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De la confection de bijoux à la vente au détail

CHRONIQUE- MODE / Cela fera 10 ans en août que la boutique Le Local a ouvert ses portes sur la rue Eddy, dans le Vieux-Hull. Regroupant des collections de designers québécois et canadiens, les clients sont fidèles au rendez-vous que leur ont donné les deux copropriétaires, Marie-France Roy et Marc Gagné.

Habitant à l’époque à Montréal, les deux comparses s’étaient lancés dans la confection de bijoux en bois recyclé. C’est en faisant la rencontre de nombreux designers lors d’expositions qu’ils ont réalisé qu’il manquait une vitrine qui regrouperait les designers d’ici en Outaouais. Ils ont donc saisi l’occasion pour se lancer et revenir s’installer dans leur coin de pays. Marie-France ayant grandi dans le Vieux-Hull, elle voulait contribuer au dynamisme du centre-ville.

Au Local, tous les produits, mis à part les chaussures, sont québécois ou canadiens. On y retrouve plusieurs collections de vêtements pour femmes, des bijoux et des accessoires, mais aussi une section cadeaux qui offre plusieurs produits pour hommes : produits pour la barbe, chemises, t-shirts, boxers, bracelets en plus des chaussures et pantoufles unisexes.

Prêt-à-porter accessible

Le prêt-à-porter québécois est-il réservé à une population nantie ? De moins en moins, croit Mme Roy, selon qui la clientèle est variée et a à cœur l’achat local. Oui la majorité est composée de femmes professionnelles, mais elle voit aussi des retraitées et des gens de la jeune génération venir à la boutique.

Les retraités sont à la recherche de pièces confortables et polyvalentes et les jeunes, eux, désirent des morceaux qui répondent à leur conscience éthique et écologique. Certains designers ont répondu à l’appel en créant des collections plus simples et moins onéreuses, mais qui demeurent de grande qualité.

L’un des grands atouts de la boutique est sans aucun doute son équipe chevronnée de huit personnes partageant les mêmes valeurs. Bien que le service client soit la priorité de tous, les forces de chacun sont mises à contribution pour le reste des tâches. « Il ne faut jamais rien tenir pour acquis. J’aime penser que je rentre ici et que c’est comme la première journée toutes les fois », confie Mme Roy.

De beaux projets

Depuis Noël, les gens de partout dans le monde peuvent magasiner au Local par le biais de la boutique en ligne. Celle-ci s’étoffera au fil du temps jusqu’à ce que tous les produits y soient disponibles.

Ce printemps, des soirées exclusives en groupe et des soirées VIP en solo seront également au menu. La boutique accueillera aussi une nouvelle designer parmi ses collections, en plus travailler sur le lancement des premiers morceaux de sa propre ligne de vêtements. 

Promotion

Ils restent équilibrés grâce à…

Richard Ferland
Vice-président associé
Banque Nationale

« J’investis du temps dans ma famille et mon travail. Prendre une marche avec mon chien le matin me permet d’accomplir une tâche domestique, tout en faisant un peu d’exercice et me préparer mentalement pour ma journée de travail. Nous déjeunons en famille, période dont je profite aussi pour me mettre à jour sur l’actualité. Finalement, je m’impose des limites comme de ne pas étirer inutilement les 5 à 7, et j’invite ma conjointe à m’accompagner lors d’activités d’affaires le week-end. » 

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La Société Alzheimer de l’Outaouais

CHRONIQUE - PHILANTHROPIE / Chaque mois, Le Droit Affaires vous propose de découvrir une cause, une fondation, un organisation caritative qui redonne à la communauté. Ce mois-ci, la gestionnaire des communications de la Société Alzheimer de l’Outaouais, Clèr Fraser, répond à nos questions.

Pourquoi appuyer votre cause ?

Le nombre de personnes touchées par un trouble neurocognitif majeur comme la maladie d’Alzheimer augmente de façon importante. Ce type de maladie touche la personne ayant le diagnostic ainsi que tout son entourage. Nous ne sommes qu’au début de cette progression. Heureusement, il se fait beaucoup de recherche sur ces types de maladies. Toutefois, les personnes touchées par un trouble neurocognitif sévère ont besoin de services et de soutien au quotidien. Ils ont besoin d’accompagnement. Les gens font face à des défis majeurs tout au long de l’évolution de la maladie. Nous devons déployer et consolider nos services dans tout l’Outaouais. Nous avons des familles en attente de certains services et leur nombre ne cesse d’augmenter. Nous avons besoin de financement pour pouvoir ouvrir des centres de jour, augmenter le service de répit à domicile, donner des ateliers pour les proches aidants et offrir du soutien aux familles. Nous serons tous touchés directement ou indirectement, par un trouble neurocognitif majeur. au cours des prochaines années. Il est primordial qu’ensemble nous soyons proactifs plutôt que réactifs pour notre avenir. Quand on appui la Société Alzheimer Outaouais, on investit pour soi-même et pour nos proches. 

Quels sont vos principales activités de financement ?

Nous n’avons pas de campagne de financement à proprement dit. Nous sollicitions continuellement des dons de diverses façons, dont les dons mensuels. Nous avons deux événements de financement. La première activité est une campagne éclair de collecte d’argent qui se fait par l’entremise des médias sociaux et dont toutes les sommes recueillies sont jumelées par notre partenaire majeur, le Dr. Richard Bergeron de la Clinique Mémoire Outaouais. Cette année, nous avions un objectif de 30 000$ et nous avons atteints un montant record de 41 488$. Notre deuxième événement d’envergure est notre soirée « Découverte bières et table gourmande ». Le 28 mars prochain se tiendra notre 4e édition avec la participation du bièrologue Philippe Wouters. Il s’agit d’une soirée festive qui nous permet de rencontrer les gens de la communauté qui investissent avec nous pour créer des impacts positifs dans la vie des personnes touchées par un trouble neurocognitif majeur. 

