L’épuisement professionnel guette les travailleurs en pandémie (partie 1 de 4)

Dominique La Haye
Dominique La Haye
Collaboration spéciale
Si l’épuisement professionnel ou burn-out fait depuis longtemps partie des problèmes de santé mentale affligeant une partie des travailleurs, ce phénomène risque d’augmenter dans le contexte de la pandémie actuelle, d’après les experts consultés par Le Droit AFFAIRES.

Fatigue extrême, sentiment de ne jamais suffire à la tâche et impression de détachement face à son travail. Voilà les trois principales manifestations de l’épuisement professionnel, explique la professeure agrégée en psychologie et titulaire de la Chaire de recherche sur le stress et la santé mentale de l’Université d’Ottawa, Nafissa Ismail.

Nafissa Ismail, professeure agrégée en psychologie et titulaire de la Chaire de recherche sur le stress et la santé mentale de l’Université d’Ottawa

Selon les données précédant la pandémie, près d’un salarié sur quatre ( 24% ) souffrirait de détresse psychologique. De ce nombre, environ 4% des travailleurs souffriraient d’épuisement professionnel, d’après une recherche dévoilée en 2016 par des chercheurs de l’École des relations industrielles et de l’Institut de recherche en santé publique de l’Université de Montréal.

« Avec la pandémie actuelle, on s’attend à ce qu’il y ait plus de « burn-out » pour plusieurs raisons, la première étant le télétravail », fait valoir Mme Ismail.

Comment reconnaître les signes d’un épuisement professionnel

  • Se sentir épuisé et manquer d’énergie peu importe le nombre d’heures de sommeil.
  • Se sentir détaché mentalement face à son emploi; manque de motivation, de créativité et sentiment de ne pas contribuer.
  • Sentiment de ne pas performer peu importe le nombre d’heures passées à travailler.

Source : Nafissa Ismail, professeure agrégée et titulaire de la Chaire de recherche sur le stress et la santé mentale à l’Université d’Ottawa