Affaires

Chambre de commerce Prescott-Russel: favoriser l'achat local

Il y a un peu plus de huit ans, trois petites chambres de commerce de l’Est ontarien ont uni leurs forces dans le but de mieux servir leur communauté d’affaires. Depuis ce jour, la Chambre de commerce de Prescott-Russell connaît une croissance exponentielle, selon sa présidente Julie Brisson.

« On est en expansion rapide et on en est très fier. Nous avons travaillé très fort pour aller rejoindre la communauté d’affaires », souligne celle qui entame sa troisième année à titre de présidente.

En mars prochain, cet organisme économique procédera au lancement du programme des Dollars de la Chambre, une initiative qui vise à encourager l’achat local.

Il s’agit d’une autre option aux cartes-cadeaux qui, plutôt qu’être échangeables dans des commerces de l’extérieur de la région, seront échangeables chez les membres de la Chambre participant au programme.

« Ça fait un an qu’on travaille sur ce projet et nous avons de très bons commentaires. On est excité de faire le lancement bientôt », termine Mme Brisson.

Affaires

Une clientèle masculine timide

L’univers des soins et de la chirurgie esthétiques reste un bastion féminin que les hommes tardent à conquérir, selon les professionnels du milieu interrogés par Le Droit AFFAIRES.

« Les hommes ici ne sont pas encore habitués à prendre soin d’eux au niveau du corps. On a très peu d’hommes. Ils représentent peut-être 1% de notre clientèle », indique la propriétaire d’OrthoÉnergie, Marie Tassé.

Ouvert depuis 18 ans, le centre de massothérapie et de lipomassage situé sur la rue Jacques-Cartier offre notamment un volet esthétique, tels que facial et soins d’endermologie, un traitement anticellulite. Les massages restent toutefois populaires auprès des hommes qui constituent environ 40 % de sa clientèle.

La chirurgienne esthétique Patricia Berbari affirme pour sa part que 25 % de sa clientèle est composée d’hommes. Ces derniers ont recours à la liposuccion et à la liposculpture, afin de faire ressortir le découpage des muscles abdominaux. Les greffes de cheveux y sont aussi en forte demande.

« La majorité de mes patients sont dans la quarantaine. J’ai surtout le marché des femmes professionnelles, qui ont eu des enfants, post-accouchement, post-allaitement et qui veulent retrouver le galbe et la forme de leurs seins », explique-t-elle.

Le chirurgien esthétique Louis-Philippe Germain estime que les hommes ne comptent que pour 5 à 10 % de sa clientèle. « La plupart des femmes qui viennent ont entre 35 et 55 ans », dit-il.

Le dermatologue Jacques Charbonneau soutient aussi que les hommes ne représentent qu’entre 10 et 20 % de sa clientèle.

« J’ai quand même beaucoup d’hommes pour des taches brunes. Et j’ai aussi un certain nombre d’hommes qui viennent maintenant pour des injections, que ce soit le Botox ou les agents de comblement », explique-t-il.

Affaires

Une région toute en beauté

Qui n’a pas un jour rêvé de s’abreuver à la fameuse fontaine de Jouvence pour réparer pattes d’oie, perte de cheveux, relâchement des paupières, ridules, couperose, rosacée, varices et cellulite, pour ne nommer que ces signes de vieillissement ou d’imperfection ? Pas étonnant de voir spas, cliniques de beauté et de chirurgie esthétique se multiplier. Et la région ne fait pas exception !

« Il est certain que la demande est très populaire à Montréal et à Toronto, mais elle est en forte croissance dans notre région », constate le docteur Alain Michon, qui pratique la médecine esthétique depuis 11 ans à Ottawa.

Il précise que la clientèle de sa clinique privée Ottawa Skin, sur l’avenue Beechwood, provient des deux côtés de la rivière des Outaouais, ainsi que de Brockville et de Kingston. Certains patients viennent même des États-Unis pour profiter de la valeur de la devise américaine, soutient M. Michon, également urgentologue à l’Hôpital Montfort.

Nul doute que les traitements esthétiques ont la cote dans la région, estime lui aussi le chirurgien esthétique Louis-Philippe Germain, qui partage avec sa collègue Tracey Thompson des locaux et blocs opératoires d’une superficie de 14 000 pieds carrés à la clinique privée Incognito Médispa à Gatineau.

