Le dermatologue en clinique privée à Gatineau, Jacques Charbonneau.

Des injections ni vu ni connu

Si la starlette américaine Kim Kardashian n’a pas hésité à montrer des images d’elle le visage ensanglanté, en train de recevoir un facial Vampire, il reste qu’une certaine culture du secret entoure l’univers de la chirurgie et des soins esthétiques.

« Mon personnel est bien avisé de ça, c’est confidentiel, ce qui est ici reste secret », explique le dermatologue en clinique privée à Gatineau, Jacques Charbonneau.

La chirurgienne esthétique Patricia Berbari affirme qu’il arrive parfois que des couples se rendent à sa clinique pour recevoir des injections sans savoir que leur partenaire a aussi recours au Botox.

C’est aussi le constat que fait le propriétaire de la future clinique Infinium médecine esthétique, qui doit ouvrir ses portes en mars sur le boulevard St-Joseph, à Gatineau. Selon Adam Ataya, qui œuvre dans le domaine de l’esthétisme depuis cinq ans, une forte proportion de femmes qui reçoivent des injections le cache à leur conjoint.

Adam Ataya

C’est d’ailleurs pour cette raison, explique-t-il, que la clinique permettra aux clientes de passer par une porte à l’arrière du stationnement ni vu ni connu.

« Quand une femme vient ici et qu’elle reçoit un traitement au laser, par exemple, à la fin elle a du sang sur le visage. Ça parait qu’elle a eu quelque chose, alors de l’envoyer sortir devant la réception, devant le monde, c’est
un peu gênant », précise-t-il.