Quel est votre plus grand défi ?

La multiplication des événements de collecte d’argent et l’augmentation de la sollicitation auprès de la population oblige les organismes à s’adapter et à se renouveler pour répondre aux intérêts des donateurs et en faire des partenaires et des investisseurs sociaux. La philanthropie prend un virage depuis quelques années déjà, elle se modernise, s’actualise et se redessine pour mieux répondre aux besoins. Il faut se démarquer par nos actions et notre impact, mais pour y arriver nous avons besoin de financement et de l’aide de notre communauté.

Pour joindre la Société Alzheimer de l’Outaouais, il faut composer le 819-777-4332 ou, sans frais, le 1-877-777-0888. Vous pouvez aussi la joindre par courriel à alzheimeroutaouais.com ou visiter leur site web alzheimer.ca

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L'heureuse conciliation famille-travail chez ÉCOLEAD Communication

Grâce à ses nombreuses mesures prises en matière de conciliation famille-travail, l’entreprise gatinoise ÉCOLEAD Communication est devenue en janvier dernier la première agence de marketing de la province à obtenir le Sceau de reconnaissance octroyé par le Réseau pour un Québec Famille (RPQF). Pour sa dirigeante, Marilou Brouillet, les avantages de telles mesures pour ses employés vont au-delà des titres et des récompenses.

En outre, les employés d’ÉCOLEAD se voient notamment offrir la possibilité de réaliser des semaines de travail de quatre jours, d’effectuer du travail à distance, d’obtenir une journée supplémentaire rémunérée par année pour obligations familiales ainsi que le droit à la déconnexion.

« On offrait aussi des rabais sur des produits éco-responsables pour les aider dans leur quotidien à réduire les coûts sur certaines factures de produits », illustre Mme Brouillet.

«  En tant que dirigeante d’entreprise et maman, je comprends totalement les responsabilités auxquelles font face les parents travailleurs. Les enfants sont très importants et je crois que les employeurs doivent mettre en place les mesures nécessaires pour aider leurs employés à atteindre un bel équilibre entre la vie privée et celle professionnelle. Si nous pouvons réduire leur stress en leur offrant du soutien au quotidien, c’est non seulement l’entreprise qui en bénéficiera, mais l’ensemble de la société  », affirme la leader d’entreprise, qui se réjouit du succès des diverses initiatives mises en place. Elle remarque qu’elles ont rapidement pris la forme d’une « roue vertueuse ».

Une démarche minutieuse

Tout juste lancé vers la fin du mois de septembre dernier, le Sceau de reconnaissance en conciliation famille-travail est accordé aux organisations ayant démontré des mesures exceptionnelles en la matière. Si elle avait déjà instauré de telles mesures au sein de l’agence, Mme Brouillet désirait officialiser ses bons coups, de manière à les inscrire dans une démarche coordonnée et organisée.

Pour parvenir à l’obtention du sceau, Mme Brouillet a dû effectuer une démarche en quatre étapes auprès du RPQF. Il lui fallait, entre autres, dresser un portrait de ses employés, leur faire compléter un questionnaire standardisé, mettre en place ou bonifier des mesures de conciliation famille-travail, identifier un responsable, adopter une charte et en assurer une diffusion, puis la déposer dans leur dossier à cet effet en ligne.

« Ça [le sceau] peut être une façon pour les employeurs d’indiquer qu’ils favorisent de meilleures pratiques de conciliation famille-travail dans leur organisation. Nos recherches dans les derniers mois nous ont permis de constater que c’était un élément très recherché par les employés », soutient Marie Rhéaume, directrice générale du Réseau pour un Québec Famille.

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Plus de profits et moins de créativité avec une franchise

Lorsque les amateurs de café aperçoivent la petite sirène verte à l’effigie du géant Starbucks, ils savent à quoi s’attendre, fait remarquer le copropriétaire de la franchise de la rue Wellington au centre-ville de Gatineau, Joe Rego.

C’est là l’un des grands avantages de faire partie d’un réseau de franchises, renchérit l’homme d’affaires qui détient d’autres commerces avec sa conjointe Isabelle Lacroix, dont Le Cellier, le Quai St-Raymond et Olivia.

La preuve : quelque 450 personnes ont convergé vers sa franchise lorsqu’elle a ouvert ses portes le 3 septembre 2017. Depuis, le commerce sert en moyenne 700 amateurs de café par jour.

« Il ne faut pas se le cacher, à chaque fois que tu ouvres un commerce et que tu n’as pas une image de marque solide ou même si tu essaies, ça prend du temps avant d’attirer du monde. Moi, j’ai toujours voulu avoir un café, mais si j’avais ouvert le « Joe’s café », ça m’aurait probablement pris un an et demi avant d’attirer 400 personnes par jour », lance-t-il.

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Les avantages d'une franchise, selon Nancy Raymond

La présidente de Steamatic Canada, dont le siège social est situé à Gatineau, voit pour sa part plusieurs bénéfices pour un franchisé.