« Oui, il y a bel et bien une demande pour l’esthétique. C’est une des facettes humaines où le monde cherche tout le temps à se parfaire et à se peaufiner et maintenant c’est beaucoup plus accepté en société de prendre soin de soi », indique M. Germain.

« Les gens veulent paraître bien et, ici, il y a beaucoup d’employés du gouvernement. Ils sont toujours avec le public, alors ils s’organisent pour bien s’arranger », relate la chirurgienne du Centre de chirurgie esthétique de Gatineau, Patricia Berbari, en pratique privée depuis 17 ans.

Affaires

Des injections ni vu ni connu

Si la starlette américaine Kim Kardashian n’a pas hésité à montrer des images d’elle le visage ensanglanté, en train de recevoir un facial Vampire, il reste qu’une certaine culture du secret entoure l’univers de la chirurgie et des soins esthétiques.

« Mon personnel est bien avisé de ça, c’est confidentiel, ce qui est ici reste secret », explique le dermatologue en clinique privée à Gatineau, Jacques Charbonneau.

La chirurgienne esthétique Patricia Berbari affirme qu’il arrive parfois que des couples se rendent à sa clinique pour recevoir des injections sans savoir que leur partenaire a aussi recours au Botox.

C’est aussi le constat que fait le propriétaire de la future clinique Infinium médecine esthétique, qui doit ouvrir ses portes en mars sur le boulevard St-Joseph, à Gatineau. Selon Adam Ataya, qui œuvre dans le domaine de l’esthétisme depuis cinq ans, une forte proportion de femmes qui reçoivent des injections le cache à leur conjoint.

Mode

Adapter sa tenue vestimentaire

CHRONIQUE / Lorsqu’on oeuvre dans le monde des affaires, il n’est pas rare d’avoir à naviguer dans plusieurs milieux. Rencontres, réseautage, congrès, conférences, événements de toute sorte, les occasions et les invitations peuvent vite s’accumuler. Mais une question revient souvent : que vais-je porter ?

Il faut donc se poser la question « dans quel milieu et dans quel contexte je me rends » ? On ne s’habille habituellement pas de la même façon pour une rencontre informelle que pour un 5 à 7 huppé. Alors, à moins de recevoir une invitation formelle où la tenue exigée est indiquée, il est utile de savoir décoder les types de milieux et le jargon vestimentaire qui les accompagnent.

Tenue décontractée ou informelle (Casual)

Dans les environnements informels, il n’y a habituellement pas de tenue vestimentaire précise qui prime et c’est souvent un milieu assez décontracté. Vous pouvez donc vous vêtir de façon plus relaxe.

· Homme : t-shirt et jean

· Femme : haut et jean

Tenue d’affaires décontractée (Business Casual)

Une bonne référence pour cette appellation est le type de tenue qui se porte souvent les vendredis dans les bureaux, à la lumière de l’ambiance souvent plus légère qui y règne.

· Homme : Polo, chemise ou veston avec jean foncé ou pantalon

· Femme : Un pantalon ou un jean avec un beau chemisier ou un veston

Tenue d’affaires ou tenue de ville (Business)

Ici, on pense plutôt au bureau tel qu’on le connaît et où les exigences de la profession nécessitent des tenues un peu plus formelles. Il est à noter qu’on verra souvent ce type de vêtements lors de 5 à 7 et d’événements de réseautage, puisque les gens s’y rendent directement après le travail.

· Homme : Chemise et pantalon ou complet

· Femme : Tailleur, veston, chemisier, jupe et pantalon habillé

Tenue de soirée (Cocktail)

On voit souvent ce terme inscrit sur des cartons d’invitation. Cette tenue est un peu plus relevée que celle que l’on porte au bureau. C’est l’occasion idéale de sortir vos beaux atours.

· Homme : Complet. Ici on peut en profiter pour sortir les beaux accessoires et de petits extras tels que vos mouchoirs de poche et vos boutons de manchette.

· Femme : Robe courte, tailleur élégant, combi-pantalon chic

Cravate noire (Black Tie) / Gala

Auparavant réservées aux tenues très formelles, les tenues de ville sont maintenant souvent acceptées dans les galas. On rehausse le tout à l’aide d’accessoires plus chics.

· Homme : Habit chic ou smoking noir

· Femme : Robe courte chic ou robe longue élégante

Cravate blanche (White Tie)

Là, c’est du sérieux puisque c’est la tenue la plus habillée de toutes. On peut y voir de longs gants et des hauts-de-forme élégants.

