CJD Québec: à la rencontre des Français

Initiative née en France il y a 80 ans, le Centre des jeunes dirigeants d’entreprise (CJD) est présent aujourd’hui dans 21 pays. Et c’est en Outaouais que l’on retrouve le seul chapitre canadien de ce regroupement d’entrepreneurs. Fondé dans la région en 2007, le CJD Québec regroupe 23 entrepreneurs gatinois.

C'est le cas de Catherine Pellerin, associée et productrice-réalisatrice chez Pixel Média, qui a joint le groupe en 2012. Pour elle, le caractère unique du CJD lui a permis de grandir en tant qu’entrepreneure.

« C’est tout le contraire d’une chambre de commerce ou des BNI ( NDLR: Business Network International ). Le but est de rassembler des dirigeants d’entreprises, et qu’ensemble, nous puissions nous former pour devenir de meilleurs dirigeants. Ce n’est pas du réseautage, nous n’échangeons pas de cartes d’affaires, etc. Nous mettons littéralement nos tripes sur la table. Nous échangeons sur la santé financière de notre entreprise, parfois il y en a qui pleurent», raconte-t-elle.

37e Congrès national en France

En mai dernier, huit membres de la section québécoise ont traversé l’Atlantique afin de participer au 37e Congrès national du CJD, qui a lieu tous les deux ans. Les Gatinois ont été accueillis par les CJD Aix-en-Provence et CJD Marseille, où ils ont pu participer à des « Vis-ma-vie ».

Mélanie Du Perré Hakim, présidente du cabinet comptable LCLD Société de comptable professionnel et agréé, a pu profiter de ce voyage pour observer le quotidien de deux cabinets comptables français. « J’ai constaté beaucoup de différences, j’ai pu comparer nos systèmes fiscaux, j’ai pu acquérir des connaissances sur leur façon de faire à eux. Ça été vraiment enrichissant pour moi. »

Président et directeur général de GMS Sécurité, Phillip Gauthier s’est joint au CJD Québec il y a cinq ans. Ce voyage lui a permis d’en apprendre davantage sur le style de gestion européen.

« J’ai remarqué que le style de gestion en France est plus patronal que nous. Alors qu’au Québec notre hiérarchie est plus plane. Même qu’au début, je me faisais souvent dire ‘tu ne mets pas tes culottes’, mais c’est parce que notre style de gestion est plus permissif. Au Québec, nous sommes un peu plus en avance là-dessus. »

Une édition québécoise en 2019

Catherine Pellerin travaille à mettre sur pied une quatrième édition québécoise du Congrès national en mai 2019.

« Comme la France fait son gros événement aux deux ans, nous organisons le nôtre entre les deux années. Nous répétons un peu le même modèle. Nous préparons trois jours de formation avec des invités de haut calibre, et nous accueillons les dirigeants des autres pays, qui peuvent aussi participer à des Vis-ma-vie avec nos entrepreneurs québécois. »

Il est possible de joindre les rangs du CJD Québec en septembre, mois qui coïncide avec la reprise des activités.