La mission locale de l’APICA

Qu’ont en commun le défilé du père Noël d’Aylmer, le marché de Noël d’Aylmer, le Festival du Vieux-Aylmer et le Vieux-Aylmer se sucre le bec? Le secteur gatinois d’Aylmer bien entendu, mais aussi l’APICA, l’Association des professionnels, industriels et commerçants d’Aylmer qui fête cette année son 40e anniversaire. Si les deux premiers événements volent maintenant de leurs propres ailes, le Festival du Vieux-Aylmer et le Vieux-Aylmer se sucre le bec restent toujours sous la férule de l’APICA.

Selon le président de l’APICA, François Sylvestre, et la directrice générale, Suzanne Bossé, de telles initiatives sont au coeur même de la mission qui anime l’organisme.  

«Notre priorité porte sur l’achat local. Si on veut que les commerçants continuent d’avoir pignon sur rue à Aylmer, il faut que les gens viennent les encourager.  Il faut avoir des activités qui attirent aussi les gens d’ailleurs», explique M. Sylvestre.

Forte de ses 110 membres, l’APICA a comme mandat de stimuler et de soutenir tous ceux qui font des affaires à Aylmer afin de relever les défis du développement socio-économique de la région. 

Changement majeur à l’APICA depuis un an, l’organisme a agrandi sa zone d’intervention qui se limitait à peu de choses près à la rue Principale, une artère à la fois patrimoniale et d’ambiance. «Grâce au nouveau protocole d’entente intervenu avec la Ville de Gatineau, l’APICA est maintenant capable de dépasser le Vieux-Aylmer, de sortir de la rue Principale entre la rue Front et le boulevard Wilfrid-Lavigne, une sorte de mur de la honte. Ce qui fait que maintenant on peut avoir des activités dans le parc industriel et aussi dans des endroits comme les Galeries Aylmer et la Plaza Glenwood. L’APICA, ce n’est plus une seule rue», se réjouit M. Sylvestre. D’autant plus que ce nouveau protocole d’entente permet à l’APICA de recevoir 125 000 $ annuellement de la municipalité, alors que cette subvention était gelée à 85 000 $ depuis de nombreuses années.

Organisé annuellement par l’APICA, le Festival du Vieux-Aylmer permet notamment aux visiteurs d’admirer d’énormes structures gonflables.

L’achat local d’abord

Toutes les activités, toutes les initiatives de l’APICA n’ont au final qu’un seul objectif, celui de favoriser l’achat local. «Si on regarde l’économie dans une perspective globale, ce ne sont pas juste des Amazon, Costco et Walmart.  Quand je regarde le départ du Canadian Tire des Galeries Aylmer, la communauté a adopté rapidement le nouveau Home Hardware», avance M. Sylvestre qui, outre sa contribution bénévole à l’APICA, exploite quotidiennement quelques entreprises dont Tenue de livres DMS/Nuapro et une boutique Pastina. «Je pense que les gens à Aylmer sont un petit peu plus attachés aux petits commerces qu’ailleurs dans la ville. Tu ne peux pas arrêter le progrès, mais les petits commerçants ont une niche à faire, à développer, à entretenir», pense-t-il.

Même son de cloche chez la directrice générale. «Des commerces de proximité, ça fait partie de la qualité de vie du futur, j’en suis convaincue, surtout avec le phénomène de vieillissement de la population», insiste Suzanne Bossé.

Encourager l’achat local ne se limite pas à l’organisation d’activités susceptibles d’attirer de potentiels clients.  L’APICA tient également des activités de réseautage entre ses membres, des 6 à 8 ainsi que les nouveaux cafés-rencontres.  Elle s’immisce aussi dans certains dossiers plus politiques, comme le développement de la marina d’Aylmer, le transport collectif et l’essor du parc industriel.  L’APICA tisse aussi des liens avec les élus et les autres associations d’affaires de la région, comme Vision Centre-Ville, l’AGAP du Vieux-Gatineau et le Regroupement des gens d’affaires de la Basse-Lièvre. 

Un c.a. engagé

«Ce que les membres de l’APICA recherchent, c’est surtout de la visibilité.  Pour nous, toutes les façons possibles et imaginables sont utilisées pour leur donner cette visibilité», avance Suzanne Bossé qui, à titre de contractuelle, travaille pour l’organisme depuis 2017. Auparavant, Mme Bossé a oeuvré dans le monde de l’édition ainsi qu’à la Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada. 

Admirative, cette native du Nouveau-Brunswick est catégorique lorsque vient le temps de qualifier le travail réalisé par les membres du conseil d’administration de l’APICA. «Ils sont très actifs. Moi, ça fait 30 ans que je travaille avec des conseils d’administration et, il ne faut pas le dire aux autres, mais je n’en ai jamais vu d’aussi dynamiques et engagés.»