Le Droit Affaires

Tourisme d'affaires: secteur d'activité 
en hausse dans la région

Le tourisme d’affaires présente une 
tendance significative à la hausse ces dernières années dans la grande région d’Ottawa-Gatineau, où plusieurs centaines de congrès et d’événements ont lieu annuellement, générant d’importantes retombées économiques.

« C’est énorme ce que représente le tourisme d’affaires », soutient la présidente de Tourisme Outaouais et directrice générale du Château Montebello, Geneviève Dumas.

Le Droit Affaires

Le tourisme d’affaires, un secteur lucratif

Longtemps considéré comme l’enfant délaissé, le tourisme d’affaires est plus que jamais dans la mire des gouvernements et des municipalités. Alors que Québec a désigné Gatineau 
comme l’une des trois portes d’entrée de la province pour cette clientèle en provenance de l’extérieur, la Ville d’Ottawa a instauré une nouvelle taxe 
sur l’hébergement dont les revenus visent à attirer davantage de grands congrès dans la capitale nationale.

« Ça fait 30 ans que le tourisme d’affaires existe. Il y a eu un réveil il y a deux ou trois ans, lorsque la ministre de l’époque a intégré l’appellation « tourisme d’affaires » à la stratégie de déploiement au niveau touristique », soutient le président de l’Association des professionnels de congrès du Québec (APCQ), Steeve Gagné.

« On ne se le cachera pas, ç’a été l’enfant un peu délaissé en partie parce qu’on se disait que c’était la responsabilité des hôtels », poursuit-il.

Le Droit Affaires

Voir grand avec de 
mini-maisons

Vivre dans plus petit pour profiter davantage de la vie. C’est ce que propose l’entrepreneure Geneviève Girard, présidente et fondatrice du concepteur et promoteur immobilier Nordikasa. Cette jeune entreprise vient de faire son entrée dans le marché des petites habitations au Québec en dévoilant une première mini-maison construite en Outaouais, à Saint-André-Avellin, sur le site du Domaine Valdie 321N.

Native de Rouyn-Noranda, Geneviève Girard habite l’Outaouais depuis 1990. En fait, le verbe «habiter» est probablement un brin exagéré dans son cas. C’est que la femme d’affaires de 39 ans a passé une grande partie de sa vie adulte à voguer au-delà des frontières. Elle compte plus de 30 pays différents dans son carnet de voyage. « Je suis une voyageuse née. Ça a commencé avec un échange culturel en Nouvelle-Zélande quand j’avais 16 ans », précise-t-elle d’emblée lorsqu’on lui demande de relater son parcours.

Ce désir de ne pas rester cloîtrée dans le même environnement, Mme Girard a pu le nourrir avec le travail. Déjà dans la vingtaine, cette autodidacte qui n’a jamais pu terminer ses études universitaires en administration et comptabilité en raison de son côté nomade, a occupé un poste d’auditrice senior pour la compagnie maritime de navires de croisière Nowegian Cruise Line. « J’ai vécu dans une toute petite cabine au fond d’une cale de bateau pendant deux ans. Je sais très bien ce que c’est que de vivre dans moins de 200 pieds carrés », dit-elle pour faire un lien avec Nordikasa, le projet qui occupe aujourd’hui toutes ses pensées et presque tout son temps. 

De fonctionnaire à entrepreneure

Après quelques années à vivre en mer, Geneviève Girard a opté pour un peu de stabilité. À l’âge de 25 ans, elle a décroché un emploi à la fonction publique fédérale.

Pendant plusieurs années, elle a occupé les postes de coordonnatrice nationale des évaluations environnementales pour le compte de Pêches et Océans. Ce « travail de rêve », insiste-t-elle, lui a permis de sillonner le pays au complet.

