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Les TGV du G7

Ils sont créateurs, déterminés, exportateurs, mais surtout, ils sont débordés. La nouvelle mouture du G7, parrainée par ID Gatineau, ne manque pas de défis: elle manque de temps.

«Trouver l’équilibre pour rester en santé, c’est le plus difficile», explique Josée Proulx, copropriétaire de Revêtement Industriel Prizma. «J’ai un horaire vraiment surchargé», ajoute Jean-Sébastien Vachon, fondateur de Inteloom. 

Pour Steeve Lavoie, papa d’une fillette de trois ans, «le défi est de partager ton temps entre la famille et la compagnie». Même verdict pour Marie-France Maisonneuve, propriétaire de la Clinique d’apprentissage spécialisée, en transit entre deux aéroports. «Quand on travaille 85 heures par semaine et qu’on veut être partout, ça bouscule une vie.»

Alors imaginez à quoi ressemblent des entrepreneurs débordés qui acceptent d’ajouter à leur horaire compressé des journées entières de formation pour améliorer leur entreprise!

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G7: Qui sont ces entrepreneurs?

La plus ancienne du groupe est la compagnie Milident, qui produit 39 000 appareils dentaires par année dans ses locaux du boulevard de la Technologie à Gatineau.

Avec des bureaux également à Ottawa, à Laval et à Moncton, au Nouveau-Brunswick, Milident est toujours en mode «acquisition» pour augmenter ses parts de marché. Mais pour y arriver, l’entreprise, qui appartient au couple Nancy Lehoux et Pierre Rozon, doit faire venir sa main-d’œuvre du Brésil, du Pérou, d’Afrique du Sud et de la Corée. L’an prochain, le Laboratoire Milident célébrera son quart de siècle en affaires.

Également sur le point de célébrer ses 25 ans, la Trappe à Fromage est probablement la plus connue du groupe. Créée par Gilles Joanisse et Mario Hébert en 1995, l’entreprise s"apprête à transférer sa direction à la prochaine génération: leurs fils Alex et Kevin commencent à prendre la relève d’une compagnie qui possède maintenant six boutiques et qui transforme quatre millions de litres de lait par année.

La plus jeune entreprise de la cohorte du G7 s’appelle Inteloom. Cette compagnie de technologie de pointe lancée il y a cinq ans offre des services de «gestion orientée de l’objet», des logiciels qui permettent d’organiser l’information de l’entreprise en un seul système et en temps réel, «une révolution», lance le fondateur d’Inteloom, Jean-Sébastien Vachon. L’entreprise dévoile son nouveau-né, le GOOM-Tool, au début du mois de mai prochain. «Je n’ai aucune crainte que ça va décoller», assure son concepteur.

Josée Proulx et son conjoint ont fondé une entreprise de peinture et de revêtement en poudre et en liquide qui ne cesse de s’étendre, Prizma. Parmi ses clients, l’armée canadienne, le Casino du Lac-Leamy, l’industrie aérospatiale… Le couple et leurs quatre enfants participent à l’aventure.

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Une basse-cour de «p’tits coqs» bien meublée!

La famille Branchaud occupe une place si importante dans le paysage de l’Outaouais qu’on pourrait dire qu’elle fait partie des meubles. 
Le nom de Branchaud évoque d’abord leur bannière phare, Ameublement Branchaud, qui compte huit magasins, de même que des centres de couvre-plancher, d’électroménagers et de matériel informatique. 
L’entreprise a étendu ses activités bien au-delà de la région.

Des succursales d’Ameublement Branchaud ont ouvert leurs portes dans les Hautes-Laurentides et en Abitibi, faisant de l’entreprise l’un des plus importants détaillants de l’ouest du Québec. Et le nom de la famille Branchaud est associé au complexe sportif Branchaud-Brière. Que de chemin parcouru pour cette entreprise familiale fondée il y a 60 ans par Jean-Claude Branchaud.

Le parcours de ce dernier débute en 1944 alors qu’il prête main forte à son père qui dirige le magasin général de Bois-Franc, une petite municipalité située au nord de Maniwaki. Joël, le fils de Jean-Claude, qui est aujourd’hui vice-président financier, raconte: «Mon père a toujours eu de l’ambition. Lorsqu’il a pris la relève du magasin, il a tout de suite voulu diversifier l’entreprise en vendant des électroménagers et des meubles afin de répondre à la demande de la Haute-Gatineau.»

