Inge Pudelek de l'entreprise SaniGear

Tout feu tout flamme [Pourquoi pas Gatineau?]

Alors que Gatineau passe sous le radar de la majorité des investisseurs étrangers et des démarcheurs, une poignée d’entrepreneurs de l’extérieur n’ont quant à eux pas hésité à en faire leur ville d’adoption pour permettre à leur entreprise de prendre de l’expansion. Le Droit AFFAIRES s’est entretenu avec deux d’entre eux pour voir ce qui avait fait pencher dans la balance.

Le feu sacré! La propriétaire de l’entreprise ontarienne SaniGear, spécialisée dans le nettoyage et la réparation des vêtements de protection des pompiers, l’a certainement pour oser ouvrir une deuxième succursale à Gatineau. Elle doublera la superficie de ses installations et sa main-d’oeuvre.

«C’est officiel, s’exclame au bout du fil Inge Pudelek. On va ouvrir en janvier 2020 et à partir de novembre, on va commencer à engager du personnel», poursuit la femme d’affaires, dont l’entreprise de Kitchener dessert des centaines de services d'incendie au pays, dont 200 en Ontario et 150 au Québec.

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S’assurer de desservir dans leur province et en français les services d'incendie québécois, voilà ce qui a motivé la propriétaire de SaniGear, à retenir Gatineau pour y ouvrir cette deuxième branche.

«C’était important, car ce n’était pas seulement une adresse que je voulais pour montrer que j’ai une adresse au Québec. Ce sera la même taille que mon entreprise de Kitchener», explique la propriétaire de SaniGear.

Mme Pudelek reproduira ainsi à Gatineau le modèle de son entreprise existante, en s’installant dans un édifice de 7500 pieds carrés du chemin Industriel, où une vingtaine de personnes seront embauchées.

Sur une base annuelle, l’entreprise nettoie et répare en moyenne 3000 vêtements de protection du service d'incendie d’Ottawa et entre 350 et 400 vêtements de protection des pompiers de Gatineau. C’est sans compter ceux des services d'incendie de Terrebonne, de Saint-Jérôme, de Mirabel, de Laval et de Drummondville.

«Gatineau est un de mes plus grands clients, alors en venant y installer mon entreprise, cela me permettra d’être plus proche de Gatineau et d’Ottawa et ça me donnera accès au reste du Québec», explique la femme d’affaires, qui a repris en 2015 l’entreprise fondée par ses parents et qui assure l’entretien des habits de combat d'incendie en respectant la norme 1851 de la National Firefighter Protection Association (NFPA).