La propriétaire d’OrthoÉnergie, Marie Tassé.

Une clientèle masculine timide

L’univers des soins et de la chirurgie esthétiques reste un bastion féminin que les hommes tardent à conquérir, selon les professionnels du milieu interrogés par Le Droit AFFAIRES.

« Les hommes ici ne sont pas encore habitués à prendre soin d’eux au niveau du corps. On a très peu d’hommes. Ils représentent peut-être 1% de notre clientèle », indique la propriétaire d’OrthoÉnergie, Marie Tassé.

Ouvert depuis 18 ans, le centre de massothérapie et de lipomassage situé sur la rue Jacques-Cartier offre notamment un volet esthétique, tels que facial et soins d’endermologie, un traitement anticellulite. Les massages restent toutefois populaires auprès des hommes qui constituent environ 40 % de sa clientèle.

La chirurgienne esthétique Patricia Berbari affirme pour sa part que 25 % de sa clientèle est composée d’hommes. Ces derniers ont recours à la liposuccion et à la liposculpture, afin de faire ressortir le découpage des muscles abdominaux. Les greffes de cheveux y sont aussi en forte demande.

« La majorité de mes patients sont dans la quarantaine. J’ai surtout le marché des femmes professionnelles, qui ont eu des enfants, post-accouchement, post-allaitement et qui veulent retrouver le galbe et la forme de leurs seins », explique-t-elle.

Le chirurgien esthétique Louis-Philippe Germain estime que les hommes ne comptent que pour 5 à 10 % de sa clientèle. « La plupart des femmes qui viennent ont entre 35 et 55 ans », dit-il.

Le dermatologue Jacques Charbonneau soutient aussi que les hommes ne représentent qu’entre 10 et 20 % de sa clientèle.

« J’ai quand même beaucoup d’hommes pour des taches brunes. Et j’ai aussi un certain nombre d’hommes qui viennent maintenant pour des injections, que ce soit le Botox ou les agents de comblement », explique-t-il.