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Six conseils pour importer au Canada

Importer des biens ou des matières premières n’est pas une mince affaire. Mais il est possible de réussir haut la main, à condition de bien se préparer.

Voici ce qu’il faut savoir avant d’importer de la nourriture, des matières premières ou des produits finis.

1. Demander conseil dès le début

Selon Normand D’Arcy, directeur principal, Services internationaux à la Banque Nationale, il y a beaucoup d’incertitude en importation. « Il y a des conflits et des tensions commerciales entre les pays. Des barrières tarifaires commencent à pousser un peu partout. Mais en étant accompagnés par des experts-conseils de leur institution financière, les entrepreneurs peuvent plus facilement faire face à la complexité croissante des transactions à l’international. »

Kevin Jeanson, directeur de comptes Entreprises Outaouais

2. Analyser son contrat

Il faut établir la méthode de paiement qui sera privilégiée, précise Normand D’Arcy. « Souvent, les entreprises doivent payer leur fournisseur par lettre de crédit. Peu connue des entreprises canadiennes, c’est pourtant l’instrument de paiement qui est favorisé en Chine et en Asie, où se trouvent les principales sources d’approvisionnement. »

Le fournisseur est rarement payé en dollar canadien; il faut donc se protéger des risques de fluctuation de devises. Si une entreprise compte importer des marchandises sur une base régulière, s’approvisionner dans plusieurs pays ou varier son volume de transactions, les services d’un courtier en douane agréé faciliteront la transaction. 

3. S’informer sur son partenaire

S’assurer de la fiabilité des fournisseurs est un autre facteur déterminant dans un processus d’importation. « Il y en a énormément qui naissent et qui disparaissent très rapidement, ajoute le spécialiste en commerce international. Comme les fournisseurs sont souvent à l’autre bout de la planète, il faut s’assurer de bien les connaître, de prendre des références sur eux. Les meilleurs d’entre eux n’ont aucune objection à fournir la liste de leurs clients, à qui il est possible de poser des questions. Les organismes fédéraux et provinciaux – Export Québec et l’ASFC, entre autres – offrent des services à cet égard. »

4. Se protéger

Selon Normand D’Arcy, bien des entreprises font l’erreur de payer leur fournisseur sans vérifier la qualité du produit ou du service reçu. « Avant de payer, assurez-vous d’avoir un strict minimum en matière de qualité. Les grandes entreprises vont demander des garanties, des sécurités, etc. Les petites entreprises, où les gens portent plusieurs chapeaux, tournent parfois les coins ronds, faute de ressources. Pourtant, elles peuvent également se protéger. Est-ce qu’une garantie bancaire peut être intéressante ? Si la marchandise ne reflète pas ce qui avait été promis, il est possible d’être remboursé par son fournisseur. »

5. Mesurer l’ampleur de la tâche

Certaines marchandises sont plus contraignantes à importer, comme la nourriture. « Il y a des normes de salubrité et parfois des quotas à respecter, des permis à obtenir, explique l’expert. Tout ce qui est fait sur mesure, notamment de la machinerie venant d’Allemagne ou d’Italie, suit des règles précises. Dans ce genre de situation, on va aider l’entreprise importatrice à se protéger. Même si importer des biens finis comme des chaussures est moins compliqué, on va malgré tout orienter l’importateur afin qu’il embauche une firme indépendante chargée de vérifier la qualité du produit avant qu’il parte par conteneur. »

6. Frapper à plusieurs portes

L’environnement dans lequel les échanges commerciaux sont effectués est de plus en plus complexe et change très rapidement. « Les entrepreneurs croient qu’avec la technologie et les nombreux outils qui existent, transiger à l’international est plus facile qu’avant.  Or, ce n’est pas encore le cas, car il y a de plus en plus de choses à prendre en considération », soutient Normand D’Arcy.

Selon l’Agence des services frontaliers du Canada, différents types de marchandises sont assujettis aux exigences d’autres ministères et organismes fédéraux et peuvent nécessiter des licences, des certificats ou des inspections. Vos conseillers-experts vous aideront à bien planifier vos transactions internationales et ainsi, éviter les pièges qui y sont reliés.

Pour informations :

Kevin Jeanson
Directeur de comptes Entreprises Outaouais
819 595-2500
kevin.jeanson@bnc.ca

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