«L'avantage d’être dans une franchise est que tu as plein de services offerts par le siège social, fait valoir Nancy Raymond. Tu peux alors te permettre de vraiment t’occuper de tes propres opérations et ressources humaines sans avoir à t’occuper du développement des affaires, d’aller chercher des clients, de savoir soumissionner etc. C’est vraiment un beau modèle d’affaires pour un entrepreneur qui a l’esprit d’équipe. »

Mme Raymond est devenue, il y a trois ans, la maître-franchiseur de Steamatic au Canada, une entreprise de reconstruction après-sinistre qui a vu le jour il y a un peu plus de 50 ans.

« Depuis la nouvelle administration, il y a trois ans, le cœur de nos opérations est vraiment le service total après un sinistre, donc de l’urgence à la reconstruction complète », explique-t-elle.

Ce nouveau virage a toutefois nécessité, dit-elle, un « ménage » au sein des franchisés de Steamatic Canada, afin d’assurer une meilleure conformité des services offerts à l’échelle du pays. 

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Plus de profits et moins de créativité avec une franchise

« La première année a été d’apprendre à se connaître entre la nouvelle administration et les franchisés existants dans le réseau. Au fil du temps, on a fait un ménage. Si les franchisés n’offraient pas le service que nous voulions en matière de service total de A à Z ou encore qu’ils n’adhéraient pas à la nouvelle vision, bien à ce moment-là on se séparait», indique la présidente.

Cette conformité est essentielle, précise Mme Raymond, qui dit ainsi pouvoir assurer la fiabilité du service partout au pays aux compagnies d’assurance avec lesquelles elle négocie des contrats.

« Pour pouvoir leur garantir une satisfaction de service, la relation de confiance avec le franchisé est primordiale. Donc moi je dois pouvoir être capable de référer n’importe lequel de mes franchisés à travers le Canada les deux yeux complètement fermés », soutient-elle.

Trois ans plus tard, Steamatic Canada est passé de 32 à 45 franchisés au pays. Mme Raymond souhaite élargir davantage les tentacules de son réseau. Elle courtise des prospects en Nouvelle-Écosse, un endroit où l’entreprise est absente et espère éventuellement compter une dizaine de franchisés.

M. Lévesque souhaite aussi élargir encore davantage son réseau de franchisés au Québec. Il prend ainsi à l’occasion son « bâton de pèlerin » et participe à des salons de fournisseurs, où il peut rencontrer entre 200 et 300 investisseurs potentiels.

Sa première expérience en tant que franchiseur dans un salon l’a d’ailleurs pris par surprise. 

« Moi j’allais là pour présenter mon produit, mais ce n’est pas cela que les gens voulaient savoir », se remémore-t-il. « Les questions étaient vraiment différentes. J’ai donc dû m’ajuster, car derrière mon kiosque au salon, il y avait Coors, Tim Hortons, Pizza Hut, Boston Pizza et autres », poursuit-il.

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Jason Maxwell et 1Clean Air: réussir à 25 ans

Pendant quelques secondes qui lui ont plutôt semblé des heures, le 23 novembre dernier, Jason Maxwell a senti le temps s’arrêter. Il venait d’apprendre que la Chambre de commerce de Gatineau lui décernait un prix Excelor pour son entreprise 1Clean Air, un commerce que lui a légué son père qui s’est éteint il y a cinq ans et dont l’anniversaire était justement le 23 novembre.

« Il devait être là, quelque part, s’est alors dit Jason Maxwell. On ne le voyait pas, mais il a dû être extrêmement fier. C’est certain qu’on pensait à ça et on dit qu’il nous a peut-être donné un coup de main pour y arriver. »

Ce moment-là, en plus de représenter une coïncidence invraisemblable, était une véritable « tape dans le dos » pour souligner le travail qu’a entrepris Jason Maxwell afin de reprendre et faire fleurir l’entreprise familiale. 

Au cours des cinq dernières années, 1Clean Air est passée de sept à 30 employés. « Le temps a complètement filé, on n’a rien vu passer. »

Au début, 1Clean Air offrait le nettoyage de tapis, et s’est tranquillement spécialisé dans le nettoyage de conduits d’air. Depuis, l’entreprise a fait l’objet d’une croissance exponentielle, notamment grâce à l’achat d’une seconde franchise, en 2015. 

L’humilité, c’est ce qui fait sa réussite, assure Jason. « L’une des clés de notre succès, c’est de ne pas laisser l’argent passer par-dessus les valeurs familiales. (...) Il ne faut pas oublier qu’on est tous égaux. L’argent, les décisions, le pouvoir, ça crée d’autres problèmes. Il faut rester humble. »

Un jeune homme accompli

À seulement 25 ans, Jason Maxwell a compris ce que bien des entrepreneurs prendront toute une vie à réaliser, à savoir que ce ne sont pas ses employés qui travaillent pour lui, mais bien lui-même qui est à l’oeuvre pour eux. 

Pouvoir offrir une bonne qualité de vie aux membres de son entourage représente pour le jeune dirigeant sa plus grande fierté. Autour de lui, on retrouve son frère, sa mère, sa conjointe, son cousin, son oncle et des amis de la famille. Bref, des gens à qui il est heureux de pouvoir offrir de bons salaires, des régimes de retraite et l’impression de faire partie d’une grande famille. 

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Karine Silva: la construction au féminin

Manuel Silva, entrepreneur en construction bien connu en Outaouais, avait fait cette promesse à sa fille Karine, il y a 17 ans de cela. Mais la mort prématurée du père est venue briser ce rêve.

