéresse.

Les entreprises ont tout à gagner (partie 3 de 4)

Émilie Pelletier
Émilie Pelletier
Collaboration spéciale
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Difficile de préciser ou de quantifier avec exactitude les bienfaits de la philanthropie puisque les entreprises consultées par Le Droit AFFAIRES assurent que ce n’est pas la quête des signes de dollars qui les intéresse.

C’est surtout le fait d’être bénévole ou de s’engager auprès d’événements communautaires, « pas parce qu’on est forcé, mais parce que ça nous tient à cœur », qui a un impact positif sur l’image des valeurs de la compagnie, assure Patrick Lalonde.

« Je crois que ça crée un lien, une confiance qui encourage les gens de la communauté à avoir recours à nos services quand ils en ont besoin », soutient le propriétaire de Physio Lalonde. 

Il souhaite que l’image de son entreprise « aille au-delà d’une boîte où les gens blessés viennent pour trouver une solution à leurs problèmes. Je veux que ce soit perçu comme une compagnie qui facilite et promeut la santé de façon préventive et non de façon curative », espère l’organisateur de La Baie Run. 

Chez l’entreprise gatinoise en ressources humaines EPSI, on ne se questionne pas à savoir si l’engagement communautaire est rentable sur le plan commercial. « Je ne sais pas, on ne le fait pas pour ça », certifie la directrice principale d’EPSI, Sylvie Auger. 

Sylvie Auger

Elle assure néanmoins que les actions de l’entreprise ont une incidence sur sa notoriété. « On est une firme peu connue. Peu de gens nous connaissent, donc ça amène une certaine notoriété et une image corporative vivante », pense-t-elle. 

Mme Auger insiste: œuvrer au sein de sa communauté et auprès d’organismes qui ont une importance pour les employés aide à comprendre que « chaque entreprise a un devoir de redonner à la société ». 

Les entreprises ont tout à gagner en s’alliant à ce type de philosophie, croit la professeure en sciences économiques de l’Université d’Ottawa, Rose Anne Devlin. « Les entreprises qui donnent aux organismes de charité, aux communautés, on peut considérer ces dépenses comme des dépenses de marketing, mais ça reste une façon de faire valoir ses valeurs d’altruisme. »

Si un client doit choisir entre deux entreprises pour un seul et unique service, les chances sont que ce soit celle qui fait du « bon » autour d’elle qui l’emportera, confie l’experte.