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La clinique de physiothérapie Physio Sports Plus, située dans le secteur Orléans à Ottawa, remet sur pieds petits et grands depuis maintenant plus de 26 ans. Un rêve devenu réalité pour sa propriétaire, Judith Proulx-Snedden.
La clinique de physiothérapie Physio Sports Plus, située dans le secteur Orléans à Ottawa, remet sur pieds petits et grands depuis maintenant plus de 26 ans. Un rêve devenu réalité pour sa propriétaire, Judith Proulx-Snedden.

La petite clinique devenue grande

Ani-Rose Deschatelets
Ani-Rose Deschatelets
Le Droit
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La clinique de physiothérapie Physio Sports Plus, située dans le secteur Orléans à Ottawa, remet sur pieds petits et grands depuis maintenant plus de 26 ans. Un rêve devenu réalité pour sa propriétaire, Judith Proulx-Snedden.

« Ça a toujours été mon but d’ouvrir une clinique de physiothérapie sportive », lance avec fierté Mme Proulx-Snedden.

Originaire de Hawkesbury, elle travaillait en tant que physiothérapeute au centre de médecine sportive de l’Université d’Ottawa lorsque l’occasion d’ouvrir sa propre clinique s’est offerte à elle, en 1994. « J’ai sauté sur l’opportunité, c’est certain. » Son équipe ne se composait alors que d’elle et d’une collègue physiothérapeute. C’est tout.

Puis, un défi n’attendait pas l’autre pour la professionnelle de la santé. Mme Proulx-Snedden a également eu la chance d’être la physiothérapeute en chef de l’équipe canadienne de patinage artistique pendant une dizaine d’années, tout en développant sa clinique. Elle a d’ailleurs accompagné l’équipe aux Jeux olympiques d’hiver de Turin en 2006 et de Vancouver en 2010. « C’est quelque chose qui me tenait vraiment à cœur en tant que but pour ma carrière, donc je suis vraiment contente de l’avoir fait. »

Aujourd’hui, Physio Sport Plus compte dans ses rangs sept physiothérapeutes, trois médecins sportifs, deux massothérapeutes, ainsi qu’une équipe de réceptionnistes et de personnel de soutien.


« Je me suis souvent fait demander au cours des années pourquoi je n’ouvrais pas d’autres cliniques ? Non ! Moi je veux être là, je veux être le portrait des clients quand ils viennent à la clinique. Je ne regrette pas du tout. »
Judith Proulx-Snedden
Judith Proulx-Snedden

Être présente pour sa communauté

Judith Proulx-Snedden n’a pas besoin de faire beaucoup de publicité pour promouvoir les services de sa clinique. Sa clientèle s’est bâtie en grande majorité par le bouche-à-oreille.

« J’ai des patients qui viennent encore me voir, ce sont mes premiers patients d’il y a 26 ans. C’est vraiment ça que je voulais bâtir. Être capable de s’établir dans une communauté et être capable de traiter la maman, la grand-maman, le petit-fils », souligne-t-elle. « Ça fait chaud au cœur. On ne peut pas demander mieux que ça. »

Selon Mme Proulx-Snedden, très peu de cliniques de son secteur peuvent offrir un service complètement bilingue à leur clientèle. Mais chez Physio Sports Plus, tous les professionnels de la santé sont bilingues. « Étant Franco-Ontarienne, ça a toujours été quelque chose qui me tient à cœur. »

Elle voulait s’assurer d’être en mesure d’offrir des soins aux gens dans la langue de leur choix. « Ce n’est pas évident, quand tu as un bobo, de l’expliquer dans une deuxième langue. C’est une grosse fierté, c’est certain. Ma plus grande fierté ? Peut-être. »

La course à la main-d’oeuvre

Mais le défi qui demeure pour l’instant insurmontable dans le milieu, c’est le manque de main-d’œuvre.

« Trouver des physios, trouver des massothérapeutes, c’est ça qui est difficile. Je cherche un massothérapeute depuis le mois de septembre. »

Évidemment, la COVID-19 n’a fait qu’empirer la situation.

« Je n’ai jamais travaillé aussi fort de ma vie. Je travaille avec des patients cinq jours par semaine, une chose que je n’ai pas faite depuis 10-15 ans. Et là, je n’ai plus le temps de faire de l’administration.»

« Je travaille deux, trois heures tous les soirs, la fin de semaine, pour rattraper. Ce n’est pas évident. On est à peu près à une diminution de volume à 30 % parce qu’on ne peut pas voir autant de clients en même temps. Mais mes dépenses restent les mêmes. J’espère que tout se calme un peu pour qu’on puisse tous être moins stressés quand on fait notre travail. »

Malgré cette année difficile, la retraite n’est vraiment pas pour demain pour Judith Proulx-Snedden. « Je ne suis vraiment pas prête. J’aime trop ce que je fais. Pour les prochaines années, ma vision, c’est améliorer tout ce qu’on fait à la clinique pour qu’un jour dans le futur, la personne qui va prendre possession de ma clinique va pouvoir garder mes employés, garder mes systèmes, et que ça va pouvoir continuer à fonctionner comme Physio Sport Plus, comme je l’ai créé en 1994. »