La vie a conduit Karine vers d’autres cieux. Cette fille d’entrepreneur s’est plutôt dirigée vers les communications, le coaching et la gestion d’une clinique privée. Rien à voir avec le marteau ou le mortier.

Puis, à l’aube de ses 40 ans, Karine Silva a constaté un manque. « J’aimais ce que je faisais, mais je me questionnais sur mon avenir. J’ai fait une grosse réflexion, puis mon frère Alexandre m’a dit qu’il aimerait que je travaille avec lui, pour sa compagnie de construction. On est nés là-dedans, qu’il me disait. »

Alors l’automne dernier, la fille de l'entrepreneur général spécialisé en fondation et coffrage a effectué un virage majeur dans sa vie. La femme des communications et du coaching est devenue la vice-présidente de Silva Construction, l’entreprise de son frère Alexandre, qui compte une dizaine d’employés.

Quelques semaines plus tard, elle est devenue la première femme depuis un quart de siècle à siéger au conseil d’administration de l’APCHQ, l’Association provinciale des constructeurs d’habitations du Québec en Outaouais et au Nord-Ouest. Elle a même obtenu un poste au sein de l’exécutif dans cette industrie composée essentiellement d’hommes. En fait, à peine 1,4 % des employés dans la construction au Québec sont des femmes.

Place aux femmes

« Il faut que les femmes prennent leur place, dit-elle, qu’elles écoutent leur petite voix sans se préoccuper des préjugés. »

C’est le président de l’APCHQ de la région, Mathieu Lucas, qui l’a approchée pour faire partie du conseil. « Je voulais rajeunir le conseil d’administration et les temps changent, il y a de plus en plus de femmes qui gèrent des compagnies de construction. Je voulais qu’elles soient représentées », explique-t-il. Et comme Mme Silva possède une grande expérience en gestion, son nom a fait l’unanimité au sein du conseil d’administration.

Pour encourager les femmes à intégrer le monde la construction, Mme Silva est aussi devenue membre des Elles de la construction, un réseau provincial qui milite pour l’avancement de la place des femmes dans ce milieu.

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« Nous pouvons tous être de grands bâtisseurs » Anticiper les tendances, depuis 35 ans déjà.

Le 35e anniversaire de Brigil commence bien. Gilles Desjardins, président du Groupe Brigil, a reçu en février le Prix Grand Bâtisseur de l’Outaouais – décerné pour la première fois – de l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ) de la région de l’Outaouais et Nord-Ouest.

En chiffres, Brigil, c’est avant tout plus de 10,000 familles logées dans la région de la capitale nationale du Canada depuis 35 ans. Ce n’est que le début. Selon les derniers recensements fédéraux et provinciaux, la population de la région augmente d’environ 25,000 résidents chaque année.

Afin d’anticiper les besoins générés par cette croissance, l’entreprise prévoit la mise en chantier de 1 600 unités à Ottawa-Gatineau d’ici la fin 2020, et la livraison de plus de 8 400 logements d’ici cinq ans.

Le moins que l’on puisse dire de Gilles Desjardins, c’est qu’il est visionnaire. Il y a déjà 20 ans, il avait prévu où seraient aménagées les constructions à haute densification. « On a fait des études. J’ai acquis des terrains à l’époque et on a travaillé fort pour obtenir le bon zonage. Parfois, ça prend plus de temps que prévu, mais aujourd’hui ces projets arrivent à maturité. »

L’homme d’affaires donne pour exemple le site de la ferme Columbia, acquis en 2006 et pour lequel il a obtenu le feu vert de la ville en 2016, soit 10 ans plus tard. La construction, qui a débuté en novembre 2019, permettra l’aménagement de 240 unités qui assureront à la fois la protection du joyau patrimonial que représente la ferme Columbia, et le renouvellement d’un des plus importants quartiers de Gatineau.

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CAT-B de La Cité. Vous voulez bio-innover?

Entrepreneurs, vous avez une idée de développement en biotechnologie de la santé, biotechnologie agricole ou industrielle? Nous avons les ressources et l’expertise pour vous aider à la réaliser.

Le Centre d’accès à la technologie en bio-innovation (CAT-B) du Collège La Cité contribue au secteur de la biotechnologie en accélérant l’innovation dans les entreprises par le soutien au développement et l’amélioration des produits. Notre modèle d’affaires repose sur un partenariat avec l’industrie pour la réalisation de recherche appliquée, cofinancée par des fonds publics et privés. Dans ce modèle de partenariat, la propriété intellectuelle des prototypes est transférée aux entreprises. 

Expertise de haut niveau

L’équipe du CAT-B de la Cité est constituée de personnel de recherche, de professeurs-chercheurs et d’étudiants du Baccalauréat spécialisé en biotechnologie, qui travaillent en étroite collaboration avec les entreprises privées et les institutions partenaires. Formée de professionnels qui ont su s’adapter à un environnement de recherche et développement en constante évolution, elle regroupe des spécialistes conscients de la réalité des entrepreneurs avec lesquels il est agréable de travailler.

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Est-ce qu’on vous vole du temps?

Vous est-il déjà arrivé d’entrer dans le bureau d’un employé et de constater qu’il/elle était sur Facebook ou un autre réseau social, plutôt que de s’affairer à sa tâche? De voir un commis penché sur son cellulaire de longues minutes? Et que dire de celui ou celle qui accapare votre temps pour vous raconter sa fin de semaine?