· Homme : Tuxedo

· Femme : Robe longue

Vous voici donc prêts à vous présenter aux événements avec le bon type de tenue. Dans le doute, informez-vous sur le milieu ou le type d’événement où vous devez vous rendre. Et souvenez-vous, mieux vaut être trop habillé que pas assez.

Voyage

Rail Trip au Sri Lanka

CHRONIQUE / En voyage, je préfère souvent avoir le siège du côté de la fenêtre. Que ce soit à la station d’autobus ou à la gare de train, j’arrive le plus tôt possible pour m’assurer d’avoir un siège pour bien voir à l’extérieur. Ici, les choses s’annoncent plus difficiles.

Je suis au Sri Lanka, une petite île au sud de l’Inde, dans l’océan Indien. C’est en 2009 que la guerre civile de 30 ans s’est terminée et depuis, le pays fait son possible pour accueillir un nombre grandissant de touristes. Le voyageur au Sri Lanka est attiré certes par les plages paradisiaques du Sud mais aussi par le paysage montagneux au centre du pays, les nombreux temples bouddhistes et hindous ainsi que la promesse d’un pays encore peu envahi par le tourisme de masse.

Je m’apprête à quitter Kandy, un ancien royaume et capitale du pays, afin de monter à bord du train en direction d'Ella. Selon plusieurs, il s’agit d’un des plus beaux voyages en train au monde. À la surprise de personne, la station de train est bondée de voyageurs, billet et caméra en main, prêts pour l’aventure d’une durée d’environ six  heures.

Il ne restait plus de sièges réservés de disponibles alors j’achète un billet en train seconde classe pour la modique somme de 200 roupies, environ 1.50 $.

Le train arrive et la foule se dirige vers chacune des portes des trains, tentant de trouver un petit espace. Une place assise se transforme en luxe. Craignant de rater le train, j’abandonne mes rêves d’une fenêtre – ou même d’un siège - et j’embarque là où je trouve un peu d’espace, dans un wagon de troisième classe. Je suis l’une des seules touristes et rapidement j’échange des sourires et des plaisanteries avec une jeune mère assise avec ses deux enfants.

Le voyage devient rapidement une carte postale vivante, autant à l’extérieur qu’à l’intérieur. Le paysage me gâte et des plantations de thé sur des centaines de collines et montagnes brumeuses défilent de chaque côté des rails. Chaque arrêt dévoile une gare de train décorée minutieusement : des murs aux teints pastel, des pots de fleurs, des pancartes peintes à la main. Il semble y avoir un sentiment de fierté dans chaque village par rapport à leur station ferroviaire. De l’intérieur de la gare sortent six jeunes hommes tambours battants. Ils commencent à fredonner des chansons tout en regardant le paysage qui épate non seulement les touristes mais aussi les Sri Lankais.

La jeune mère arrive à sa destination et quitte le train. Elle m’offre son siège, je la remercie. Ses enfants timides ricanent et me disent adieu. Le train repart, le son et la musique des tambours aussi. Je profite du reste du voyage pour saisir l’ambiance qui restera longtemps gravée dans ma mémoire.

Affaires

Secteur immobilier de Gatineau: un marché qui se porte bien

Le marché immobilier résidentiel se porte bien dans la Région métropolitaine de recensement (RMR) de Gatineau et l’année 2017 en a été une particulièrement active grâce à une augmentation significative des ventes et reventes, notamment au chapitre de la construction de maisons unifamiliales et d’habitations en copropriété.

Et si la tendance se maintient, l’année 2018 devrait bénéficier de cet élan avec, là aussi, une croissance des ventes de maisons et une hausse des prix médians dans la résidence unifamiliale et la copropriété.

Survol de l’année 2017 avec quelques prévisions sur celle qui commence.

L’excellente cuvée 2017 

Pas moins de 4209 ventes résidentielles ont été faites en 2017 dans la Région métropolitaine de recensement de Gatineau, ce qui signifie une augmentation de 6 % par rapport à 2016. La Chambre immobilière de l’Outaouais rapporte qu’on a vendu pour légèrement plus d’un milliard de dollars de maisons en 2017, par rapport à 972 millions $ en 2016 , pour un bond de 10 %. 

