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L’écoconception au goût du jour (partie 1 de 3)

Émilie Pelletier
Émilie Pelletier
Collaboration spéciale
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Vous êtes entrepreneur et souhaitez adopter des habitudes écologiques pour l’emballage de vos produits ? Éco Entreprises Québec a récemment mis un portail à la disposition des entreprises pour les appuyer dans ce cheminement.

Aviez-vous remarqué que les emballages dans les épiceries Metro, dans les restaurants St-Hubert et chez la Laiterie de Coaticook sont devenus plus écologiques au cours des dernières années ?

La raison est fort simple: c’est parce qu’Éco Entreprises Québec, un organisme à but non lucratif privé, a accompagné des centaines d’entreprises, dont celles mentionnées ci-dessus, dans leur virage écoresponsable depuis une décennie.

Ce groupe, qui vise à « démocratiser l’écoconception des emballages et des imprimés », vient de lancer un portail, où il est possible de retrouver une variété d’outils pour les entreprises qui souhaitent entamer une démarche d’écoconception de leurs emballages, et qui présente des études de cas et des pistes pour préparer ce genre de projet. 

« On part de leurs problématiques d’emballage et on fait une analyse complète du cycle de vie de cet emballage », explique la directrice des communications chez Éco Entreprises Québec, Yourianne Plante. 

Une fois que l’ensemble du cycle de vie d’un emballage ainsi que ses impacts ont bien été étudiés, « on peut regarder où on peut agir », indique-t-elle. 

Ensuite, l’organisme à but non lucratif se penche sur les changements concrets qui peuvent être apportés.

Ces améliorations peuvent comprendre la réduction de la taille d’un emballage, l’utilisation d’une quantité minimale de matériel, ou encore la diminution du transport, par exemple. 

« Tout est examiné », soutient Yourianne Plante, ajoutant qu’il s’agit souvent de changements qui ne paraissent pas à l’œil du consommateur, mais qui permet un grand impact sur la réduction des émissions de gaz à effets de serre (GES) et sur la recyclabilité de l’emballage, notamment. 

« On termine avec un emballage mieux adapté à nos installations de tri et de recyclage. »

Yourianne Plante, directrice des communications chez Éco Entreprises Québec

Les entreprises responsables

Au Québec, ce sont les entreprises qui financent la collecte sélective des matières recyclables. Depuis 2005, elles sont tenues de payer la facture pour le recyclage des contenants, des emballages et des imprimés qu’elles mettent sur le marché. 

C’est d’ailleurs à partir de cette prémisse que l’organisme a débuté ses opérations de soutien aux entreprises. « On a souvent l’impression que ce sont nos taxes qui payent le recyclage, mais c’est faux, ce sont les entreprises. »

« Ça fait dix ans qu’on travaille pour que les emballages imprimés qui se retrouvent dans le bac soient les mieux conçus possible, les plus recyclables possible, et vu qu’il y a un besoin des entreprises de se faire accompagner pour mieux concevoir leurs emballages, c’est toute une expertise qu’on a pu développer. »

Jean-Philippe Ménard, chef propriétaire du Rituel

Pour les consommateurs

« L’an 2021 est celui de l’écoconception de l’emballage, note Yourianne Plante. Les gens l’exigent, c’est ce qu’ils veulent, ce qu’ils recherchent. »

Éco Entreprises Québec a reçu dix fois plus de demandes d’accompagnement au cours de l’année 2020 que durant l’année précédente. « On a une conjoncture où les consommateurs sont extrêmement exigeants au niveau environnemental, ils n’acceptent plus l’écoblanchiment. On veut des solutions durables et les entreprises ont ces pressions-là, puisque les consommateurs veulent des changements à long terme. C’est là que l’écoconception entre en jeu. »

Aux dires de l’experte en communications, les entreprises qui communiquent leurs initiatives sont celles qui réussissent à engendrer une perception positive chez le consommateur, « qui apprécie l’effort ». 

Partager le virage vert sur les réseaux sociaux peut aussi avoir un impact positif, dit-elle, soulignant cependant que souvent, l’impact est au niveau du portefeuille. 

« On arrive souvent à avoir des économies monétaires quand on utilise moins de matériel. »