En 1959, Jean-Claude Branchaud, fraîchement diplômé en études commerciales du collège Bourget à Rigaud, s’associe à son cousin Robert, pour fonder un magasin de vente au détail d’appareils électroménagers. Pour se distraire, Jean-Claude aime jouer à la balle-molle. Du haut de ses 5 pieds 2 pouces, il ne s’en laisse pas imposer. C’est ainsi que, sur le terrain de balle-molle, il hérite du surnom de «ti-coq». «Mon père avait le syndrome de Napoléon, il était petit mais il n’avait peur de personne. C’était un "picosseux". Mais ça l’a toujours bien aidé dans la vie. Il a toujours été déterminé», explique à la blague Joël.

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Règles d’or des couples qui réussissent en affaires

Ils jonglent avec les chiffres sous la couette et parlent boulot, de l’auto au bureau, tantôt de gestion du personnel, tantôt au sujet des acquisitions ou encore de leurs projets d’expansion. Qui ça? Ces couples qui, en amour comme en affaires, conjuguent au quotidien vie professionnelle et personnelle. Afin de démystifier ce qui fait leur succès, Le Droit AFFAIRES s’est entretenu avec quatre duos à la tête d’entreprises de la région qui, ensemble, cumulent 115 années d’expérience en affaires.

Gérer les conflits et les divergences de vue pouvant survenir au sein de l’entreprise, s’entendre sur la conciliation travail-famille et traverser les périodes financièrement instables sans y laisser sa peau et son couple. Voilà autant de défis qui guettent les gens d’affaires partageant une vie sentimentale.

Et pourtant, il semble que les avantages à être un couple en affaires sont plus nombreux que les inconvénients, de l’avis des propriétaires de Vitrerie PL, Pierre Latreille et Jacqueline Frenette.

«On a découvert qu’on avait des affinités à travailler ensemble. On trouvait qu’on faisait de bons partenaires d’affaires en plus de notre vie personnelle», affirme M. Latreille, qui a ouvert son commerce il y a 25 ans, sur la rue Saint-Louis à Gatineau.

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Couples en affaires: la communication, le nerf de la guerre

En amour comme en affaires, la communication est un aspect primordial.

«Je pense que le nerf de la guerre dans tout ça, c’est la communication et aussi le respect de chacun. Chacun peut faire des erreurs, mais il faut être capable de les corriger et de passer par-dessus et d’aller de l’avant», estime M. Guindon.

Il ne faut pas hésiter, comme entrepreneur, à faire appel à une aide professionnelle et à suivre des formations continues en gestion, croit M. Latreille.

«On va se chercher des outils pour faire de la gestion et même entre nous, dans le couple, on applique ces outils comme on le ferait avec les employés», explique-t-il.

C’est aussi l’avis des propriétaires de Multi Luminaire, Carole Alain et Richard Lamarche, qui ont ouvert ensemble un premier magasin en 1987, à Gatineau, et plus récemment, un second sur le chemin Innes, à Ottawa, avec leur fils Charles Alain Lamarche. Ce dernier gère maintenant les deux commerces, même si le couple continue à veiller sur l’entreprise.

Un mot: respect

Pour Mme Alain, le succès des couples en affaires se résume en un mot : «respect».

«Richard et moi, on est comme des vases communicant. S’il y en a un de nous qui a le goût de s’emporter, l’autre dit: "Regarde, on réfléchit et on revient". Il y en a tout le temps un des deux qui calmait l’autre et là on voyait plus clair», précise-t-elle.

Si le couple travaille maintenant quatre jours par semaine et quelques mois à distance, depuis leur seconde résidence en Floride, il fut un temps où la conciliation travail-famille faisait partie de leur quotidien.

«La période où les enfants étaient plus jeunes, je mettais beaucoup plus d’heures. Carole en mettait aussi au magasin et passait prendre les enfants chez la gardienne et s’en occupait le soir. Moi, je revenais pas mal plus tard et, souvent, elle couchait les enfants et faisait de la comptabilité après», explique M. Lamarche.

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Couples en affaires: savoir décrocher

Pour le propriétaire des quatre magasins de la Boutique érotique Sensations Plus, à Gatineau, Daniel Beaulé, il est essentiel de ne pas parler de travail à la maison.

«On ne gère pas nos problèmes personnels à la job, alors on ne gère pas nos problèmes de la job à la maison. On a la journée pour le faire par téléphone», explique M. Beaulé, en affaires avec sa conjointe, Manon Finnigan, depuis deux décennies.

Il ajoute que cette règle s’applique aussi avec leurs trois enfants, qui travaillent maintenant aussi au sein de l’entreprise. «On se rencontre régulièrement, alors on va parler 5 à 10 minutes du travail, mais c’est tout», soutient M. Beaulé.

L’entrepreneur en couple depuis 30 ans avec sa partenaire d’affaires pense qu’il est aussi important de planifier du temps pour décrocher, comme par exemple de prévoir des week-ends en amoureux.