Par secteur maintenant, revisitons le marché immobilier de 2017 en quelques lignes :

  • L’année 2017 a été généreuse en ventes d’habitations en copropriété dans la RMR de Gatineau avec 12 % d’augmentation. Le délai de vente moyen de ce type de logis se fixait à 120 jours en 2017, cinq de moins qu’en 2016.
  • On a observé une hausse de 5% des ventes de maisons unifamiliales en 2017. Le prix médian de vente de ce type de résidences a augmenté, lui, de 4 % pour se fixer à 242 000 $. Quatre-vingt quatre jours suffisaient en moyenne pour vendre ce type d’habitations par rapport à 88 jours en 2016.
  • Mais il y a tout de même eu baisse de 1% des ventes de plex en 2017. Le prix médian a cependant augmenté de 4 % pour se porter à 275 000 $ par propriété. Deux jours de moins étaient requis – soit 98 jours – pour vendre un plex.

Des surprises

En 2017, les observateurs sont restés sidérés devant le bond prodigieux des mises en chantier de logements locatifs destinés au marché des aînés. Alors qu’il ne représentait, entre 2012 et 2016, que 5% du marché locatif, en 2017, 45% des logements à louer nouvellement construits étaient destinés aux personnes âgées ! C’est deux fois plus que la moyenne canadienne.

Le directeur du service économique à l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec, Georges Lambert, tente une explication : « Il y a dans la région de l’Outaouais (...) une proportion importante de personnes âgées qui vont faire le choix de résider dans une résidence pour personnes âgées plutôt que de rester à domicile. » 

Le marché de la rénovation

La vigueur du marché de la rénovation, un secteur souvent sous-estimé en immobilier, mais qui fait vivre tout un pan de cette industrie, en aura étonné plus d’un en 2017. Quand toutes les données seront comptabilisées, on s’attend à une hausse de près de 10% des investissements en rénovation dans la région de l’Outaouais.

Le marché locatif

Dans la RMR de Gatineau comme ailleurs au Québec, c’est la production massive de logements pour le marché locatif qui a aussi étonné. En 2016, une hausse de 33% de construction de ce type de logements était enregistrée. Ce sera un peu plus, pense-t-on, en 2017, lorsque l’ensemble des chiffres seront connus.

Cette tendance est tellement nette qu’on retrouve, dans la région, plus de 12 000 ménages locataires avec des revenus de 60 000$ ou plus. Des gens qui auraient les moyens d’être propriétaires et qui choisissent de ne pas l’être.

Mais les Gatinois sont aussi des propriétaires puisque que la RMR de Gatineau a un taux de propriété plus élevé qu’ailleurs au pays. Soixante-huit pourcent des ménages gatinois sont propriétaires de leur résidence, comparativement à 67,8% au Canada et 61,3% au Québec. 

Dans la boule de cristal

Spiritueux

La téquila, cette incomprise

CHRONIQUE / Au moment d’écrire ces lignes, je suis assis au beau milieu de la magnifique Hacienda de Patron, une superbe maison de téquila dans laquelle j’ai eu l’occasion de déguster des téquilas d’une réelle beauté. Des téquilas d’une grande finesse tout comme certains Cognac. Tout cela m’a fait réaliser à quel point la téquila est incomprise. C’est normal puisque plusieurs consommateurs ont de très mauvais souvenirs avec la téquila !

Attention à la mention 

La téquila est en fait un spiritueux qui fait partie de la grande famille du mezcal qui comprend tous les spiritueux à base d’agave, une plante qui pousse dans le sud des États-Unis, au Mexique et en Amérique centrale. Il s’agit donc d’un spiritueux qui a bel et bien son cahier de charge, son appellation. Il faut d’ailleurs faire très attention à ce qui est inscrit sur une bouteille. On doit à tout prix rechercher la mention « 100% agave ». Si vous ne trouvez pas cette mention, cela veut dire que l’alcool d’agave est assemblé à un alcool de sucre ou à d’autres matières. 

Bien sûr, tout ce beau spiritueux doit être conçu à l’intérieur de quelques régions du Mexique dont Jalisco, Tamaulipas, Nayarit, Michoacan ainsi que Guanajuato. Chacune de ces régions offre une téquila particulière. 

