Le président et chef de la direction d'Adaptiv Networks, Bernard Breton

Adaptiv Networks relocalise son siège social [Pourquoi pas Gatineau?]

Ce n’est pas à Kanata, alias la Sillicon Valley du Nord que le propriétaire de l’entreprise torontoise Adaptiv Networks a récemment décidé de relocaliser son siège social, mais bien à Gatineau, où une cinquantaine d’emplois seront créés d’ici trois ans, totalisant un coût opérationnel estimé à 5 M$ et un investissement initial de 500 000$ en nouvelles installations.

Bassin de main-d’oeuvre qualifiée à proximité et crédits d’impôts provinciaux avantageux sont autant de facteurs ayant pesé dans cette décision d’affaires, explique Bernard Breton, le président et chef de la direction de la compagnie, qui offre des solutions de connectivité aux entreprises pour leur permettre de déployer leur transformation numérique.

«On est en télécommunications et on fait du logiciel très spécialisé. Le bassin de talents dans ce domaine-là se situe essentiellement dans la grande région d’Ottawa, explique-t-il. Alors, on avait de la difficulté à recruter des talents dans la région de Toronto», poursuit le dirigeant d’Adaptiv Networks.

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Si l’entreprise relocalise son siège social de Mississauga à Gatineau, elle conservera tout de même ses équipes de vente dans la Ville-Reine qui, en raison de l’aéroport Pearson, constitue un endroit stratégique.

M. Breton explique aussi sa décision de s’installer à Gatineau en raison des avantages fiscaux non négligeables qu’offre le Québec par rapport à l’Ontario, dont notamment les crédits d’impôt en recherche-développement.

«Ça signifie deux choses. Ça signifie une structure de coûts plus basse par employé en recherche-développement. Ça veut dire qu’on peut embaucher plus, puisque mon coût par employé est plus bas. Je peux en avoir plus pour le même investissement et j’ai plus de retour en terme d’innovation et de produit. Donc, ça me permet d’aller plus vite.

«Deuxièmement, ça me permet d’avoir des jobs ici au Canada que sinon j’aurais délocalisées, car j’ai aussi un bureau en Inde. C’est beaucoup moins cher en Inde, malgré les avantages fiscaux du Québec, mais l’écart étant plus faible, alors je peux garder un cœur plus gros ici en recherche-développement et transférer en Inde seulement les choses qui sont vraiment plus en périphérie du produit», conclut M. Breton.