Le temps est une des commodités les plus prisées en ce début de siècle, à tel point qu’on lui accorde parfois plus d’importance qu’à l’argent dans les conditions d’embauche. Pour le workoholic, celui qui perd du temps est un paresseux qui nuit à l’entreprise. Le vol de temps est un problème sérieux, évidemment, mais attention de ne pas tirer de conclusions trop hâtives.

  • Les tâches de bureau sont-elles longues, accaparantes et répétitives? Il est normal et même souhaitable de faire une pause pour se changer les idées.
  • Vos employés moins performants présentent-ils un trouble du déficit de l’attention (TDA) qui rend difficile de garder le focus sur une seule tâche à la fois?
  • Votre personnel est-il bombardé par une multitude de courriels qui le concernent peu ou pas?
  • Les tâches à accomplir sont-elles claires et bien réparties?
  • Souffrez-vous de « réunionite aigüe »?

Changez la routine

Comme vous le voyez, avant de pointer un doigt accusateur envers le collègue fautif, il convient de procéder à un examen de l’environnement de travail. Pourquoi les réseaux sociaux sont-ils si populaires? Parce qu’ils offrent du contenu sans cesse changeant et savent stimuler le sentiment de plaisir.  Votre entreprise devrait elle aussi offrir des défis stimulants. Encouragez les rétroactions constructives, source de motivation. Assurez-vous que le travail soit encadré par des attentes claires et renouvelées quant aux délais et aux tâches à accomplir. 

Il reste que certains employés sont peut-être sous-utilisés, ou alors ils vivent des problèmes familiaux. Certains ne sont simplement pas « sur leur X », c’est-à-dire dans le bon emploi. Il convient d’en discuter avec eux et d’apporter les ajustements nécessaires. Un suivi permettra d’évaluer l’éventuelle amélioration ou non de la situation.

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Pharmacie Brisson: être au coeur de l'action

Les choses n’ont pas vraiment changé en 100 ans à la Pharmacie Brisson de la Basse-Ville d’Ottawa. En 1921, lorsque Hermas Brisson a ouvert les portes de sa pharmacie à l’angle des rues Dalhousie et Guigues - l’une des premières pharmacies francophones d’Ottawa - sa devise était : le client avant tout.

On raconte même qu’il n’était pas rare que Hermas Brisson descende en pleine nuit de son appartement du deuxième étage de son commerce, là où lui et son épouse Hélène élevaient leur sept enfants, pour aider un client qui avait urgemment besoin d’un médicament.

Cette volonté d’aider son prochain et de contribuer à sa communauté ne s’est jamais démentie dans cette entreprise familiale franco-ontarienne. Hermas l’a léguée à son fils Ferdinand en 1962, qui lui l’a léguée à son tour, en 1984, à son fils Jean.

Le paysage de la Basse-Ville d’Ottawa a évidemment changé au fil des 100 dernières années. La société a évolué. Mais à la Pharmacie Brisson, c’est un peu comme si le temps s’était arrêté. Elle est demeurée une pharmacie de petite surface qui a maintenu son aspect intime et familial. Et la devise est demeurée la même de père en fils et de décennie en décennie: le client avant tout.

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« C’est vrai qu’on est resté un peu figé dans le temps, dit en souriant le pharmacien Jean Brisson. C’est-à-dire qu’on offre un service comme dans le bon vieux temps. Et je pense que les gens aiment le fait qu’on n’ait pas tellement changé au niveau du service à la clientèle. Ici, on n’a pas de répondeur. Il n’y a pas une machine qui vous indique d’appuyer sur le « 1 » puis sur le « 2 » avant de vous mettre en attente. Trouvez-moi une autre entreprise qui fait encore ça ? Je veux garder ce contact humain avec le client. On a souvent l’impression que ce genre de service appartient à une autre époque. Nous, c’est dans notre tradition. » 

Denis Gratton: Ce service personnalisé serait donc le secret de la longévité de votre commerce ?

Jean Brisson: Je crois que oui. Ainsi que le professionnalisme de nos employés. Et il y a aussi le fait que nous soyons francophones. Nous avons des clients qui nous sont fidèles de génération en génération. Leur grand-père était client ici. Leur père venait ici. Beaucoup de nos clients sont francophones. Mais j’avoue que ça change. Notre chiffre d’affaires est en croissance, mais le pourcentage de clients francophones a un peu diminué au cours des dernières années. Plusieurs sont déménagés dans les secteurs d’Orléans ou de Vanier. Et pour ceux qui ont voulu rester avec nous, nous offrons la livraison jusqu’à Orléans et Kanata. Mais que nos clients soient francophones ou anglophones, et que nous soyons francophones ou non, je pense que les gens aiment venir ici pour l’ambiance et le service bilingue. Vous savez, se procurer des médicaments n’est pas comme se commander une pizza. Il faut que tu puisses t’exprimer pour que la personne te comprenne, et qu’elle te comprenne bien. C’est essentiel, c’est une question de santé. Si ton pharmacien ne te comprend pas, ou si tu ne comprends pas ton pharmacien, c’est frustrant et tu vas aller ailleurs. Le contact humain dans les soins de santé devient de plus en plus difficile à obtenir. Pour nous, ce contact humain est essentiel. Et j’aime être au coeur de l’action.

DG: Que voulez-vous dire par être au coeur de l’action ?

