Le Dépanneur Rapido, situé sur la rue Front dans le secteur Aylmer, existe depuis 1985. 
Le Dépanneur Rapido, situé sur la rue Front dans le secteur Aylmer, existe depuis 1985. 

L'expansion du Dépanneur Rapido

Au milieu de la dernière décennie, une grande décision doit être prise pour le propriétaire du Dépanneur Rapido, Marc-André-Arvisais.  

Après y avoir jonglé pendant trois ans et sans étude de marché, M. Arvisais décide d’agrandir et de moderniser le commerce, ce qui nécessitera un investissement de quelques centaines de milliers de dollars.  « L’ancien dépanneur était rendu trop serré et ce n’était pas agréable pour les employés et les clients compte tenu de l’achalandage, explique-t-il. « Et si on voulait continuer de croître, il fallait faire quelque chose. J’avais cette vision d’être capable d’amener le magasin à un autre niveau. »

La clé de la réussite du Dépanneur Rapido, selon M. Arvisais, tient à trois choses : la qualité du service, le choix offert et les prix compétitifs. 

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Si la clientèle gatinoise est largement majoritaire à le fréquenter, le Dépanneur Rapido attire aussi 15 % d’Ontariens, estime M. Arvisais. Et la perspective de voir le gouvernement ontarien permettre la vente de la bière à grande échelle dans les épiceries et dépanneurs de la province n’effraie pas outre mesure l’homme âgé de 48 ans.

« C’est certain qu’on y pense, on sait que ça va arriver un jour. Ce sera une opportunité pour faire d’autres affaires, se démarquer autrement. On se questionne plus, on se challenge plus. »   

La relève

L’idée de créer des succursales du dépanneur ailleurs à Gatineau a effleuré l’esprit de M. Arvisais, mais il a opté au final d’agrandir son entreprise de la rue Front. 

« J’ai décidé de me concentrer à Aylmer plutôt que de faire une petite chaîne Rapido régionale et de m’éparpiller. »

Si Marc-André Arvisais a succédé à son père André, rien n’assure la pérennité de l’entreprise familiale. Ses filles Alexandra, 19 ans, et Marie-Pier, 17 ans, sont toujours aux études.

« Elles sont encore jeunes. Si un jour elles ont de l’intérêt, on verra à ce moment-là. Il n’y a pas d’obligation. »   

QUESTIONS RAPIDES...

Meilleur coup en affaires ?

L’agrandissement du commerce, sans aucun doute.

Pire coup en affaires ?

Je touche du bois, mais je n’ai pas eu de grosses affaires qui ont eu de l’impact. 

Un conseil à ceux qui veulent se lancer en affaires ?

De base, il ne faut pas compter ses heures. Ce qui doit prédominer, c’est la passion et le désir de réussir.

Une leçon apprise en affaires ?

Savoir bien s’entourer de personnes qui vont te compléter et t’aider à faire croître l’entreprise.

Un mentor ?

Mon père André. Un travailleur acharné qui m’a tout montré. 

Une destination voyage préférée ?

Le Mexique pour se reposer, l’Europe pour la culture.

Une destination à découvrir ?

Je rêve d’aller en Australie depuis que je suis tout jeune.  Ça fait partie de mon voyage de retraite.