Richard Lamarche et Carole Alain

Règles d’or des couples qui réussissent en affaires

Ils jonglent avec les chiffres sous la couette et parlent boulot, de l’auto au bureau, tantôt de gestion du personnel, tantôt au sujet des acquisitions ou encore de leurs projets d’expansion. Qui ça? Ces couples qui, en amour comme en affaires, conjuguent au quotidien vie professionnelle et personnelle. Afin de démystifier ce qui fait leur succès, Le Droit AFFAIRES s’est entretenu avec quatre duos à la tête d’entreprises de la région qui, ensemble, cumulent 115 années d’expérience en affaires.

Gérer les conflits et les divergences de vue pouvant survenir au sein de l’entreprise, s’entendre sur la conciliation travail-famille et traverser les périodes financièrement instables sans y laisser sa peau et son couple. Voilà autant de défis qui guettent les gens d’affaires partageant une vie sentimentale.

Et pourtant, il semble que les avantages à être un couple en affaires sont plus nombreux que les inconvénients, de l’avis des propriétaires de Vitrerie PL, Pierre Latreille et Jacqueline Frenette.

«On a découvert qu’on avait des affinités à travailler ensemble. On trouvait qu’on faisait de bons partenaires d’affaires en plus de notre vie personnelle», affirme M. Latreille, qui a ouvert son commerce il y a 25 ans, sur la rue Saint-Louis à Gatineau.

Ce n’est qu’il y a 11 ans que sa conjointe a quitté son poste de fonctionnaire au fédéral, pour s’occuper à temps complet de la comptabilité au sein de l’entreprise de vitrerie commerciale et industrielle.

Des tâches partagées

De l’avis des deux partenaires, le fait d’avoir des responsabilités biens partagées et complémentaires constitue un précieux atout afin de maximiser les chances de succès et de minimiser les sources potentielles de conflits.

«Tous les deux, on a des domaines d’expertise complètement différents. Pierre est un expert vitrier, alors la gestion de projets est son expertise, alors que moi, c’est plus le côté administratif, le réseautage et la gestion financière. Alors on n’a pas tendance à se piler sur les pieds. Il y a un respect mutuel qui s’est créé entre nous deux», avance Mme Frenette.

C’est aussi l’avis des autres couples interrogés, dont Ghislain Guindon et Andrée Labrosse, propriétaires depuis 1986 d’Ameublement BrandSource Desrochers, à Plaisance, et de Meubles La Détente, établis à Gatineau depuis 1995.

«On s’occupe de dossiers spécifiques, tout en se consultant, mais sans jamais piler sur les pieds de l’autre. On a tellement de travail de toute manière, alors chacun mène ses dossiers», lance Mme Labrosse sur le ton de l’humour.

Il reste que, selon elle, le fait de pouvoir répartir les tâches et d’en discuter à deux, avec un partenaire qui connaît bien le sujet, constitue un précieux avantage. «C’est moins lourd à porter sur les épaules», fait-elle valoir.