Environ 70% des revenus du RGA de la Basse-Lièvre proviennent de la Ville de Gatineau qui octroie 85 000$ par an à l'association pour valoriser l’avenue de Buckingham.

Plus que l'avenue de Buckingham

Créé à la suite de la fusion de la Société de développement de la cité de Buckingham et de la Chambre des commerces de Buckingham, le Regroupement des gens d’affaires (RGA) de la Basse-Lièvre a vu le jour en février 2010 avec comme mission de rassembler et promouvoir les intérêts de ses membres et de favoriser le développement économique des secteurs Buckingham et Masson-Angers de la Ville de Gatineau, tout comme celui de la municipalité de L’Ange-Gardien. Projecteur sur un organisme toujours en croissance.

« Le secteur de l’est de Gatineau a souvent été oublié au fil des années. Nous sommes un petit monde qui se connaît. Il y a une intimité et un dynamisme entre nous dans notre petit patelin. L’idée d’aller chercher Masson-Angers et L’Ange-Gardien était de se regrouper et de faire une force de plus », lance d’emblée la femme d’affaires de Signature Mélisa Parenteau Spa Urbain et présidente du RGA de la Basse-Lièvre, Mélisa Parenteau, à propos de la pertinence de l’organisme qui souffle ces jours-ci ses huit bougies d’anniversaire.

La présidente du RGA de la Basse-Lièvre, Mélisa Parenteau

Le RGA de la Basse-Lièvre est un peu une créature à deux têtes. Environ 70% des revenus de l’association proviennent de la Ville de Gatineau qui octroie depuis 2012 la somme de 85 000$ par an au RGA pour valoriser l’avenue de Buckingham, cette rue commerciale située au coeur du « Vieux-Buckingham ». Le contenu du protocole d’entente en question sera renégocié en 2018, mais l’organisme a obtenu la garantie que le contrat sera reconduit pour cinq ans. 

Au fil des ans, plusieurs initiatives ont été mises sur pied dans le but d’améliorer l’attractivité de l’offre commerciale sur l’avenue de Buckingham. Un plan de marketing, une identité visuelle et un slogan personnalisé ont notamment été élaborés par l’association. L’illumination de la rue durant la période des Fêtes et l’embellissement floral de celle-ci durant la période estivale sont quelques autres exemples des outils mis en place pour rendre l’artère attrayante. « Il y a eu beaucoup d’amélioration au niveau des locaux vacants qu’on avait de la difficulté à combler sur l’avenue. On a aussi fait la campagne de stationnement cette année et on a prouvé qu’il y en a du stationnement à Buckingham », ajoute Mélisa Parenteau.

À cette mission de revitalisation s’ajoute le mandat de réseautage. L’association récolte des revenus autonomes par le biais des cotisations de ses membres. Cet argent permet au regroupement d’organiser des activités de réseautage, notamment. De l’accompagnement pour les nouvelles entreprises du territoire est également offert. Le Gala reconnaissance du regroupement, mis sur pied en 2014, est par ailleurs devenu un événement prisé du milieu des affaires de l’est de Gatineau.

Doubler le membership

Il y a trois ans, l’organisme a dû mettre en place une stratégie afin de dissocier l’entité du RGA de la Basse-Lièvre et la valorisation de l’avenue de Buckingham. Le champ d’action double de l’association était devenu problématique pour le recrutement. « Les gens ne devenaient pas membres parce qu’ils n’étaient pas localisés sur l’avenue de Buckingham. Ce qu’il faut faire comprendre, c’est que oui, il y a cet aspect de notre mission, mais il y a aussi les gens d’affaires et les revenus autonomes que nous allons chercher pour nous permettre d’aider nos commerçants partout sur notre territoire. On nous associe encore beaucoup seulement à l’avenue de Buckingham et il nous reste du travail à faire de ce côté », explique Mme Parenteau.

Environ 115 entreprises sont membres du regroupement. Selon Mélisa Parenteau, l’objectif d’ici cinq ans sera de doubler ce nombre. « Il y a place à amélioration parce que nous avons un bassin potentiel d’environ 400 membres. Ce qu’on veut, c’est augmenter nos revenus autonomes pour devenir la référence dans la Basse-Lièvre », note l’entrepreneure.

Pour 2018, le RGA de la Basse-Lièvre a beaucoup de pain sur la planche. En plus de la renégociation de son protocole d’entente avec Gatineau, l’organisme devra embaucher une nouvelle personne à la direction générale puisque la dernière gestionnaire a récemment quitté la barque. « Idéalement, il faudrait aussi créer un poste de coordonnateur de l’avenue de Buckingham », conclut Mme Parenteau.