«C’est important de prendre un peu de temps pour son couple et de ne pas être juste axé sur le travail. Ce n’est pas parce que je vends des produits érotiques que nous, dans la vie, on utilise juste ça. On est un couple comme tout le monde et pour nous c’est une entreprise. C’est important d’être en couple et de prendre du temps pour être ensemble», insiste-t-il.

Pour les propriétaires de Vitrerie PL, il semble toutefois plus difficile d’effectuer cette cassure entre boulot et maison.

«On continue, quand on rentre à la maison, de parler de l’entreprise, parce que ça fait partie de nos vies. On est passionnés et on parle de comment on peut faire pour prendre de l’expansion et améliorer les choses. Quand on est en vacances, on en parle, quand on est couchés, on en parle, et quand on est au restaurant, on en parle aussi et même chose en auto. Finalement, c’est la passion qui garde ça vivant», affirme Mme Frenette.

Cultiver ses passions est aussi une façon de trouver un équilibre entre la vie personnelle et professionnelle.

«On se garde chacun des passions personnelles, indique Mme Labrosse, et on a des moments qu’on se réserve pour nos propres activités.»

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Se protéger en cas de résiliation

Vous recevez un coup de fil d’un de vos clients qui vous annonce que vous devez cesser les travaux entrepris. Or, vous avez déjà engagé des sous-traitants et déboursé pour l’achat de matériel. Quels sont vos droits?

La relation entre un client et un entrepreneur est bien différente de celle existant entre un employeur et un employé, et ce tant au niveau des obligations des parties pendant l’exécution du contrat que lors de la rupture du lien contractuel. 

Un contrat d’entreprise ou de service se distingue notamment par l’absence de lien de subordination entre le client et l’entrepreneur. Cela signifie que ce dernier dispose d’une grande liberté dans le choix de la méthode et des moyens utilisés pour remplir son contrat. En effet, il est souvent choisi par le client pour son expertise dans le domaine, sa compétence ou ses qualités en lien avec l’ouvrage ou le service faisant l’objet du contrat (construction d’un bâtiment, rédaction à la pige, déneigement, etc.). Ainsi, une fois le mandat confié, le client laisse le soin à l’entrepreneur de mener les travaux comme il l’entend, à l’intérieur des paramètres convenus, et n’interviendra qu’en cas de besoin.

Par ailleurs, il faut savoir que, bien que la loi permette la résiliation unilatérale du contrat par les parties, seul le client peut résilier le contrat sans motifs et en l’absence d’une faute de l’entrepreneur. Bien entendu, une telle résiliation ne doit cependant pas être faite par le client de mauvaise foi ou dans le but de nuire à l’entrepreneur. 

Ces particularités illustrent l’importance de se protéger en palliant ces éventualités par le biais d’un contrat écrit solide, qui précisera les modalités et les conséquences d’une telle résiliation. 

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125 ans de fromages et de fierté

Les premiers mois de 1894, qui s’en souvient? À cette époque, les Generals d’Ottawa s’inclinent face au Montréal Hockey Club, lors de la toute première finale de la coupe Stanley. Cette même année la fromagerie 743, nichée au bord d’un rang dans le petit village de St-Albert, concocte ses premiers cheddars de qualité. Cent vingt-cinq ans plus tard, cette institution également reconnue pour son fromage en grain qui fait «couic-couic» alimente plus que jamais un sentiment de fierté.

Mieux connue par son appellation moderne, la Fromagerie St-Albert est une véritable pionnière du modèle d’entreprise coopérative, devançant même l’initiative des caisses populaires d’Alphonse Desjardins. C’est justement cette méthode commune d’opérer qui est l’ingrédient essentiel de leur succès, soutient Éric Lafontaine. « Les piliers de notre modèle diffèrent du privé, du fait qu’on ne pense pas vraiment à nos intérêts comme dirigeants, mais principalement aux membres et aux employés qui en sont le véritable cœur », explique le directeur général.

Ce sont donc d’immuables valeurs de partage et de solidarité qui, depuis 125 ans, motivent le personnel de la Fromagerie. « On a environ 220 personnes qui travaillent fort afin que la coopérative soit en bonne santé demain. Les gens se connaissent ici, ils sont fiers et c’est vraiment un milieu de travail intergénérationnel. On a des employés de la 5e génération », s’exclame-t-il.

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La cybersécurité: ce que tout entrepreneur doit savoir

Le préfixe « Cyber » est un terme générique relié à ce qui est interconnecté à l’Internet. Le mot cybersécurité définit ce qui est relié à la protection des usagers, des idées et des données de votre organisation.

