Le président de la microdistillerie artisanale gatinoise Artist in Residence, Pierre Mantha, a été sacré Personnalité de l'année 2019 par la Chambre de commerce de Gatineau l'automne dernier.

Osez faire des erreurs, dit Pierre Mantha

Les rêves et les projets fourmillent dans la tête de l’homme d’affaires Pierre Mantha qui n’hésite pas à mettre la main à la pâte pour les concrétiser, quitte parfois à se tromper.

Si le succès semble indéniablement gagner le président de la microdistillerie artisanale gatinoise Artist in Residence, d’ailleurs sacré Personnalité de l’année 2019 par la Chambre de commerce de Gatineau, le principal intéressé insiste pour dire que son parcours est aussi parsemé d’erreurs.

« Oui et il y a beaucoup d’échecs là-dedans aussi. Moi je pense qu’aujourd’hui, si tu n’as pas failli, c’est parce que tu n’essaies pas assez fort. Moi je dis aux gens que c’est correct de faillir. Il y a bien plus d’échecs que de réussites », lance l’homme de 51 ans.

Pour M. Mantha, un bon leader doit toutefois savoir tirer des leçons de ses erreurs et aussi faire en sorte de bien choisir son entourage.

« Le secret, c’est de s’entourer des bonnes personnes. Moi quand on fait des réunions, je suis toujours le moins « smart » de la gang. Et je suis capable d’aller chercher le bon en toi et de le développer. Parce que si tu es le plus « smart », tu es dans le trouble, parce que tu ne peux pas être bon dans tout », est-il d’avis.

« Moi j’aime bâtir et c’est ça que j’ai découvert en vieillissant. Je suis un mécanicien de secondaire cinq. Je n’ai aucune université. Mon père était mécanicien et j’ai suivi mon père », confie-t-il.

C’est d’ailleurs de son père qu’il dit avoir appris à travailler cent fois sur le métier, ce qui, dit-il, constitue la force d’un leader.

« Je me trouve bien ordinaire, mais ma force, c’est que je vais travailler plus fort que tout le monde. Je vais faire des sacrifices plus que tout le monde, je n’ai pas peur de cela. Je prends des risques », fait-il valoir.

UN BON LEADER DOIT...

« Trouver ce qui le « drive ». Beaucoup de jeunes viennent me voir, parce que la distillerie est un projet un peu cool pour eux, parce qu’ils aiment la boisson. Moi je n’ai pas fait ça pour être cool, ça n’a pas rapport. Si tu adores ce que tu fais, alors tu ne pourras pas faillir, car tu aimes ça. »