Le Droit Affaires

Programme G7: place à la nouvelle cohorte

L’équipe d’ID Gatineau est déjà fin prête en vue de la sélection des sept prochains entrepreneurs qui feront partie de la deuxième cohorte de son Programme G7. Le projet, initié en 2017, permet aux entrepreneurs choisis de pousser plus loin leur réflexion pour assurer la croissance de leur entreprise.

« Le programme a comme objectif de propulser sept entrepreneur(e)s de Gatineau vers de nouveaux sommets, explique Jean Lepage, directeur général d’ID Gatineau. On vient ainsi combler un besoin dans la région de l’Outaouais en créant des modèles desquels d’autres entrepreneurs pourront s’inspirer. »

M. Lepage rappelle l’importance pour les entreprises de la région d’avoir accès à des marchés d’exportation pour assurer leur croissance et pour créer de nouveaux emplois. « Six pour cent des entreprises font des affaires à l’extérieur de la région, mais elles créent près de 50 pour cent des nouveaux emplois », souligne-t-il. 

Les sept entrepreneurs ayant participé au programme 2017 étaient Dany Bouchard  de CartoVista, Marc Gingras de Foko, Pierre Plangger de Solacom Technologies, Louis-François Major, du Groupe Major, Julie Thibeault d’EPSI, Ace Martin d’Ortho Canada et André Levasseur d’Agrisoma Biosciences. 

M. Lepage explique que ces entrepreneurs continuent à être impliqués dans le programme au niveau du comité de sélection et en continuant à échanger sur leur expérience.  « On souhaite ainsi que le groupe des sept passe à 14. Puis, dans cinq ans, il y aura déjà plus 35 entrepreneurs de la région qui pourront partager leurs connaissances », précise-t-il. 

Un programme chargé

Pour la deuxième édition de ce projet, les responsables ont concocté un programme chargé qui permettra aux sept entrepreneurs de travailler sur leur projet de croissance d’entreprise et bénéficier de l’expertise et du savoir-faire en innovation d’ID Gatineau, d’Inno-Centre et de l’Université du Québec en Outaouais. 

En plus de cet appui, la cohorte 2018 profitera d’une journée au Centre Greenhouse de Deloitte à Montréal, et participera à diverses activités avec des experts reconnus dans leur sphère d’activités, dont Laurent Simon, professeur et cofondateur de MosaiC HEC,  Nathaly Riverin, fondatrice de l’École d’entrepreneurship de Beauce, et Rose-Marie Charest, psychologue.  

Ils assisteront aussi à des dîners et des rencontres avec Christiane Germain, co-présidente du Groupe Germain Hôtels, Richard Legault, ex-président exécutif d’Énergie Brookfield, et Maxime Pedneaud-Jobin, maire de Gatineau. L’événement de clôture aura lieu le 27 février 2019. 

Les critères

Le comité de sélection devra choisir sept entrepreneurs dont l’entreprise doit obligatoirement répondre à plusieurs critères, à savoir: avoir son siège social et son activité économique à Gatineau; être en opération depuis plus de deux ans; être privée et lucrative; avoir un chiffre d’affaires annuel de plus de 1 000 000 $; compter cinq employés et plus; exporter ou avoir un potentiel d’exportation hors région (Outaouais-capitale nationale); posséder une expertise, un produit ou un service distinctif; générer des investissements sur le territoire de Gatineau; avoir la capacité de créer des emplois de qualité durables et avoir une clientèle entreprise B2B. 

Les entrepreneurs devront s’engager à participer à l’ensemble des activités et remplir le formulaire au plus tard le 26 juillet prochain. 

Les noms des participants seront dévoilés officiellement lors d’un cocktail de lancement prévu le 20 septembre. 

Cette initiative est rendue possible grâce à la participation financière du gouvernement du Québec, et à la collaboration du cabinet de services professionnels Deloitte, Le Droit AFFAIRES, Banque Nationale, Inno-Centre, l’Université du Québec en Outaouais, Énergie Brookfield et le Groupe Germain Hôtels.