Que cherchent les cybercriminels?
Les cybercriminels ont souvent comme objectif de vouloir vous extorquer de l’argent. Ils sont à la recherche d’informations sensibles telles que vos mots de passe, vos informations bancaires, vos numéros de carte de crédit ou même à la recherche de renseignements personnels sur vous, vos employés, vos clients et vos fournisseurs. Ils peuvent utiliser aussi la menace et le vol d’informations afin de vous demander une rançon. 

Comment s’y prennent-ils?
Ils sont rusés et parviennent à leur fin de différentes façons. Ils cherchent le maillon faible de votre entreprise et s’y glissent en délicatesse, par un courriel frauduleux en se faisant passer pour une organisation connue ou en créant de faux sites Internet et en vous invitant à vous inscrire. Ils peuvent aussi vous demander de répondre à un sondage ou tout simplement vous envoyer une pièce jointe liée à un courriel. 

Les questions à se poser
Quels sont les moyens mis en place pour assurer la protection de vos données et des renseignements de vos clients, de vos fournisseurs et de vos employés dans votre organisation?
Quelles sont les données sensibles de votre entreprise?
Quels sont les politiques, les outils et les informations à transmettre à vos employés afin de sécuriser votre environnement?

Comment prévenir?
Toute entreprise peut faire face à des menaces et il est essentiel de mettre des mesures en place pour vous protéger contre une intrusion. Il est possible de faire un audit de sécurité et de demander l’intervention d’un expert pour s’assurer que vous avez de bons outils en place et ainsi revoir vos pratiques pour minimiser les risques. Il faut essentiellement informer vos employés et les former à réagir adéquatement vis-à-vis des menaces. COMMTECH se fera un plaisir de vous aider à y voir plus clair!

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L’approvisionnement social

CHRONIQUE - PHILANTHROPIE / Quand des leaders de l’économie publique, privée et sociale montent à bord du train de l’approvisionnement social, c’est qu’il y a du potentiel!

Toute entreprise cherche de nouvelles opportunités de marché pour demeurer en affaires et la croissance de ses ventes est capitale. Si plusieurs d’entre elles visent la profitabilité à tout prix, certaines organisations à but non lucratif, coopératives et entreprises privées à mission sociale utilisent des stratégies d’affaires pour atteindre leurs objectifs sociaux. En plus de générer des revenus par la vente de leurs biens et de leurs services, elles cherchent à investir dans le bien commun tout en créant de l’impact social, économique, culturel, voire même environnemental. On parle ici d’achats ou d’approvisionnement social.

En ayant recours aux structures et aux outils d’achats existants, l’approvisionnement social permet aux gouvernements, aux entreprises privées, aux institutions et aux organisations communautaires d’utiliser leurs achats pour faire une différence.

Ces achats sont plus que des transactions monétaires, ils représentent des façons originales de transformer une part de leurs activités commerciales en valeur sociale. Est-ce que notre pouvoir d’achat serait une nouvelle façon de redonner à la communauté? Est-ce une façon de devenir des philanthropes 2.0?

Bâtir des communautés plus fortes

Si l’approvisionnement social ne peut régler tous les problèmes sociaux et économiques, il fait néanmoins une grande différence en utilisant notre pouvoir d’achat pour créer et maintenir des emplois de qualité à l’intention des gens marginalisés par le milieu du travail. Ce faisant, il contribue à bâtir des communautés plus fortes.

Tous les paliers de gouvernement s’activent avec des règlements municipaux, des stratégies provinciales, des mandats ministériels et des projets de loi fédéraux. Au fédéral, la lettre de mandat adressée à la ministre de Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC) fait mention de la valeur sociale comme un des objectifs de la modernisation du processus d’approvisionnement du gouvernement. Sur le plan législatif, s’il est adopté, le projet de loi C-344 permettra à SPAC d’ajouter la valeur sociale comme critère de sélection aux projets fédéraux d’investissement en infrastructure. Déjà des institutions, notamment des universités, des collèges et des hôpitaux alignent leurs pratiques commerciales à leurs objectifs de viabilité et de développement communautaire. En plus de leurs commandites et de leurs dons, plusieurs entreprises privées modifient leurs pratiques d’achat en intégrant des entreprises sociales à leur liste de fournisseurs.

Pour être au fait de l’offre de biens et de services des entreprises collectives au Québec, il faut visiter la plateforme Akcelos.

Il faut aussi se rendre sur le site Buy Social Canada (www.buysocialcanada.com), seul organisme national indépendant de certification pour les entreprises sociale et les acheteurs.

Ethel Côté est présidente de MécènESS & Institut social