Les produits Patron Roca

J’ai eu la chance de découvrir à Atotonilco la gamme de produits Patron Roca. Que ce soit avec la Silver, Reposado ou même l’Anejo, Patron ramène les premières méthodes de production avec cette gamme. L’agave y est récolté alors qu’il est vieux d’environ sept ans. Il est par la suite écrasé par une roue en pierre de plus de deux tonnes. Cette méthode amène une décomposition plus grossière de l’agave et garde davantage de jus à l’intérieur de la fibre. Ce qui offre un coté plus végétal,  plus confit et même iodé. Vient ensuite une fermentation à même les résidus/fibres de l’agave et ce, en très petite quantité. 

Personnellement, je suis tombé sous le charme de la Roca Anejo. On parle ici d’un produit qui se présente avec de belles notes de caramel brûlé, presque sirop d’érable, des notes de poivre avec une finale très douce sur la vanille. Un très beau produit qui démontre la plus belle des finesses que peut avoir une téquila.

Pour davantage d’informations sur la téquila ou sur l’industrie des spiritueux, je vous invite à visiter le www.yanaube.ca.

Affaires

Le défi de la croissance

Depuis qu’il a mis la main sur le prix Jeune Entrepreneur de l’année en 2011, Jason Bellefleur a régulièrement vu son parcours en affaires ponctué d’honneurs. Dédié à offrir un service à la clientèle hors du commun, le fondateur de Bellefleur Physiotherapy éprouve une véritable satisfaction lorsque son équipe régénère les habiletés, voire les passions, des fidèles qui fréquentent sa clinique. Portrait d’un professionnel près des gens, et d’Orléans.

C’est en 2006 que le bachelier en physiothérapie débute sa carrière à Ottawa. « J’ai travaillé sept ans avant d’envisager la création de mon propre emploi », explique M. Bellefleur. « Deux autres années m’ont permis d’avoir de bonnes responsabilités et de m’outiller à faire le grand saut », poursuit-il. Déterminé, le professionnel fonde sa clinique à l’automne 2013. Il s’initie dès lors à une nouvelle passion, celle de « développer quelque chose », une entreprise, un projet de vie.

Philantropie

Faire une différence

CHRONIQUE / Plusieurs personnes choisissent d’investir dans une ou plusieurs causes. C’est le cas du président de la Fondation franco-ontarienne de 2013-2015, Normand Fortier. Ayant réussi une variété d’activités philanthropiques, M. Fortier suggère quelques stratégies.

Personnifier une cause est gage de réussite !

Il est particulièrement fier d’une initiative solidaire en appui à Caroline Bisson. En 2014, cette femme exceptionnelle a participé aux épreuves de biathlon et de ski de fond aux Jeux paralympiques d’hiver de Sotchi. Bien avant son départ, il fallait réunir les sommes nécessaires pour vivre cette grande aventure. Lors d’événements publics et d’une variété d’activités philanthropiques, Caroline a témoigné de son expérience et de ses aspirations. Les objectifs des diverses activités ont tous été dépassés. En personnifiant la cause, les gens font la promotion de la cause et donnent davantage.

Impliquer les bonnes personnes !

Il est capital d’impliquer les parties prenantes dans un projet si nous voulons le réussir. La Soirée Saphir, organisée par la Fondation franco-ontarienne, démontre l’importance d’impliquer les personnes les plus concernées par un projet. Des femmes s’associent pour mobiliser des fonds tout en créant une célébration par et pour les femmes. Cette soirée a eu un succès monstre et sera sans doute reproduite ailleurs en Ontario.

Les entreprises gagneraient à s’associer à des causes qui les touchent. Par exemple, une compagnie de construction pourrait être jumelée avec un organisme de bénévoles afin de rénover un appartement pour une famille démunie. Des restaurateurs du Marché By pourraient s’associer avec des organismes de services aux personnes vulnérables afin de leur offrir quelques bons repas dans l’année. Ce type de jumelages répond aux besoins réels et fait une différence.

Transparence et efficience

En changeant sa façon de faire, la Fondation franco-ontarienne a amassé des centaines de milliers de dollars. En retournant à l’essence même de sa raison d’être, elle réalise des activités à échelle humaine. Elle s’associe à des organisations, des entreprises et des leaders, tout en misant sur la qualité, le rapprochement avec les communautés et l’efficience. Elle s’éloigne des événements coûteux qui rapportent moins. « Quand nous développons la culture de " redonner " au sein de la communauté, nous créons une communauté encore plus forte. Nous pouvons toujours embaucher des professionnels pour faire ce travail, mais cela coûte très cher et gruge sur les surplus générés », de conclure M Fortier.

Ethel Côté est présidente de MécènESS & Institut social.