En mars prochain, la Chambre de commerce de Prescott-Russell procédera au lancement du programme des Dollars de la Chambre, une initiative qui vise à encourager l’achat local.

Chambre de commerce Prescott-Russel: favoriser l'achat local

Il y a un peu plus de huit ans, trois petites chambres de commerce de l’Est ontarien ont uni leurs forces dans le but de mieux servir leur communauté d’affaires. Depuis ce jour, la Chambre de commerce de Prescott-Russell connaît une croissance exponentielle, selon sa présidente Julie Brisson.

« On est en expansion rapide et on en est très fier. Nous avons travaillé très fort pour aller rejoindre la communauté d’affaires », souligne celle qui entame sa troisième année à titre de présidente.

En mars prochain, cet organisme économique procédera au lancement du programme des Dollars de la Chambre, une initiative qui vise à encourager l’achat local.

Il s’agit d’une autre option aux cartes-cadeaux qui, plutôt qu’être échangeables dans des commerces de l’extérieur de la région, seront échangeables chez les membres de la Chambre participant au programme.

« Ça fait un an qu’on travaille sur ce projet et nous avons de très bons commentaires. On est excité de faire le lancement bientôt », termine Mme Brisson.

La présidente de la Chambre de commerce de Prescott-Russell, Julie Brisson

L’idée est à première vue fort simple puisque le détenteur pourra faire ses achats chez un commerçant en utilisant des devises du programme des Dollars de la Chambre.  Le commerçant, lui, n’aura qu’à les apporter à l’une ou l’autre des succursales de la Caisse populaire Nouvel-Horizon d’Embrun, de Casselman ou de St-Isidore.

Les défis de l’Est ontarien

Pour la Chambre de commerce de Prescott-Russell, tout comme celles de ses voisines de Hawkesbury et de Clarence-Rockland,  l’achat local constitue un défi de taille. La région de l’Est ontarien doit constamment rivaliser avec Ottawa, sa grande voisine et capitale du pays.

« C’est un défi et de notre côté, il faut continuer d’encourager et d’inciter les gens à faire leurs magasinage, épicerie et autres achats de tous les jours dans leur région », croit-elle.

La Chambre de commerce de Prescott-Russell est formée des anciennes chambres de commerce d’Embrun, de St-Isidore et de Casselman.

À cela s’ajoute également le fléau de l’exode des cerveaux. Plusieurs finissants scolaires vont opter pour un emploi dans les grands centres.

« On se retrouve avec un manque de main-d’œuvre qualifiée. On se bat contre des emplois d’entreprises à Ottawa où les salaires et les avantages ne sont pas les mêmes. Donc, en plus d’attirer les gens, il faut les retenir. »

La Chambre de commerce de Prescott-Russell est formée des anciennes chambres de commerce d’Embrun, de St-Isidore et de Casselman.

« Nous avions trois petites chambres séparées. Avec la fusion, l’objectif était évidemment d’aller chercher plus de membres et d'avoir un poids plus important pour mieux rejoindre les gens. Il y a eu une période de restructuration », raconte Mme Brisson.

De 50 à 125 membres

Au départ, la jeune organisation portait le nom de Chambre de commerce ESTIC, mais a été renommé récemment afin de mieux refléter son territoire.. 

Il y a environ six ans, lorsque Julie Brisson s’est jointe à la Chambre de commerce, celle-ci comptait à peine une cinquantaine de membres. Aujourd’hui, un peu plus de 125 membres y trouvent leur intérêt. « Cette année, ce chiffre devrait même grimper à 150 », ajoute la présidente.

Chaque année, les membres ont droit à près d’une dizaine d’activités d’échange, de réseautage et d’éducation. À cela s’ajoute la visite de conférenciers de marque ainsi que des échanges avec les politiciens des trois paliers de gouvernement.

« On est très présent et on se le fait dire souvent. Chaque événement attire en moyenne plus de 75 membres », précise Mme Brisson. Signe de son succès, la dernière conférence en novembre 2017 a accueilli au-delà de 200 participants.

Une présidente engagée

Native de Casselman, Julie Brisson est consultante au développement des affaires chez Coughlin & associés ltée, une firme spécialisée en avantages sociaux. Son expérience à travailler directement avec les gens d’affaires et les petites et moyennes entreprises de l’Est ontarien l’amène à s’impliquer avec la Chambre de commerce.

« Je cherchais une façon de m’impliquer plus dans la communauté d’affaires. On avait déjà une chambre de commerce locale, mais elle n’était pas très présente. Je trouvais que c’était un très bonne façon d’aller rejoindre et rassembler les gens d’affaires et faire une différence », explique-t-elle.

Après trois années comme administratrice, elle accepte d’abord un premier, ensuite un deuxième et maintenant un troisième mandat à titre de présidente.

« Quand tu es présidente, tu deviens la voix et l’image de la Chambre de commerce. Je dois dire que cette voix et cette image sont appuyées par toute une équipe. C’est vraiment une belle expérience de la diriger », conclut-elle.