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Mélanie Bernard et Trisha Pitura, copropriétaires de MiNi TiPi.
Mélanie Bernard et Trisha Pitura, copropriétaires de MiNi TiPi.

La communauté MiNi TiPi

Julien Coderre
Julien Coderre
Le Droit
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C’est lors d’un cours de piscine maman-bébé que le projet de MiNi TiPi a pris naissance. Lors de son premier congé de maternité, la cofondatrice de la compagnie, Mélanie Bernard, s’est inscrite à l’un de ces cours, principalement « pour la portion sociale de l’activité », se souvient-elle. Elle ignorait cependant qu’une rencontre allait réorienter sa carrière d’enseignante.

Cette fameuse rencontre, c’était celle de Trisha Pitura, une femme originaire de Sudbury en Ontario et membre de la première nation Nipissing (Ojibwé) passionnée par la couture.

« Quand j’ai rencontré Trish, elle faisait déjà de la couture à la maison comme hobby et un moment donné, je lui ai demandé si elle avait déjà pensé à aller à certaines foires ou à certains marchés, raconte Mélanie Bernard. À l’époque, je lui avais aussi offert mon aide pour lui créer une page Facebook. »

Tranquillement, le projet a mijoté et en 2016, les deux femmes ont décidé de s’associer officiellement pour fonder MiNi TiPi.

Trisha Pitura et Mélanie Bernard, copropriétaires de MiNi TiPi.

Aujourd’hui, l’entreprise gatinoise confectionne des accessoires pour femmes et pour enfants dans différents tissus, ainsi que de grandes couvertures dans un mélange de laine et d’acrylique. Ses produits sont également commercialisés à travers le Canada.


« Au début, on faisait surtout des produits pour les plus petits parce qu’on était dans l’âge où on avait de jeunes enfants. On s’amusait à développer des produits avec différents tissus et tranquillement, on a délaissé le côté bébé et accessoires pour enfants et on s’est tournées de plus en plus vers des grandes couvertures ainsi que des accessoires pour femmes. »
Mélanie Bernard
Trisha Pitura et Mélanie Bernard, copropriétaires de MiNi TiPi.

« On voyait beaucoup de motifs d’inspiration autochtone, poursuit-elle, et on s’est rendu compte que ce qu’on voulait vraiment faire, c’était d’offrir des designs authentiques et uniques, en collaboration avec des artistes autochtones. »

Se connecter à sa culture

C’est à ce moment-là que les deux femmes ont commencé à créer leurs propres motifs, ainsi qu’à collaborer avec certains artistes membres des Premières Nations, dans le but de vendre éventuellement des produits exclusifs et authentiques uniquement.

Pour Trisha Pitura, cette aventure est également une façon de reconnecter avec sa communauté.

« MiNi TiPi m’a fait grandir en tant que personne et m’a aussi permis de reconnecter avec ma culture, dit-elle. C’est quelque chose qui était important pour moi. Quand on se lance en entrepreneuriat, on découvre vraiment qui on est et de quoi on est capable. »

« L’aventure s’est vraiment présentée d’elle-même, ajoute Mélanie Bernard. On n’a pas de background en affaires comme un MBA ( maîtrise en administration des affaires ) par exemple, mais on est toutes les deux passionnées et notre chimie est très complémentaire. C’est ce qui fait en sorte que ça fonctionne. »

Répondre à la demande

Sélectionnées pour participer au programme d’accompagnement Atteindre mon premier million initié par ID Gatineau, les deux entrepreneures soulignent que pour l’instant, leurs objectifs sont davantage qualitatifs que quantitatifs.

« Notre compagnie a grandi très rapidement et en ce moment, ce qu’on doit surtout faire, c’est de se bâtir un plan solide », indique Mme Bernard.

Avec ce plan, MiNi TiPi souhaite notamment s’assurer d’avoir un site web complet ainsi qu’une production bien garnie pour compléter le plus de ventes possibles.

« Un des problèmes qu’on a eu par le passé, c’est qu’on n’était pas capable de répondre à la demande. Notre site web était souvent en rupture de stock et la production n’arrivait pas à nous suivre, explique-t-elle. On a même des magasins qui souhaiteraient avoir de nos produits en succursale, mais on veut attendre que la production soit vraiment stable avant de faire affaire avec eux. »

« Le défi maintenant sera vraiment de fournir à la demande et d’avoir un plan stratégique au niveau de la planification financière pour nous permettre de grandir », espère Mélanie Bernard.