JB: En 1995, lorsque j’ai refait le design de la pharmacie ( qui se trouve maintenant à l’angle des rues Dalhousie et Murray ), j’ai voulu que le client aperçoive le pharmacien dès qu’il entre dans le commerce. Je ne voulais pas être à l’arrière, caché dans le fond, comme c’est le cas dans la plupart des autres pharmacies. Il n’y a pas de barrière ici, c’est un peu comme un aquarium. ( Rires ). Quand quelqu’un entre, je veux lui dire « bonjour ». Je veux être au coeur de l’action plutôt que d’être à l’arrière, caché de l’action.

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L'expansion du Dépanneur Rapido

Au milieu de la dernière décennie, une grande décision doit être prise pour le propriétaire du Dépanneur Rapido, Marc-André-Arvisais.  

Après y avoir jonglé pendant trois ans et sans étude de marché, M. Arvisais décide d’agrandir et de moderniser le commerce, ce qui nécessitera un investissement de quelques centaines de milliers de dollars.  « L’ancien dépanneur était rendu trop serré et ce n’était pas agréable pour les employés et les clients compte tenu de l’achalandage, explique-t-il. « Et si on voulait continuer de croître, il fallait faire quelque chose. J’avais cette vision d’être capable d’amener le magasin à un autre niveau. »

La clé de la réussite du Dépanneur Rapido, selon M. Arvisais, tient à trois choses : la qualité du service, le choix offert et les prix compétitifs. 

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Dépanneur Rapido: «Y'as tu de la bière icitte»

Si la clientèle gatinoise est largement majoritaire à le fréquenter, le Dépanneur Rapido attire aussi 15 % d’Ontariens, estime M. Arvisais. Et la perspective de voir le gouvernement ontarien permettre la vente de la bière à grande échelle dans les épiceries et dépanneurs de la province n’effraie pas outre mesure l’homme âgé de 48 ans.

« C’est certain qu’on y pense, on sait que ça va arriver un jour. Ce sera une opportunité pour faire d’autres affaires, se démarquer autrement. On se questionne plus, on se challenge plus. »   

La relève

L’idée de créer des succursales du dépanneur ailleurs à Gatineau a effleuré l’esprit de M. Arvisais, mais il a opté au final d’agrandir son entreprise de la rue Front. 

« J’ai décidé de me concentrer à Aylmer plutôt que de faire une petite chaîne Rapido régionale et de m’éparpiller. »

Si Marc-André Arvisais a succédé à son père André, rien n’assure la pérennité de l’entreprise familiale. Ses filles Alexandra, 19 ans, et Marie-Pier, 17 ans, sont toujours aux études.

« Elles sont encore jeunes. Si un jour elles ont de l’intérêt, on verra à ce moment-là. Il n’y a pas d’obligation. »   

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Dépanneur Rapido: « Y’as-tu de la bière icitte »

Prétendre que le Dépanneur Rapido brasse de grosses affaires relève de l’euphémisme. Cette entreprise gatinoise du secteur Aylmer vend annuellement l’équivalent de quelque 300 000 caisses de 24 bouteilles ou canettes de bière, ce qui le classe parmi les cinq meilleurs vendeurs du précieux liquide houblonné au Québec. Pas pour rien qu’il fait suivre l’épithète Le Géant de la Bière à sa marque de commerce.

Et n’allez surtout pas dire à son propriétaire, Marc-André Arvisais, que la modération à bien meilleur goût lorsque vient le temps de commenter la vaste sélection de bières offerte à sa clientèle. Blonde, brune, noire ou rousse en provenance des microbrasseries ou des brasseurs traditionnels, plusieurs d’entre elles sont d’ici et beaucoup d’autres d’ailleurs. Plus de 500 marques de bière sont réparties sur un espace commercial de 4000 pieds carrés. Une sorte de multinationale qui fait voyager, à défaut d’avoir pignon sur rue à Berlin, Sydney ou Sapporo.

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L'expansion du Dépanneur Rapido

Si la bière assure la notoriété du Dépanneur Rapido, elle compte toutefois pour un peu moins de 50 % de son chiffre d’affaires. Les produits d’épicerie, de charcuterie, du vin, du tabac, des loteries et de la buanderie adjacente à l’édifice attirent aussi les clients.

Les débuts

C’est en 1985 que le père, André Arvisais, aujourd’hui âgé de 80 ans, et sa famille quittent le secteur Gatineau pour aller opérer ce qui allait devenir le Dépanneur Rapido. Et c’est dès l’âge de 13 ans que le fils Marc-André s’implique dans l’entreprise. 

« On comptait les 25 sous de la buanderie, puis on les roulaient dans de petits sacs de bonbons, on travaillait à la caisse et dans les bouteilles vides », se souvient-il.

Tout en continuant à y travailler à temps partiel, Marc-André Arvisais complète un baccalauréat en microbiologie et un certificat en immunologie à l’Université de Montréal. 

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La vente à découvert

Alors que de trois à quatre années sont positives en moyenne sur les marchés boursiers et qu’à long terme le rendement des actions américaines a été de près de 10 % annuellement, plusieurs raisons peuvent amener un spéculateur à vouloir miser sur la baisse du cours d’une action.

Outre les produits dérivés qui feront l’objet d’une prochaine chronique, la méthode la plus simple pour y parvenir est la vente à découvert, un mécanisme qui a enrichi plusieurs intervenants boursiers lors de l’importante récession mondiale de 2008-2009.

Cette méthode, vraisemblablement inventé en 1609 par un Hollandais actionnaire de la Dutch East India Company, consiste à emprunter à son courtier des actions d’une compagnie qui s’échangent sur une bourse et de les vendre sur ce marché, avec promesse de les racheter plus tard pour les remettre ultimement au courtier qui vous les ont prêtées. Le profit potentiel est la différence entre la vente initiale et le rachat subséquent. Voici l’exemple d’une transaction à profit :

- Vente initiale de 1 000 actions de ABC à 15 $

- Rachat de ces 1 000 actions à 8 $

- Gains totaux de 7 000 $

Ce type de gain est normalement détesté par les dirigeants d’entreprises publiques, qui ont l’intérêt contraire de voir grimper la valeur des actions des entreprises qu’ils dirigent.

Certaines firmes ont comme unique stratégie la vente à découvert. Ces firmes sont habituellement les premières à découvrir les grandes fraudes boursières. Leur objectif premier est de trouver les actions de compagnies qui s’échangent à un prix plus élevé que leur valeur intrinsèque, souvent nulle dans le cas d’une fraude.

Jim Chanos, de la firme Kynikos Associates, a été l’un des premiers à sonner l’alarme sur les méthodes comptables très flexibles de Enron, le géant américain de l’énergie qui a fait faillite en 2001. Chanos avait massivement vendu à découvert le titre de Enron, empochant du coup d’énormes profits.

Ces spéculateurs sont également actifs au Canada. Muddy Waters et Citron Research ( des noms plus qu’appropriés ), ont vendu à découvert les titres de Valeant Pharmaceuticals et de Sino-Forest, qui ont vu leur capitalisation s’effondrer en raison d’importantes fraudes pour Sino-Forest et de mauvaises pratiques pour Valeant.

Une autre façon d’utiliser la vente à découvert est la mise en place d’une transaction dite à marché neutre. L’exemple classique est d’acheter les actions de Coke et de vendre à découvert, pour le même montant, celles de Pepsi. Ainsi, quoi que fasse le marché dans son ensemble, qu’il monte ou qu’il baisse, la transaction sera fructueuse si l’action de Coke fait mieux que celle de Pepsi.

Outre le marché neutre, la vente à découvert est une stratégie risquée et la perte est potentiellement illimitée. Plusieurs firmes ont dans les dernières années vendu à découvert le titre de Tesla, en raison de profits inexistants et de ventes décevantes. Le titre du constructeur automobiles s’échange aujourd’hui à plus de 500 $, en forte hausse au cours des douze derniers mois. Ceux qui ont misé contre le charismatique Elon Musk s’en morde les doigts aujourd’hui. 

En terminant, pour ceux qui ne l’aurait pas fait encore, je vous invite à regarder le film « The Big Short » basé sur le livre de Michael Lewis. Il présente divers intervenants qui ont profité de la débâcle de 2008-2009 pour enrichir leurs investisseurs. Sommes-nous prêts pour le prochain crash ?

Notre chroniqueur Martin Lalonde est président de la firme Investissements Rivemont, une institution financière gatinoise spécialisée en gestion de portefeuilles.

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Pour une succession à succès

Personne ne planifie d’échouer; mais on échoue souvent la panification. Cet adage s’applique particulièrement à la succession des entrepreneurs, dont certains n’ont toujours pas rédigé de testament, tandis que ceux qui en ont un négligent parfois de le mettre à jour. Or, le testament est le seul moyen dont vous disposez pour la gestion de vos biens après votre décès. Cette chronique se veut la première de deux sur la planification des successions et celle-ci traitera des considérations générales.

Le testament est un acte juridique unilatéral, dans le sens où il vise à disposer de façon ordonnée des biens du testateur, contrairement à un contrat qui dicte la relation entre deux ou plusieurs parties au sujet d’un objet quelconque. La loi prévoit par ailleurs certaines règles qui régissent sa confection et le régime qu’il crée. Le testament ne se substitue pas à la convention unanime entre actionnaires; il en est le complément. Bien que chaque testament ait ses particularités, il importe de souligner ces points importants en tant que « trucs et astuces » pour assurer une planification successorale optimale:

Faites votre bilan patrimonial

C’est le terme élégant qui réfère à l’inventaire de vos biens personnels et d’affaires incluant vos actions, placements, etc. Facilitez le travail du liquidateur en répertoriant vos numéros d’identification personnels (NIP), vos codes d’accès et mots de passe d’ordinateur, de cellulaire et d’Internet dans un écrit auquel le liquidateur pourra se référer. Et n’oubliez pas d’indiquer où est cachée la petite clé de votre coffret de sûreté à la banque!

• Choisissez bien votre liquidateur

Le candidat choisi doit faire preuve d’une grande intégrité, de minutie, de transparence… et de patience. Le liquidateur procédera à l’exécution de vos dernières volontés. Dans une région frontalière comme ici, sachez que le choix d’un liquidateur d’une autre province pourrait avoir un impact logistique sur la liquidation. Enfin, les dépenses liées à son travail étant couvertes à même les fruits de la succession, vous préférerez sans doute choisir quelqu’un qui vit dans votre région afin de minimiser les dépenses.

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Les franchises: acheter son emploi

Alors que certaines personnes recherchent activement un emploi, d’autres se l’achètent tout simplement. Bienvenue dans l’univers des franchisés. Le Droit AFFAIRES s’est entretenu avec des gens d’affaires de la région, aussi bien des franchiseurs que des franchisés, afin de découvrir les avantages et les inconvénients de ces deux côtés de la médaille.

Dépanneur, sushi, pizza, station-service, café ou commerce de vente au détail ? Les occasions d’achat de franchises pullulent dans la région et ce, tant du côté d’Ottawa que de Gatineau.

Sur le site Internet occasionfranchise.ca, les franchiseurs Boston Pizza, Harveys, Chaussures Pop, Cardio Plein Air et autres rivalisent d’astuces pour inciter les intéressés à se procurer une franchise pour aussi peu que 1500 $, 35 000 $ ou bien 500 000 $.

À Ottawa, le salon annuel Franchise Expo, qui aura lieu en octobre prochain au EY Centre, près de l’aéroport d’Ottawa, réunira aussi de nombreux franchiseurs de toutes sortes en quête de prospects prêts à investir dans l’achat d’une franchise.

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En toute franchise

La Banque Nationale peut vous aiderUne bonne idée, la franchise pour se lancer en affaires ?  Oui, si vous avez l’âme d’un franchisé et si vous connaissez les règles.

Acheter une franchise permet de profiter de l’expérience opérationnelle du franchiseur et de suivre un modèle d’affaires bien rodé, tout en bénéficiant de la notoriété de la marque et de l’achalandage qu’elle peut nous apporter, explique un expert des franchises à la Banque Nationale. « Cela peut calmer les inquiétudes du nouvel entrepreneur, puisque le franchiseur lui apporte son soutien », illustre-t-il. Le franchiseur s’occupe également du marketing et des campagnes de publicité.

Le démarrage est beaucoup plus rapide avec une franchise. Pour une première expérience dans le monde des affaires, opter pour la franchise permet donc  de réduire les risques. En matière de financement,  les institutions financières prêteuses sont aussi plus enclines à délier les cordons de leur bourse.

Magazine Affaires

Le réveil de la scène culinaire d’Ottawa-Gatineau

CHRONIQUE - SCÈNE CULINAIRE / La scène culinaire régionale est-elle en train de s’éveiller ? Nous en avons quelques indices, et c’est bienvenu !

Au cours des dernières années, la Chaîne des rôtisseurs, un club de gastronomes établi dans la capitale depuis plus de 50 ans, a cessé ses dîners mensuels. Momentanément, peut-être.

Le Salon des vins et de la gastronomie d’Ottawa, mieux connu sous son nom anglais  Wine and Food Show  a lui aussi fait une pause depuis 2017. Il avait commencé en 1985 au Centre des congrès d’Ottawa, et a duré 33 ans. Dans ses belles années, dans les années 1990 et 2000, c’était l’événement à ne pas manquer à l’automne.

Idem pour le Rendez-vous des saveurs de l’Outaouais, qui regroupait une dizaine de restaurants depuis 1995. Ce festival, toujours organisé à Gatineau, a duré une vingtaine d’années, d’abord à la Maison du citoyen, puis au Casino du Lac-Leamy. 

Enfin, dernier signe des temps, les dîners gastronomiques que des restaurants accueillaient ponctuellement se faisaient plus rares. Il n’y avait plus que le championnat culinaire, à Ottawa tous les mois de novembre, qui survivait. Mais c’est un événement plus guindé qui a longtemps été connu sous le vocable des Gold Medal Plates. La finale régionale, qui ne durait qu’une journée, a laissé place à la finale nationale, répartie sur trois jours en janvier.  

La popularité des microbrasseries les a remplacés avec de multiples dégustations de bières tant au printemps qu’à l’automne. Les foules continuent d’y accourir. Mais des soirées culinaires, cela semblait mort et enterré.

Jusqu’à tout récemment.

Soudainement, il y a comme une renaissance qui est en train de s’opérer.

Un nouveau happening culinaire s’organise en avril au Centre Shaw, là même où le Wine and Food Show a vécu tant de belles années. Cette nouvelle célébration de tout ce qui est vins et nourriture s’appelle Crave et est organisé par DNA Live, une firme de production d’événements, en collaboration avec Ottawa Venues, qui détient des participations dans plusieurs restaurants autour du marché By.

« Nous voulons recréer l’excitation qu’il y avait de bien s’habiller et de venir au Centre Shaw pour une délicieuse soirée », a résumé Ali Shafaee, directeur exécutif de DNA Live. C’était vraiment chose à voir, sauf lorsque les soirées chics se métamorphosaient en de trop fréquentes beuveries. DNA Live dit qu’elle veillera au grain.

M. Shafaee prévoit compter sur un minimum de 60 kiosques, dont environ 25 réservés pour des restaurants. C’est un pari ambitieux à si courte échéance.

Il s’attend à environ 7000 visiteurs qui seraient disposés à payer 20 à 25 $ chacun pour entrer. Si ça fonctionne bien, M. Shafaee prévoit déjà tenir un autre week-end du même genre, mais à l’automne. On s’informe à craveottawa.ca

Du nouveau au CNA

Le Centre national des Arts ( CNA ) s’est aussi mis de la partie en lançant une nouvelle série d’événements culinaires baptisés « Chefs en résidence - Resident Chefs ». 

L’idée du directeur de la restauration, Nelson Borges, et du chef exécutif Kenton Leier, est d’offrir la salle à manger totalement rénovée du CNA pour tenir, tous les deux mois, des soirées exclusives en compagnie de chefs de partout au pays. Déjà le CNA a accueilli deux chefs de talent, mais méconnus. Établi en Saskatchewan, Rich Francis a été le premier mis en vedette, en septembre 2019. Ses origines autochtones bien franches ont séduit plusieurs convives. Puis, Ryan Hotchkiss a pris la relève en janvier. Son carpaccio de daurade ( oui, un poisson, par un Albertain ! ) a frappé l’imagination, bien plus que le contrefilet de boeuf de l’Ouest en plat principal.